Le Rhêne, t. II> p. 201, 2 vol. in
LEVOLOTIOy DES THEORIES GEOLOGIQUES
Melle ville ', après avoir constaté la présence des puits naturels au travers des formations tertiaires les plus diverses du bassin de Paris, pense qu'ils ne sont pas autre chose « que d'anciens canaux par lesquels les eaux des contrées élevées, en jaillissant sous les lacs du bassin parisien, y apportaient non seulement les matières terreuses entraînées au fond des hautes vallées d'où elles venaient, mais encore une partie des roches qu'elles corrodaient dans leur cours souterrain... Ainsi les argiles tertiaires ne seraient que des argiles tertiaires plus anciennes remaniées ou celles entraînées par les eaux pluviales au fond des hautes vallées et transportées dans le bassin de Paris à travers les canaux souterrains des puits naturels. Les calcaires et les mafnes tertiaires seraient les calcaires secondaires dissous et rapportés à la surface. Les gypses ne seraient autre chose que des gypses anciens remaniés, etc. ». Il semble qu'il y ait eu plus d'imagination que d'observation proprement dite dans ce travail.
L'origine par absorption d'eau torrentielle s'écoulant de haut en bas, a été admise à la suite de Cuvier et de Brongniart^ par Jules Desnoyers et par Boyd Dawkins.
Une des plus anciennes théories sur l'origine des puits naturels de la craie est due à Ch. Lyell ^, d'après qui la perforation a été ouverte par la circulation d'une eau acidulée. Et il ajoute que