‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 125 sur 190 · Afiîiales des Sciences géologiques, I · texte numérisé non relu

Afiîiales des Sciences géologiques, I

2. Merrill. Contrihuiion io the liistory of tke American Geology, I vol. in-80, Washington, 1908, p. 368.

. 3. Comptes rendus de l'Académie des Sciejices, t. XXXIII.

4. Comptes rendus de l'Académie des Sciences, p. 509, année 1851.

LES THÉORIES GLACIAIRES

vomissaient dans les airs des torrents de vapeur d'eau.

Suess * a ten^é d'attribuer l'apparition et l'extension des glaciers d'Europe à la disparition par submersion de l'Atlandide et de toute une chaîne d'îles, peut-être un continent, rattachant les Antilles à l'Espagne.

Mais cette submersion n'est point prouvée et il semble qu'on se soit nettement mépris quant au phénomène analogue dont l'Océan austral aurait été le théâtre.

Charles Martins^ s'est livré à des calculs pour démontrer qu'une petite différence dans le climat de la Suisse suffirait pour étendre considé-r rablement les glaciers.

La température moyenne de Genève est de 9^56. La limite de la neige persistante sur les montagnes voisines est à 2 700 mètres d'altitude. Le niveau inférieur des glaciers de la vallée de Chamonix est à i 150 mètres, c'est-à-dire à I 500 mètres au-dessous de la zone des neiges persistantes. Que la moyenne s'abaisse de 5**,r elle sera égale à 4^56. Le décroissement thermométrique à mesure qu'on s'élève dans l'atmosphère étant de i*^ pour 188 mètres, la limite des neiges s'abaissera de 5 X 188, soit de 940 mètres et ne sera plus qu'à 2 700 — 940, c'est-à-dire à I 760 mètres.

En supposant que le front des glaciers ne descende pas plus que la limite de la neige, l'altitude en serait la différence entre i 150 et 940, ou 210 mètres, bien au-dessous, par conséquent,

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