‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 127 sur 190 · DoLLFUS AuSSET. LoC. cit · texte numérisé non relu

DoLLFUS AuSSET. LoC. cit

4. Description des glacières, glaciers et amas de glace du duché de Savoy e, par M. E. Bourrit, chantre de l'église de Genève, i vol. in-80, Genève, 1773, § xix.

LES THÉORIES GLACIAIRES

lement dans ces gorges élevées ; ils plongent à leurs pieds avec plus de violence encore que les ouragans qui ravagent nos plaines, et les sinuosités qu'ils forment se font aisément apercevoir : ils élèvent de nouvelles glaces sur les anciennes, rendent saillantes celles qui auparavant ne Tétaient pas, et semblent leur donner à toutes un mouvement de progression, une activité, une vie qui fait illusion aux yeux... »

Scheuchzer, en 1705, supposait que le mouvement résulte de la conversion de Teau en glace à l'intérieur du glacier. L'expansion bien connue et presque irrésistible qui se produit par la congélation lui fournit la force pour pousser le glacier sur la pente de la vallée.

Cette conception fut développée et complétée par de Charpentier qui en fit la théorie dite de la dilatation.

Agassiz Tadopta pendant quelque temps, mais ses propres observations thermométriques nous montrent que le corps même des glaciers est à zéro : il n'y a donc pas un « magasin de froid » dans le glacier, pour congeler l'eau dont celui-ci est incessamment saturé.

En 1760, une autre théorie fut proposée par Altmann et Grùner, selon lesquels le glacier glisse le long de son lit. Cette théorie fixa l'attention de Saussure qui en 1799 lui donna son adhésion.

Hopkins * a montré expérimentalement que la glace peut descendre une pente avec une allure sensiblement uniforme et que la vitesse s'accélère si le poids augmente.

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