Traité du C/W, livre II, chap. xiv, paragraphe i
2. Maximilien Marie. Histoire des sciences mathématiques et physiques, t. II, p. 138.
3. Une édition in-folio a paru à Londres, 1733, sous ce titre Fratrzs Rogeri Bacon ordinis mitiorutn^ Opus majus, édition S. Jebb.
4. Quistione trattata in Verona da Dante Allighieri il di, 20 gennajo MCCCXX interno cella forma del gloho terracqueo ed al luogo respettivamente occupato dal acqua et dalla terra; ed. Torri, Livorno, 1843.
LES THÉORIES GÉOGÉNIQUES
mesures géodésiques firent voir que Tare de i° va en augmentant de longueur suivant un même méridien à mesure qu'on se rapproche des régions équatoriales.
Richer, envoyé en 1672 à Cayenne par l'Académie des Sciences pour y faire des observations astronomiques, trouva que son horloge, réglée à Paris, sur le temps moyen, retardait chaque jour à Cayenne d'une quantité sensible . Cette intéressante observation donna la première preuve directe de la diminution de la pesanteur à l'équateur.
Huyghens ^ et Newton ^ ont été conduits à penser que la Terre doit être aplatie aux pôles. Cependant les opérations géodésiques de Cassini semblèrent donner un résultat contraire. D'Alembert ' démontra que le noyau intérieur pourrait être aplati bien que le sphéroïde extérieur fût au contraire allongé selon la ligne des pôles.
La conclusion des mesures réalisées jusqu'ici, c'est que la forme de la Terre ne saurait être définie géométriquement. Le solide planétaire, qualifié prudemment de ^^'o/(i<^, se rapproche évidemment d'un sphéroïde, mais ses différents méridiens n'ont pas la même longueur : ce n'est donc pas un solide de révolution. C'était déjà l'opinion de Laplace* qui constate que les deux hémisphères ne sont pas semblables de part et d'autre de l'équateur.