Explication du système du monde, i'» édit., t. I, p
L'aplatissement polaire une fois constaté, il s'agissait de l'interpréter, d'en donner la théorie.
Newton fut le premier en 1687 à le rattacher (dans ses Principes) à la force centrifuge. C'était adopter Topinion que notre globe a commencé par être un fluide, conformément à des conclusions qui nous occuperont plus loin.
Notons que Gustave Herschel (et d'ailleurs sans entraîner de conviction) a démontré que l'aplatissement polaire pourrait résulter de l'érosion aqueuse, remaniant les terres polaires sous l'influence de la rotation du globe.
D'après Hermite^, la force centrifuge ne suffit pas à expliquer la forme de la Terre ; le mouvement diurne ne déterminerait pas un aplatisse-
ment aussi grand que celui qui a été constaté par les observations concordantes du pendule. En introduisant dans l'étude de cette question la différence de température des zones équatoriales et polaires provenant du Soleil, ces contradictions disparaissent. La figure mathématique de la Terre