‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 140 sur 190 · Voya£res dans les Alpes, § 1943, 1961, 779, etc · texte numérisé non relu

Voya£res dans les Alpes, § 1943, 1961, 779, etc

LES THEORIES SEDIMENTAIRES

nés par les eaux d'un lac qui baignait le pied des montagnes et montait sur leurs flancs jusqu'à une hauteur considérable.

Dans la carte géologique de France, les dépôts superficiels, ou limons des plateaux, sont généralement classés comme pliocènes, ce qui est une hypothèse implicite et qu'il semble bien difficile de justifier. La surface du sol est évidemment d'origine strictement actuelle et elle comprend des éléments datant de tous les instants écoulés depuis la dernière émersion.

Il faut mentionner tout spécialement les lambeaux de graviers, de sables et de limons qui accompagnent le plus grand nombre de rivières. On les réunit généralement sous le nom de diluvium, expression qui a été employée pour la première fois par Buckland * .

En 1774, le R. P. Frisi a développé ^ Topinion que les graviers et autres matériaux qui bordent les cours d'eau ne résultent pas de l'action de ceux-ci. Le choc des pierres les unes contre les autres ne peut, suivant lui, donner de sable, mais seulement de la poussière très fine. Les graviers et les galets sont antérieurs aux rivières (p. 23).

Avant lui, Guglielmini avait développé le point de vue opposé ^

Pendant très longtemps, les géologues de tous les pays et Cuvier, par exemple* en France, ont admis que les matériaux étalés dans le fond des vallées sont des produits du déluge universel.

1. Order of superposition of strafa in Britisk IsleSy brochure, i8iq.

2. Traité des rivières et des torrents^ i vol. in-4«, Paris, 1774.

3. Traité de la nature desfleuveSy i vol. in-4", Bologne, 1697.

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