‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 141 sur 190 · Discours sur les Révolutions du Globe · texte numérisé non relu

Discours sur les Révolutions du Globe

V ÉVOLUTION DES TflltomES GÉOLOGIQUES

Parmi les difficultés que soulève Thypothêse diluvienne, Gaudry a signalé un fait que tout le monde avait remarqué : la coexistence de gros galets et d'objets fragiles comme les bois de rennes ^

A ce propos, Pérou a insisté dans la même séance de la Société géologique sur le contraste offert par l'abondance de Tours des cavernes dans le diluvium de la haute vallée de l'Yonne avec l'absence totale du même animal dans le diluvium d'Auxerre -.

Il est clair que le moindre charriage de ces matériaux mélangés amènerait le broyage des os.

Belgrand^ s'est élevé contre l'action directe des eaux du déluge universel comme agents de transport du diluvium ; mais il a remplacé cette hypothèse par la théorie des grands fleuves quaternaires dont nous avons déjà parlé.

Pour expliquer la présence des gros blocs de granit et d'autres roches dans le diluvium, on a eu parfois recours à l'hypothèse d'un transport par les glaces. Charles Lyell mérite d'être cité à cet égard *.

Dans cette manière de voir, les gros fragments de roches seraient des blocs erratiques et le loess de la boue glaciaire.

A l'appui de cette théorie, on a cru un moment

I, Bull. Soc. Géol. Fr., i»"» séance de 1905. 3. Ibid.

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