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LÉVOLUTIOS DES THÉORIES ÙÉOLOGIQUES
apparaisse, ce sable n'est qu'un produit de triage mécanique opéré aux dépens de certaines roches daniennesà poissons du mont Aimé.
D'autres idées, tout aussi gratuites, ont été formulées sur la formation des silex par A. d'Orbigny*. « Nous ne voyons là, dit-il, qu'un phénomène purement électrique dont les forces multipliées ont agi, à l'époque de la formation des couches et postérieurement à leur dépôt. »
Ce que l'observation nous démontre de plus en plus, c'est la concrétion incessante de la silice dans l'épaisseur du sol. « Nous pouvons, dit Buckland % rapporter l'origine de ces masses si considérables de silice qui constituent les lits de silex corné [chert) et de silex pyromaque des formations stratifiées, aux eaux des sources chaudes tenant en dissolution de la terre siliceuse et la déposant à mesure qu'elles se trouvaient à des degrés moins élevés de température et de pression, de la même manière que nous voyons la silice déposée par les eaux thermales qui sortent des geysers d'Islande. »
Constant Prévost donne à la silice des meulières une origine geysérienne. Il n'a rien écrit sur ce sujet ; mais on sait qu'il développait cette doctrinç dans ses leçons publiques. Comme le fait remarquer M. Gosselet, la mode était alors de faire venir beaucoup de choses des profondeurs^.
Guettard, en 1770*, regardait les silex de la craie comme une matière de remplacement de la
t. Paléontologie et Géologie siratigraphiqneSy I, p. 57.