Bull, de la Soc. Géol., s» série, t. Xlll
4. China, Ergehnisse eigener Reisen und darauf gegrundeter Studien, 4 vol., Berlin, 1877-1882.
5. Comptes rendus des séances de la Commission centrale de la Société de Géographie de Paris, séance du 17 juillet 1887.
LES THEORIES SEDIMENTAÏRES
T AIRES. — On a émis quant à Torigine des roches sédimentaires d'innombrables théories. Il suffit d'en mentionner quelques-unes, et nous nous bornei'ons aux types les plus abondants, comme les roches quartzeuses, les roches argileuses et les roches calcaires et gypseuses.
Roches quartzeuses. — Au § 1375 de son Voyage dans les Alpes ^ Saussure signale les sables qui, à quelques minutes d'Alasso, font sur le rivage des dunes de 10 à 12 pieds de hauteur. « Les gfrains de quartz de ce sable, dit-il, sont tous ou presque tous anguleux ; souvent même on y reconnaît des indices de cristallisation. Je suis porté à croire, comme M. de Luc, que ces sables ne sont point tous des produits du brisement ou du détritus des pierres, mais qu'il y en a beaucoup qui sont le résultat d'une cristallisation qui s'est opérée dans le sein des eaux. » Hutton tire de la structure des poudingues la notion positive que ces roches se sont faites dans le lit des rivières ou sur le bord de la mer *.
D'Omalius d'Halloy, en 1829, ne craignait pas d'attribuer aux galets des poudingues une origine profonde et les faisait sortir du sol par le moyen de sources ascendantes *.
De Luc était d'avis que le sable est un dépôt chimique, un mode de cristallisation que le quartz affecte quelquefois^.
Cette idée est à rapprocher de celle d'ILébert sur le sable de Rilly*. Tout exceptionnel qu'il