Théorie de la Terre, t. I, p. 20 et
4. Comptes rendus de V Académie des Sciences, t. LXXXVI.p. 500,
calcaire. Le calcaire des sables maritimes provient presque toujours, selon lui, de menus débris de coquilles ; il abonde le long des plages ; dès qu'on s'éloigne de la mer, on voit le calcaire diminuer et dans le sable fixé par la végétation, il peut disparaître entraîné par les eaux de pluie.
Dans Teau de la mer actuelle, Forchhammer a trouvé 0,00038 cent-millièmes de chaux. En évaporant toute la mer, on n'obtiendrait sur la surface du globe qu'une couche de i"*,04 de calcaire*.
Dans une note datée de 1844, et publiée seulement en 1862, Cordier pense que les roches de calcaire résultent avant tout d'une double décomposition réalisée, dans le bassin des mers, entre le chlorure de calcium et le carbonate de soude. Les objections ont été nombreuses : d'abord, la disproportion entre la masse des calcaires et celle ' du sodium du sel gemme, — c'est-à-dire la disproportion des roches et de la mer — et ensuite la difficulté de comprendre l'origine du chlorure de calcium expliquée aussi peu que celle du calcaire lui-même.
Ayant observé des fragments de calcaire sortis du Vésuve avec les laves (blocs de la Somma), Breislak en conclut que la roche calcaire peut avoir une origine ignée, et en particulier la grande masse des marbres de Carrare*.
L'expérience de James Hall^ sur la transformation de la craie en marbre a apporté son appui à l'origine plutonienne du calcaire.