‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 157 sur 190 · Editiburgh philosophical Magasine y t. VI · texte numérisé non relu

Editiburgh philosophical Magasine y t. VI

LES THEORIES SEDIMENTAIRES

Frappé de Fabondance avec laquelle le calcaire sort du bassin de nombreuses sources thermales, on a été souvent disposé à lui attribuer une origine profonde.

Pour Buckland * le dépôt des travertins, du genre de ceux des environs de Rome ou de la Toscane « nous explique d'une manière très plausible comment ont pu se former les vastes lits de calcaire au fond des lacs d'eau douce de la période tertiaire... Nous retrouvons encore ces traces d'une action probable des eaux thermales, ajoute-t-il, dans ces dépôts calcaires encore plus vastes qui se sont formés au fond des mers durant les périodes précédentes du groupe secondaire et du groupe de transition ». Cette opinion a également été adoptée par Alex. Brongniart (1822) et développée dans la 3* édition des Environs de Paris (avec Cuvier) en 1835.

On a été très frappé de voir des sources incrustantes sortir du granit et accumuler d'énormes masses de calcaire. Dès 18 12, d'Omalius d'Halloy constatait cette ressemblance des calcaires d'eau douce du nord de la France avec les travertins qui s'accumulent actuellement aux environs de Rome, et il en déduit toute une doctrine-. De même Vézian admet ^ que « les éléments des roches résultant d'une sédimentation chimique ont presque toujours une origine interne ». Et il suppose que les calcaires jurassiques ont tous été amenés des régions infra-granitiques par des eaux ascendantes.

1 . La Géologie et la Minéralogie dans leurs rapports avec la théologie naturelle, traduction française, 2 vol. in-8», Paris, i8^8, t. I, p. 78, en note.

2. Abrégé de Géologie, i vol. in-8«, Paris et Bruxelles. 5. Prodrome, I p. 448 et 438.

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