‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 165 sur 190 · Théorie de la Terre · texte numérisé non relu

Théorie de la Terre

^ 321 ^ ST. MEUNIER* —^ ai

uigiiizea

* —^ ai ,

Dyvjoogle

Saussure* croyant constater que de 105 espèces de poissons du Monte Bolca, près de Vérone, 39 sont des mers d'Asie, 3 des mers d'Afrique, 18 des mers du sud, 11 des mers de TAmérique septentrionale, en conclut un charriage de ces fossiles.

Ebel, au commencement du xix** siècle, était partisan de cette opinion : il va jusqu'à affirmer que les poissons du Monte Bolca ont été pris aux mers australes et poussés vers le nord-ouest jusqu'au pied des Alpes où ils ont été enfouis dans la vase qui les empâte. Fontenelle et d'autres pensent de même pour les plantes houillères, d'essences tropicales \

Breislak cependant proteste contre cette supposition. La bonne conservation des fossiles lui sernble décisive et aussi le triage qui fait que telle forme est en tel gisement pendant qu'une autre est dans un gisement différent, sans mélange des deux ensembles.

De Luc, en 1809, malgré sa tendance à faire jouer un ^rand rôle au déluge, regarde comme impossible que les fossiles aient été charriés.

On sait que l'explication actuelle est dans la variation des climats, les espèces d'ailleurs n'étant jamais identiques.

M. Spring pense que des oiseaux de proie pourraient déterminer la production de brèches osseuses. Il cite le rocher de Sansan, « où fut découvert un camp de la période franque dont l'étude a occupé l'Institut archéologique de Namur».

« Des hommes et des animaux, dit cet auteur.

Page 1