I. Discours admirables y etc., p
a. De solido intra solidum natur aliter contendo,
}.Physica sacra Augusta Fî«</<r//<;,t. I,p. 49,pl.XLIX, 1731-1735.
L'ÉVoLurroy des théories cèologiqces
et publié en 1746 une lettre en italien où il prétendait que les coquilles pétrifiées qu'on trouve en Europe y ont subi cette métamorphose, après avoir été apportées par des pèlerins venus de Syrie, se replia sur Topinion des jeux de la nature : « Je ne nie pas, dit-il, dans les Questions philosophiques^ qu'on ne rencontre à cent milles de la mer, quelques huîtres pétrifiées, des coques, des uni valves, des productions qui ressemblent parfaitement aux productions marines mais est-on bien sûr que le sol de la Terre, ne peut enfanter ces fossiles? La formation des agates arborisées ou herborisées, ne doit-elle pas nous faire suspendre notre jugement? Un arbre n'a point produit Tagate qui représente parfaitement un arbre ; la mer peut aussi n'avoir point produit ces coquilles fossiles qui ressemblent à des habitations de petits animaux marins. »
En 1756, Lehmann * attribue une empreinte provenant probablement à! Annularia sphenophylloïdes, à l'impression sur l'ardoise d'une plante actuelle, V Aster tnontanus ou, comme il l'ajoute, « le pyrénaïque précoce à fleurs bleues et à feuilles de saule ».
E. Bertrand, en 1766 ^, est d'avis que les débris fossiles sont des pierres figurées enfouies dans le sol par Dieu, qui a voulu mettre ainsi « plus d'harmonie dans ses œuvres, plus de correspondance entre les choses qui sont dans les eaux et sur la terre, et celles qui doivent être sous la terre ».
1. Histoire de l'Académie royale des sciences de Beflin, année i']^6.
2. Recueil des divers traités sur t Histoire de la Terre et dés fos^ siles, I vol. in-4», AvigiMjn, 17O6, p. 152.
LES THÉORIES PALÉONTOLOGIQUES
Vers la fin du xvili^ siècle, J.-E. Èm. Walch explique les fossiles végétaux, qui ne proviennent pas de plantes comparables à celles qui poussent encore dans la région, par des débris arrachés à des contrées lointaines et entraînés par les torrents du déluge * .
. Gisement des fossiles. — D'une façon générale, on admit d'abord que les débris organiques ont été enfouis au sein des roches par le déchaînement d'actions violentes ; avant tout, par les convulsions du déluge.
Fortis pensait en 1764 que les fossiles des collines de Montegalda, dans le Vicenjtin, ont été enfouis par Teffet d'éruptions volcaniques sousmarines ^
L'accumulation sur un même point de débris fossiles fut expliquée souvent par la supposition de charriages. Ainsi Hutton^, en trouvant dans les roches de nos régions des coquilles semblables à celles qui vivent actuellement dans les mers les plus chaudes, en a été conduit à émettre l'idée qu'elles ont été charriées à l'époque du dépôt, depuis les zones équatoriales jusque sous nos latitudes. Pour Pallas, les mammouths de Sibérie avaient été apportés des régions équatoriales par des courants marins.
Buffon* remarque que les formes étrangères sont en majorité parmi nos coquilles fossiles.
1. Die Naturgeschichte der Versteinerungen ^^ur Erlaiiteriing der Knorrischen Sammlung, Nurnberg, i68, 1778.
2. D'Archiac. Cours de paléontologie stratigraphique, I, p. 37-38, Paris, 1862.