‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 167 sur 190 · Comptes rendus de l'Académie des Sciences^ 86 p · texte numérisé non relu

Comptes rendus de l'Académie des Sciences^ 86 p

de la Terre a été un facteur sensible de la température superficielle : la chaleur contenue dans les océans chauds des époques archéenne et préarchéenne ; Taugmentation de conductibilité procurée aux roches par l'eau chaude venant d'en bas qui les imprègne (action des sources chaudes et des geysers) ; l'action conservatrice de l'énergie solaire et stellaire : aussi longtemps qu'a agi la double source précédente, la chaleur terrestre a été conservée par la chaleur que développa l'absorption de l'énergie émanant des sources extérieures *.

M. Blandet a voulu expliquer l'évolution des climats par une diminution progressive du diamètre apparent du Soleil.

D'après la théorie de Laplace, à l'époque des houilles, le Soleil aurait eu un diamètre égal à l'orbite de mercure. D'après Faye, au contraire, le Soleil, vers l'époque des houilles n'aurait eu encore que des dimensions fort exiguës. Mais il est probable que l'on s'abuse sur la rapidité des modifications solaires comparée à Tallure de révolution terrestre.

Un rôle a été supposé aux taches solaires, qui envoient moins de chaleur que la surface solaire environnante, d'après des mesures directes de Secchi, de Langley et d'autres. Mais, même à leur maximum de développement, ces taches ne font que 1/500 de la surface totale. Elles ne diminueraient donc notre provision de chaleur que de i/iooo, ce qui ne serait pas sensible. En outre, il semble, d'après Lengley et Faye, que la production des taches s'accompagne d'un phénomène

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