Textbook of Geology, p
LES THÉORIES CHRONOLOGIQUES
jnières couches de calcaire contiennent une notable proportion d'argile V »
Mais il ne faut voir là qu'un reste de vieux point de vue, tout près de disparaître. Il peut être utile de choisir, parmi les auteurs périmés, l'expression de Thypothèse 'aujourd'hui généralement reçue.
Par exemple, ayant l'occasion, de 1849 à 1850 d'émettre une théorie des roches cuprifères du Michigan, deux géologues américains bien connus, John Wells Foster et J.-D. Whitney, n'hésitent pas à supposer qu'aux temps dévoniens les eaux de la mer étaient échauffées incomparablement plus quelles ne lé sont à l'époque actuelle. La croûte de la Terre était recouverte d'énormes crevasses et les communications n'étaient pas obstruées entre l'extérieur et les régions centrales. Les phénomènes volcaniques, plus fréquents, s'exerçaient sur une bien plus grande échelle qu'à présent. Chaque paroxysme volcanique, déterminant des courants puissants et de grandes agitations dans l'eau, et leur action érosive, en détachant des portions de roches préexistantes, de même que leur action sédimentaire qui accumulait des masses de débris, étaient bien plus énergiques qu'au temps présent. Pas un seul instant, l'idée ne vient aux auteurs que dans le même terrain où sont des minéraux métalliques qu'ils veulent expliquer, on trouve des fossiles végétaux et animaux qui témoignent d'une condition générale fort analogue à celle d'aujourd'hui.
Une hypothèse fondée sur des observations
I. Yywax^OY. Minéralogie^ t. III, p. 557, 2* édition. » 343 €
répétées, c'est que la substance des couches du sol peut être d'un âge tout autre que ces couches elles-mêmes ; et que la difféjpcnce s'accentue à mesure que Ton considère des formations d'âge plus ancien.
Pour donner une idée des points de vue auxquels on s'est placé pour les premières classifications stratigraphes, avant d'en venir aux classifications actuelles, notons que c'est à Lehmann, directeur des Mines de Prus^, qu'on doit la première distinction rationnelle et générale entre les masses primitives cristallines et sans fossiles et les dépôts secondaires produits dans les eaux par les débris des précédents et contenant des restes de végétaux et d'animaux *.
Il reconnaît les roches primaires des roches secondaires, à leur distribution en lits verticaux ou très inclinés, qui contrastent avec les lits horizontaux des autres.
Pour lui, les roches primaires font partie du noyau originel du globe et*èlles n'ont subi aucune altération depuis le moment de la création.
Werner, à la suite de beaucoup de recherches, a élaboré, en 1787, une méthode qui, au prix de modifications successives, a servi très longtemps de base aux études géologiques. I.'illustre auteur distingue :