Or, on a évalué le poids de Tocéan à
I. Cité par Rivière. Etudes géologiques et minéraîogiques^ i vol. in-S», Paris, 1847, p. 149.
LÉVÛLUTION bES THÉORIES GÉOLOGIQUES
tlu poids total de la terre, ce qui donnerait
Roche 0.999958
Eau 0.000042
C'est 100 fois moins que le moins hydraté des minéraux étudiés par Durocher. D'où la concluîsinii que, depuis les débuts des phénomènes de production des roches, une formidable quantité d'eaii a été fixée dans le sol et que par conséquent hi mer a subi une énorme diminution de volume.
On peut déduire de ces suppositions une nouvelle notion hypothétique sur l'anatomie du gl(>l>e. La répartition de la chaleur souterraine n<ïus a déjà fait admettre que la croûte solide n'a pas plus de 60 kilomètres d'épaisseur.
Nous sommes arrivés plus haut à concevoir que rettc croûte est subdivisée en deux niveaux superposés : Tun pourvu d'eau de carrière, et l'autre ^^nrore trop chaud pour être imprégné. Au fur et â mesure des progrès du refroidissement l'eau doit nécessairement pénétrer de plus en plus prof<îndément et le calcul très simple qui précède fait voir que la totalité des océans serait loin de suflire à l'imprégnation de toute la masse du globe. La Terre doit donc finir par dessèchement.
Ajoutons qu'à ces hypothèses relatives à la Terre, on pourrait en ajouter d'autres qui conrenient le destin des matériaux terrestres, après l'évolution terminée delaplanète^ Ces matériaux staimis à la contraction consécutive aux progrès \\\i froid et de la- dessiccation déterminent d'abord
X L^n résumé de cette théorie se trouve dans notre Géologie coni- /fiiH't\ I vol. in-S», Paris.
LES THÉORIES PROPHÉTIQUES
le craquellement du globe qui ressemblera alors au disque de notre satellite, la Lune. Plus tard, les crevasses se croiseront en s'approfondis^ant et il en résultera la réduction de la Terre en blocs juxtaposés qui s'égrèneront peu à peu le \on^ de l'orbite précédemment parcourue et tout indique que cette transformation s'est déjà emparée d*une planète au moins, dont les débris sont visibles, sous la forme des astéroïdes^ entrecroisant leurs trajectoires entre les orbites de Mars et de Jupiter. Enfin, la désagrégation arrivant au degré ultime, les débris, réduits à des dimensions infimes, tomberont sur le Soleil à l'état de météorites et lui fourniront une contribution de forco vive et de matière qui rappelle bien intimement, malgré l'extrême différence des dimensions, le cycle merveilleux par lequel les cadavres des animaux et des plantes contribuent à la vie tles êtres qui leur ont succédé.