‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 19 sur 190 · Le Phédon, 58 à · texte numérisé non relu

Le Phédon, 58 à

8. Tke philos^ophical Works of ihe honouràble Robert Boylb, esq. nhridged hy Peter Shaw. M. D., 3 vol, in-4», Londresj 1725, t. III, p. 232 et 235.

LES THÉORIES GÊOGÉNIQUES

que la distance de la Lune à la Terre a diminué*.

D'après son calcul, le jour sidéral était de 15 h. 30 m., il y a 46.300.000 années ; mais il y a 56.180.000 ans, ce jour sidéral était seulement de 6 h. 45 m. et la distance de la Lune ne dépassait pas 9 fois le rayon terrestre, au lieu de 60,4 fois qu'elle est aujourd'hui ; la durée du mois était de 1,58 jour, c'est-à-dire le 1/17° de sa valeur actuelle.

La chaleur interne produite par la friction durant 57.000.000 d'années, serait suffisante, si elle était produite en même temps, pour élever la température de la Terre entière à i. 7 oo** Fahrenheit. Cette chaleur contribuerait par conséquent à retarder beaucoup le refroidissement séculaire.

L'une des plus célèbres hypothèses sur la chaleur interne, séduisante par son caractère de simplicité, a été formulée par Laplace^. Elle consiste à croire que cette chaleur est le résultat de la transformation du mouvement d'attraction éprouvé par toutes les molécules de la nébuleuse primitive, vers le centre de gravité de leur ensemble.

Ce point de vue avait déjà été abordé d'une manière très large par le P. CasteP. Il fut repris bien plus tard, avec moins d'ampleur, par Morin *. En 1840, un géologue de grand mérite, F. Angelot, publia, à ce même point de vue, un travail des plus remarquables sur « les conséquences de l'at-

I. Pkilosophical transactions^ 1879. Parties I et II, Londres. 1. Exposition du Système du Monde, Paris, l'an IV de la République Française.

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