‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 35 sur 190 · Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Loc. cit., p

uigiiizea oy ■'

jôogle

qui est actuellement en ces lieux, n'y est donc pas pour la première fois. »

Cet intéressant ensemble d'études a reçu ses plus récents perfectionnements des travaux désormais classiques de M. Ch. Lallemand sur l'oscillation de la croûte terrestre *.

BOSSELLEMENTS GÉNÉRAUX. — Aujourd'hui tout le monde est d'accord à l'égard de ces vicissitudes. Il faut, en effet, reconnaître que de gigantesques déplacements du sol se produisent en certaines localités. On a été bien longtemps avant de s'en douter et cela vient de ce que ces mouvements se font avec une prodigieuse lenteur. C'est sur la côte de Suède que le fait a été observé pour la première fois par Linné avec la collaboration d'un savant nommé Celsius et qu'il ne faut pas confondre avec le physicien. Toute la péninsule Scandinave qui, au nord du parallèle de Stockholm, et surtout en Finlande, s'élève peu à peu au-dessus des flots, plonge sous la mer dans la région méridionale et spécialement en Scanie. On a la preuve que ce mouvement dure dans le même sens depuis très longtemps, de façon qu'il a déterminé de très profonds changements dans la géographie du pays. Dans le passé, la mer se continuait largement sur toute la zone représentée aujourd'hui par la Laponie et c'est par ce soulèvement que la barrière continentale entre le golfe de Bothnie et de la mer Glaciale s'est constituée, puis accentuée de plus en plus. La mer Baltique, ainsi individualisée a subi depuis lors un lavage continu du fait des eaux de

Page 1