‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 44 sur 190 · Grand outline features of the Earth · texte numérisé non relu

Grand outline features of the Earth

Il montra que la théorie des plis et des failles admises par les frères Rogers en Virginie et en Pennsylvanie s'accommode de la supposition des forces agissant latéralement et que ces plis ainsi produits doivent avoir leur versant le plus fortement incliné sur la côte la plus éloignée de la source du mouvement.

N.-S. Shaler, a émis une théorie de soulèvement des chaînes de montagnes. Admettant que la Terre, conformément à Topinion déjà présentée, consiste en un noyau solide recouvert d'une croûte qui en est séparée par une zone intermé* diaire de profondeur modérée et à un état imparfait de fusion, il suppose que — tandis que les plis continentaux sont probablement des froncements de toute l'épaisseur de la croûte, — les chaînes de montagnes sont seulement des plis de la portion extérieure causés par la contraction des portions les plus basses de l'écorce ; — la contraction dans les deux cas dérivant d'une perte de la chaleur initiale. En outre, l'affaissement du fond des océans doit, en produisant des fractures et des dislocations le long de ces lignes, provoquer la formation de chaînes de montagnes parallèlement au bord de la mer.

Dans un article daté de 1856, sur le Plan du développnnent dans Vhistoire géologique de l'Amérique du Nord^ J-D. Dana appela l'attention sur le fait que les plus grandes montagnes bordent le plus grand océan dans les deux Amériques. Selon lui l'activité volcanique, ou du moins les témoignages évidents de l'action de la chaleur, sont plus intenses le long des plus grands

I. Bulletin de la Boston Society et Natnral /lisiory^ année i8(iO. ^ 106 ^

LES THEORIES OROGENIQUES

océans. Constatant que la forme typique d'un continent est celle d'un massif avec bordure de montagnes à pic sur l'océan ; que la hauteur des montagnes et l'intensité volcanique sont proportionnelles à la dimension des océans, et qu'en outre les volcans caractérisent les îles océaniques et non les intérieurs des continents, il conclut que l'étendue et la position des dépressions ont à un haut degré déterminé les contours des terres et que la dépression océanique et le relief continental ont tous deux été en progrès avec réaction, mutuelle depuis les commencements du refroidissement de la Terre. La forme si remarquable en V du continent Nord-Américain est due suivant lui aux forces agissantes des deux océans.

Dans une série d'articles remarqués * Joseph Le Conte, professeur à l'Université de Californie, résuma sa façon de comprendre le phénomène orogénique. A son avis, la Terre soumise au refroidissement séculaire peut être considérée comme constituée par des coques isothermes concentriques, dont chacune se refroidit par conduction. L'extérieure ayant été la première à se solidifier, elle est soumise par suite de la contraction des masses sous-jacentes, à de puissantes pressions horizontales, qui à la longue déterminent des lignes de relief selon les directions de moindre résistance. Il chercha à démontrer qu'une masse sédimentaire de lo.ooo pieds d'épaisseur soumise à la pression horizontale suffisante pour lui donner un clivage bien nettement marqué est écrasée de façon que 2 milles et demi de largeur soient réduits à i mille et que 10.000. pieds

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