Comptes rendus de V Académie des Sciences, t. CXXX
LES THEORIES OROGENIQUES
compare le globe à une orange à écorce mobile i.
La théorie du refoulement horizontal a été depuis lors adoptée par un très grand nombre de tectoniciens, et il est indispensable de mentionner la pléiade des géologues, qui, à la suite d'Edouard Suess et de M. Albert Heim, se sont attachés à la démonstration de la théorie des charriages.
C'est par Tétude des Alpes qu'on a été amené à reconnaître d'abord que des paquets de couches parfois énormes ont été charriés sur des terrains plus récents et souvent sans qu'on puisse retrouver leur point de départ, avant des distances horizontales considérables.
M. Hans Schardt- est un des premiers observateurs qui aient signalé ces curieuses circonstances et il a fait pour les expliquer l'hypothèse dite du « noyau de cerise » . Elle consiste à comparer les paquets de couches dont il s'agit à un noyau de cerise lancé à distance par la pression des doigts entre lesquels on le serre.
Aujourd'hui la théorie des charriages, rendue absolument captivante par les travaux de M . Termier\ a conquis les suffrages de tout le monde. On lui trouve des confirmations dans toutes les régions et on explique par son moyen la situation de massifs rocheux dont l'origine doit être recherchée à des centaines de kilomètres.
Cette théorie s'est complétée en certains cas de celle des H or st. On appelle ainsi, à l'exemple de Suess, certains massifs rocheux qui seraient antérieurs aux soulèvements environnants et qui