‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 49 sur 190 · Textbook of Geology, p. 817 et · texte numérisé non relu

Textbook of Geology, p. 817 et

•5. Voyez par exemple, Brogger, Bildungsgeschichte , Christiania,. 1886, p. 78 du tirage à part.

^ in €

seulement quand TefFort en croissant a atteint une certaine énergie.

Il semble aussi à divers auteurs qu'à certaines périodes de Thistoire de la Terre, les changements qui nous occupent se produisirent sur une plus grande échelle. Dans son Tcxtbook déjà mentionné, sir A. Geikie (p. 197, 198) parle d'éruptions qui se sont produites à la fois dans l'Ancien Monde et dans le Nouveau, et durant lesquelles des masses fondues furent projetées de nouveaux cratères et couvrirent des milliers de milles carrés. « La volcanicité moderne, dit-il, apparaît bien légère comparée à ces gigantesques éruptions ». Mais il est évident que l'on compare ici entre elles des durées qui n'ont aucune commune mesure et que le temps « moderne » ne compte pas auprès de la longueur d'une « période géologique » quelconque.

En face de certains auteurs qui, comme on l'a vu, supposent que toutes les montagnes se sont constituées d'un seul coup, d'autres ont été amenés à concevoir que le phénomène orogénique s'est reproduit plusieurs fois.

En 1824, Léopold de Buch * avait eu l'idée de déterminer l'époque d'apparition des roches éruptives par leurs rapports avec les roches sédimentaires voisines. Il avait reconnu ainsi que les diverses montagnes de l'Allemagne n'ont pas le même âge et il avait indiqué l'ordre de leur formation.

Dès 1827, Ami Boue, qui fut — chronologiquement — le premier président de la Société de géologie, insistait sur la différence d'âge des montagnes.

Page 1