D'Archiac. Histoire des Progrès de la Géologie^ I
2. Journal de Géologie^ par BouÉ, Jobert et Rozet, n" 2, 1831. — Bull, de la Soc. Géol. de Fr.y II, 307 etV, 216.
la rattache au mouvement de rotation de la Terre et y voit la trace des torrents immenses de gaz qui, selon lui, se dégageaient du globe au moment de sa consolidation. Ces torrents avaient, dit-il, (( une tendance de TEst à FOuest parce que le mouvement de la Terre à laquelle ils appartenaient s'opérait dans cette direction » *.
Dans les temps beaucoup plus voisins de nous il faut s'arrêter un instant aux vues magistrales de Suess - sur l'allure générale du ridement orogénique en Europe. C'est lui, en effet, qui a signalé la situation des diverses chaînes du vieux monde relativement à l'âge de production de chacune d'elles. Il pense que la surface a subi depuis l'origine les effets de refoulement uniformément orientés vers le Nord ; et il distingue en particulier : le .ridement archéen qui se serait fait à l'époque anté-cambrienne ; le ridement calédonien datant du silurien, le ridement armoricain qui est carbonifère, le ridement alpin qui est tertiaire et le ridement apennin qui est en voie actuelle d'élaboration.
Théorie tctraêdrique. — Le sort du réseau pentagonal pourrait bien présager le destin réservé à la théorie tétraédrique, si fort en honneur aujourd'hui et que nous ne pouvons passer sous silence.
Son principe, c'est qu'une sphère qui se contracte tend à devenir une pyramide triangulaire, et tout de suite on peut s'étonner que des mathématiciens aient prétendu l'étayer par l'expérience qui montre
1. Introduction a la Géologie, trad. Bernard, i vol. in-S», Paris, 1812, p. 303.