‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 63 sur 190 · Voyage eu Ecosse et aux îles Hébrides^ vol. in-S · texte numérisé non relu

Voyage eu Ecosse et aux îles Hébrides^ vol. in-S

3. Voir Explication de la carte géologique de France^ 2 vol. in-4«,

Werner regardait comme primitives à cause de leur composition minéralogique qui coïncide avec celle du gneiss, doivent être considérablement rajeunies, puisqu'on y rencontre des débris végétaux. Du nombre sont des blocs provenant du massif de la Grimsel où de Sismonda a décrit en plein gneiss, un tronc de conifère (?)

Dans les Pyrénées, la nouvelle doctrine reçut de très importantes confirmations. Palassou, dès 1819, Dufrénoy en 1830, trouvèrent des marbres cristallins alternant avec des couches fossilifères, au voisinage d'intrusions de granit ou d'ophite.

Depuis cette époque, les travaux qui ont contribué à asseoir les bases de la doctrine se sont multipliés prodigieusement, et aujourd'hui nous commençons à voir très clair dans ce grand sujet.

Les caractères métamorphiques des roches se rapportent à deux groupes principaux qui ont Tun et l'autre été Tobjet de suppositions variées :

i*" La structure générale et spécialement la schistosité et le feuilleté ;

2"* La composition minéralogique qui se signale avant tout par son état cristallin.

La pression seule paraît suffisante dans un grand nombre de cas pour déterminer la consolidation des sédiments d'abord incohérents. Pour les matières argileuses, le fait est d'observation quotidienne, mais la même chose se présente pour des masses solides suffisamment rapprochées les unes des autres. C'est l'opinion que Pouillet appuya d'une expérience frappante \

Des glaces de verre ayant reçu leur dernier

I. Éléments de physique expérimentale, t. III, p. 41, a» édit., Paris, 1832.

LES THÉOHÎES MÉTAMORPHIQUES

poli, sont déposées les unes sur les autres; au bout d'un temps suffisant on constate qu'elles ont fait corps ensemble d'une façon si intime que non seulement il est impossible de les séparer, mais qu'on peut les travailler de compagnie, les user sur les bords et même les couper au diamant, comme on ferait d'un bloc unique.

Il est évident que les mêmes effets se sont produits maintes fois aux dépens des roches.

SCHISTOSITÉ. — L'origine de la structure schisteuse a donné lieu à beaucoup d'hypothèses. Plusieurs auteurs y ont vu un effet de Télectricité. C'est le cas pour Robert Fox ^ dont les idées ont été reprises par Robert Hunt ^ Ces géologues affirment que l'argile humide peut devenir schisteuse sous l'influence d'un courant électrique.

D'autres ont tourné leurs préférences vers le magnétisme : de la Bêche ^ pensait que les réactions qui ont déterminé le feuilleté dans les roches sont en relation avec les pôles magnétiques du globe. Hopkins a publié un mémoire où le même point de vue est développé avec détail*. Scherer a suivi la même voie*^.

Le géologue américain, Michel Tuomey publia un grand traité en 1848, où Ton voit que le cli-

1. Report on the geology 0/ Covnwj.lL Polytcchniccd Society, année 1837, Londres.

2. Memoirs of the Geoîogical Siirvey of great Britain^ t. I, 433, Londres, 1846.

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