Systema îiaturœ, é" édition imprimée à Stockhplm en
2. Essai de cristallographie ou description des figures géométriques propres à différents corps du règne animal^ connus vulgairement sous le nom de cristaux, i vol. in-S», Paris, 1784. — Dans l'inter-
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nécessairement supposer que les molécules intégrantes des corps ont chacune, suivant la nature qui lui est propre, une figure constante et déterminée, et que celles de ces molécules qui ont entre elles quelque analogie tendent réciproquement à se rapprocher et à s'unir. »
Cette vue a reçu une apparence de confirmation dans Fexpérience involontaire de Haùy sur la réduction d'un rhomboèdre de calcite qui se brisa en une infinité de rhomboèdres de clivage identiques les uns aux autres.
L'illustre penseur arriva à supposer^ que des cristaux de même substance et de forme extérieure différente, doivent néanmoins être formés par des molécules intégrantes pareilles les unes aux autres. Ici il importe de citer : « Lorsque, dit-il, les cristaux sont assez tendres pour être divisés, on peut faire dans le noyau des sections parallèles à ses différentes faces ; toute la matière enveloppante se divise aussi parallèlement aux faces du noyau, en sorte que toutes les parties que Ton retire par ces différentes sections sont semblables entre elles et au noyau. Il faut cependant excepter les parties situées sur le bord des lames composantes, qui se présentent sous une forme différente des autres. Pour concevoir que cela doit être ainsi, supposons un cube inscrit dans un octaèdre ; si Ton divise l'octaèdre par des sections parallèles aux faces du cube, il est
vaUe Bergmann publia dans les Mémoires de V Académie d'Upsal (année 1779), une étude sur la cristallisation de spath calcaire qui est très remarquable.
I. Essai d!une théorie de la structure des cristaux appliquée a plusieurs genres de substances cristallisées, i vol. in-80, Paris, 1784, p. 15.
clair que Ton retirera par ces sections une multitude de petits cubes de l'intérieur de Toctaèdre ; mais les parties situées près de la surface ne pouvant avoir leurs faces extérieures parallèles aux faces correspondantes du cube, n'auront pas non plus la forme cubique : en sorte que la division donnera toujours un reste... Ces considérations m'ont fait présumer que les faces des cristaux secondaires ne doivent pas être considérées comme des plans géométriques, mais qu'elles étaient pleines de petites irrégularités : en sorte que leurs lames, au lieu d'avoir leurs bords de niveau, les avaient disposées en retraite à peu près comme les degrés d'un escalier, et que même dans plusieurs cas indiqués par la structure, le bord de chaque lame, au lieu de former une arête continue était comme dentelé et formait alternativement des angles rentrants et saillants. Dans cette hypothèse, la plus naturelle et même, j'ose le dire, la seule raisonnable que l'on pût imaginer, les parties d'une forme en quelque sorte étrangère qui occupaient le contour des lames n'offrait qu'une apparence trompeuse ; et en supposant les divisions mécaniques du cristal poussées jusqu'à leur dernière limite, c'est-à-dire jusqu'au point d'isoler les molécules constituantes, ces pertes s'évanouissaient entièrement ; il ne restait plus alors que des molécules exactement semblables entre elles et au noyau renfermé dans le cristal, dont la structure, considérée sous ce point de vue, se trouvait ramenée à une parfaite uniforniité. » On sait que cette conception s'est traduite par la théorie des décroissements . Elle a valu à la minéralogie géométrique d'immenses acquisitions en fournissant un procédé
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très simple pour suivre tous les passages d'une forme à une autre et pour expliquer les facettes qui remplacent, dans certains cristaux, les angles solides et les arêtes.
Dans la série des roches cristallines, le granit a toujours occupé une place à part et la question de son origine a fixé, depuis bien longtemps, l'attention des naturalistes.
La conclusion généralement adoptée a été que le granit représente la roche fondamentale et quoique Ton ait vu aussi que, suivant de nombreux avis, la matière initiale de la croûte terrestre a été toute différente, il est important de noter que Saussure admet que le granit est par excellence la roche primitive.
C'était avant lui l'opinion de Leibniz, mais pour des raisons qui ne pourraient plus être défendues*.
Durocher attribue l'origine du granit à la solidification d'un magma ayant la composition du pétrosilex. Et il admet la viscosité de la silice qui lui a permis de mouler les grains du feldspath à la suite d'un dépôt qui isole successivement les différents minéraux*.
Elie de Beaumont a insisté^, à la suite des recherches de Gaudin sur la propriété de la silice fondue de rester visqueuse, tandis qu il n'en est pas de même de l'alumine.
Cette observation parut un moment rendre compte de l'état du quartz dans les granits, état dont beaucoup de personnes se sont préoccupées