Comptes rendus de r Académie des Siiences, XX
3. V. d'ARCniAC. Histoire des Progrès de Lt Géologie de 1834 a 1845, t. I, p. 38, Paris, 1847.
L'ÉVOLUTION DES THÉORIES GÉOLOGIçi/ES
depuis Breislak. Elle a aussi servi de base aux idées que Fournet a développées en 1844 *.
Il voulait expliquer les empreintes de feldspath dans le quartz par la surfusion de la silice qui resterait liquide au-dessous de son point de fusion. La température s'abaissant convenablement, la pâte siliceuse cristalliserait à son tour ; et comme les corps peuvent n'avoir pas perdu toute plasticité il se serait produit des empreintes réciproques. La différence des fusibilités est cependant de plusieurs centaines de degrés, ce qui est une difficulté.
Mais déjà Buifon avait montré, et depuis longtemps, que le granit est complètement détruit par la fusion et transformé en verre, — non plus ce que Leibniz appelait du verre^ mais le verre véritable ^
Dès lors," on ne conçoit pas sa production par simple refroidissement du magma primitif.
C'est une sorte de voie mixte (eau suréchaufiFée de Sénarmont) et l'on ne comprend la genèse du granit par cette voie mixte, qu'après la constitution d'un substratum rocheux.
D'ailleurs, sous l'influence d'un échauflement convenable, un sédiment aqueux, de composition voulue et sous l'influence du métamorphisme, peut passer à l'état de roche gneissique.
Dans l'opinion de Delesse, « le granit ne présente aucun des caractères des roches ignées. Pour que ses minéraux puissent se développer, il suffirait qu'il formât un magma légèrement plastique; Tétude de certains gisements démontre