I. L Origine du Monde ^ p. 62. i vol. in-8», Paris
Il remarque, a Tappui de Laplace que si les planètes ont commencé par être rétrogrades, en conséquence de la distribution des vitesses en raison inverse du carré de la distance, elles sont devenues nécessairement directes, par suite de la marée énergique que la condensation solaire engendre dans la nébuleuse planétaire. Les planètes les plus voisines du Soleil ne peuvent échapper à cette loi à laquelle les plus éloignées seules peuvent se soustraire, ce qui expliquerait le sens rétrograde de Neptune.
M. Wolf objecte encore à Faye que la génération des anneaux intérieurs à la nébuleuse ne se comprend pas et il semble que le résultat final de leur condensation dut être une multitude de corpuscules planétaires.
La modification de Faye n'est d'ailleurs pas la seule qui ait été proposée à la théorie de Laplace. Il y en a même beaucoup d'autres.
De Boucheporn * pense que cette théorie ne s'accommode pas des exigences de la théorie chimique du granit. Xussi regarde-t-il les planètes comme étrangères au vSoleil. Selon lui, le Soleil n'aurait sa rotation que depuis que le système des planètes est entré dans sa sphère d'activité. Son atmosphère s'étendait plus loin que les orbites des planètes.
Kirkwood ^ a pensé que la nébuleuse pouvait s'être résolue en anneaux simultanés et non successifs. Le fait serait à rapprocher de certaines nébuleuses dans lesquelles on voit, en effet, de semblables anneaux.
1. Etudes sur /' Histoire de la Terre et sur les causes des révolutions de sa surface, in-S», Paris, 1844, p. 378.