‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 87 sur 190 · I. Comptes rendus, LXXVI, 1158, 12 mai · texte numérisé non relu

I. Comptes rendus, LXXVI, 1158, 12 mai

LES THÉORIES VULCANOLOGIQUES

dienne. Cette roche soumise à une température comprise entre le rouge orangé et le rouge blanc, se boursoufle subitement en une masse spongieuse. Après refroidissement, on la trouve alors fort analogue d'aspect avec la ponce, remplie de vacuoles et incolore. C'est un phénomène qui dès le début du XIX® siècle avait fixé l'attention d'Alexandre de Humboldt^ Il fit, pendant son séjour à Quito, des expériences qui montrèrent que le gonflement peut porter à cinq fois environ le volume initial. De retour en Europe et avec la collaboration de Rose et de Karsten, il échoua dans la tentative de recueillir* les fluides élastiques auxquels il semblait naturel d'attribuer le gonflement.

Spalanzani "^ reprit cependant la même manière de voir et étudia spécialement l'obsidienne de Lipari. Il ne recueillit qu'un volume insignifiant d'un gaz paraissant n'être que de l'air atmosphérique. Il pensa que les bulles sont lancées par la volatilisation de l'obsidienne elle-même. Mais il retira toujours de ces échantillons une petite quantité d'eau contenant de l'acide chlorhydrique.

Boussingault et Damour ^, dans un travail très précis, concluent que la tuméfaction de la roche vitreuse est due à « une émission subite de vapeur d'eau et d'acide chlorhydrique qui se manifeste aussitôt que la cohésion de l'obsidienne aifranchie par la chaleur, cesse d'être un obstacle à l'expansion des fluides ». Seulement, et sans que nous nous expliquions leur manière de voir, ils regar-

1. HuMBOLDT et BoNPLAND. Voya£^e aux régions équinoxiales du Nouveau Continent, I, i(ip, 1804.

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