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Cosmos, I

LES THÉOHIES VULCANOLOGIQVES

tater que de nombreux géologues crurent pouvoir conclure de leurs études que le foyer n'est pas sous la croûte, mais dans l'épaisseur de cette croûte.

C'est, par exemple, la supposition que développe M. de Lorenzo^ dans un mémoire intitulé Considera^ioni sulV origine superficiale dei vulcani. Suivant lui, il convient de rejeter l'hypothèse d'une masse centrale fluide qui alimente le volcan. Si on admet que le volume des matériaux rejeté est comparable à celui de la cheminée, on trouve que celle-ci ne peut pas commencer au-dessous de i ooo à 2 500 mètres de profondeur. Le poids spécifique moyen du magma éruptif est voisin de la moitié de la densité moyenne du globe tout entier et on peut en conclure que ce magma ne renferme rien qui provienne des zones internes. « Enfin les phénomènes éruptifs sont liés intimement aux phénomènes orogéniques et puisque ceux-ci sont superficiels, il faut que les autres le soient aussi. »

De son côté, M. Prinz^ dit qu'à son avis « les éruptions volcaniques ne proviennent nullement d'un magma central, mais plutôt d'un réservoir cortical ».

Ces conclusions sont complètement favorables â la théorie volcanique qu'on peut qualifier d'orogénique, puisqu'elle prend sa base dans les glissements selon les géoclases tectoniques des assises terrestres ainsi amenées à renverser leur première situation relative (v. p. 180).

1. Atti de la Reale Accademin di Science fisiche et mathematico' di Napoli, 2" série, II, n*> 7.

2. Bulletin de la Société belge de géologie^ de paléontologie et d'' hydrologie. 2° série, t. X, p. 157, 1900.

Origine DES roches éruptives. — L'origine si particulière des roches sorties des profondeurs du sol au milieu des détonations et des éclairs, a porté plus d'une fois les hommes primitifs à leur attribuer une composition exceptionnelle, ou à les rattacher à quelque fait miraculeux.

Pour beaucoup d'auteurs, Içs cendres volcaniques sont le résultat de la trituration des roches provenant des profondeurs, mais qui sont déjà solidifiées dans la cheminée au moment où l'éruption se déclaçe. Elles peuvent provenir d^une éruption antérieure. Il n'y a pas de ligne de démarcation entre les cendres, les lapillis et les gros blocs lancés : ce sont des produits de concassement plus ou moins fins de matériaux identiques.

Cependant on rencontre des cendres vitreuses, c'est-à-dire dépourvues complètement ou partiellement de la structure cristalline. Ce sont alors, dit-on, des produits de la pulvérisation de lopins de lave lancés encore liquéfiés dans l'air où ils se sont solidifiés sans avoir le temps de cristalliser. On a pensé que dans ce cas la pulvérisation s'est faite comme elle se produit dans une larme batavique dont la « queue » est brusquement brisée.

L'état cristallin des laves a donné lieu à de nombreuses interprétations et, dans le^nombre, il est intéressant de mentionner celles qui ont trait à la dévitrification de matières préalablement amorphes.

Dans cette direction, Boussingault et Damour^ ont étudié des phénomènes manifestés par l'obsi-

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