‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 93 sur 190 · Tsckermak minerlog. u. petrogra. Mittheilungen, XI · texte numérisé non relu

Tsckermak minerlog. u. petrogra. Mittheilungen, XI

;. 7*^ and 12^^ Ann. Rep. V. S. Geolgical Survey^ 1888 et 1891.

OÙ les volcans sont actifs, les andésites sont sensiblement neutres, c'est que ce temps a manqué.

Il présente comme confirmation les variations modérées des roches dans l'Amérique Centrale et au Mexique, où l'activité est encore sensible mais cependant peu accentuée.

M. Brôgger^voit dans les roches de Christiania les différents termes de la différenciation d'un même magma. En estimant la proportion relative des diverses roches granitoïdes, telles que granitite, granit sodifère, nordmarkite (ou syénite quartzifère) , akérite, syénite, gabbro et diabase, il en tire la composition moyenne du magma.

M. Brôgger rattache aux variations successives d'un même magma les éruptions si remarquables qui se sont fait jour à Tépoque triasique dans le sol du Tyrol méridional (Predazzo, etc.).

Beaucoup d'autres auteurs se sont livrés à des hypothèses de même genre, dans l'énumération desquelles il nous est impossible d'entrer. Le point à retenir, c'est que la succession de tous ces efforts paraît conduire de plus en plus à la continuité absolue des phénomènes volcaniques sans changement appréciable, depuis les origines jusqu'au moment présent.

Origine des gîtes stannifères. — Il nous reste à résumer un groupe de théories et de suppositions qui a contribué autant que les précédentes à effacer toute ligne de démarcation entre l'éruptionnisme ancien et le volcanisme.

Il s'agit de l'interprétation des fumerolles de

I. Die Eriipiiv^esteine des Kristianiagehietes, 3 vol. in-S*», Kristiana. 1894-1896.

LES THEORIES VULCÀNOLOGIQUES

tous les âges, qu'on avait tout naturellement commencé par méconnaître complètement.

Le type de ces formations est visible dans les gisements de fer oligiste et, par exemple, dans ceux de Rio-la-Marina, à Tîle d'Elbe.

Les célèbres observations de Gay-Lussac sur le dépôt fumarollien actuel de Toligiste sur les scories du Vésuve et la reproduction du phénomène à Tépoque tertiaire pour les trachytes du Mont-Dore, conduisent la théorie, comme par la main, vers l'interprétation dont il s'agit.

Et si ce terme (le fer oligiste) est commun entre les deux séries des fumerolles actuelles et anciennes, il jette le jour le plus éclatant sur l'origine et le mode de formation des autres gîtes bâtis sur le même modèle que les amas de fer spéculaire. C'est donc toute l'histoire des amas slannifères, avec ses variantes depuis les mines de magnétite, de pyrrhotine, de chromite et de platine métallique, jusqu'aux gisements de kaolin avec émeraude, apatite et tourmaline qui se trouve rattachée à celle du phénomène volcanique.

Enfin cette théorie féconde permet de s'imaginer avec certitude les conditions des laboratoires profonds où s'alimentent les volcans d'aujourd'hui au point de vue des exhalaisons gazeuses qui s'y rencontrent et qui ne peuvent procéder à la surface qu'à des travaux minéralogiques très atténués. A cet égard on peut présumer par exemple que dans les profondeurs des volcans très chlorhydriqués comme ceux des îles Hawaï, il doit s'élaborer à l'heure actuelle de puissants dépôts fumarolliens, d'oligistes ou de cassitérite, etc.

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