‹ L'évolution du Chartisme, 1837-1839Chapitre 16 sur 65 · Northern Slar, 2 juin · texte numérisé non relu

Northern Slar, 2 juin

2. Northern Star, 23 juin 1838, article <l.ms lequel est tormuN-e l.i tln-oiie de l'armée de réserve industrielle.

Et voici justement que le '21 juin, au meeting de Newcastle, Feargus O'Connor reprend l'idée affirmée par Harney de l'antagonisme entre les classes sociales ' : « La matinée était radieuse et les bannières des hommes libres, portant des devises de liberté, flottaient majestueusement au vent. La procession suivit Pelgrim Str»»et. i)ruyarament acclamée par les milliers de spectateurs massés aux fenêtres et sur les toits. La rue entière, large de plus de quinze yards, était, sur une longueur de deux miles, couverte d'une foule compacte: quatre cents bannières environ et quarante orchestres de musiciens bien choisis égayaient la scène. Les bannières étaient extraordinairemenl belles. Mr. Feargus O'Connor marchait à la tête de la Société Hibernienne avec trois de ses compatriotes, et il était précédé d'une superbe bannière de soie verte, large de lo pieds sur 12 et d'une splendide harpe décorée de la rose, du trèfle et du chardon. » Un ouvrier, James Ayr, prend tout d'abord la parole : « Je suis fier des milliers d'hommes qui se sont réunis aujourd'hui pour apporter leur hommage à l'autel de la liberté. Le glaive de l'oppression est suspendu sur eux; mais, s'il est nécessaire, ils sont prêts à brandir le glaive de la justice et à ne pas le rentrer au fourreau tant que justice ne sera pas rendue au peuple anglais accablé d'injustices et d'outrages. J'ai, avec insistance, cherché autour de moi un visage d'aristocrate afin de pouvoir lui dire à la face ce que je pense, mais je ne puis reconnaître Lord un tel ou le Duc de ceci ou de cela. Non, non, ils n'ont pas voulu affronter l'indignation des hommes de Newcastle. La liberté des affamés et des désespérés, de la veuve et de l'orphelin, et celle des générations futures dépendent de vous — leur attente sera-t-elle trompée? les intérêts des ouvriers sont partout les mêmes et leurs oppresseurs verront que les ouvriers sont sur le point d'être partout unis. Savoir, c'est pouvoir, et être unis, c'est être forts; l'union et la science, qui se répandent maintenant parmi le peuple, amèneront, je le prévois, et très prochainement, la chute de l'aristocratie par tout l'univers. Vous voyez les représentants du despote Nicolas et du tyran poli Louis-Philippe et les représentants de leurs frères en tyrannie assister au couronnement royal par une grande nation d'une petite fille qui ferait mieux de travailler à l'aiguille ; mais le peuple ne sera pas plus longtemps égaré par leurs somptueux

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