Northern Star du 13 juillet, p
peuple de s'armer jusqu'aux dents, de jeter bas les tyrans dont le pouvoir ne repose que sur la force i)l)ysiqne de meurtriers stipendiés... La loi n'existe en Angleterre que pour 700,000 individus vivant de Rentes, de Profits et d'Intérêts, et qui tentent de gouverner l'Angleterre par la force physique. Ne me parlez pas de la Reine ou de ses ministres, ou encore de la Chambre des Communes : ce ne sont là que les instruments des 700,000 monopoleurs dont je dénonce la conspiration contre le peuple... Les tyrans ne sont pas quelques hommes sur les bords de la Tamise. Non, les tyrans, ce sont ces hommes qui puisent leur fortune dans la sueur du peuple ; et, tant que les électeurs qui ont usurpé le gouvernement amèneront le peuple à dépenser sa force contre larmée et la police, il n'y aura aucune paix : aussi que ces hommes soient rendus responsables, je le répète, sur leur vie et sur leur propriété. « Bonterre demande à ses auditeurs si, au cas où les Conventionnels étaient arrêtés en masse, ils seraient prêts à proclamer la grève générale, toutes les mains se lèvent et, au milieu des cris d'enthousiasme, les résolutions suivantes sont adoptées à l'unanimité : « Au cas où le gouvernement persisterait à supprimer par la force physique les meetings constitutionnels du peuple, nous, hommes de Newcastle,qui mettons notre confiance en Dieu et restons fermement attachés à nos droits et à la Constitution, nous sommes décidés à opposer à la force illégale la résistance constitutionnelle. »
On voit sous quelles impressions la Chambre des Communes, à laquelle la pétition avait été présentée le 14 juin, se réunit le 12 juillet pour entendre le discours que Thomas Atwood devait prononcer en faveur de la cause chartiste '. Comprenant sans doute qu'il est nécessaire de dissiper les préjugés hostiles aux Charlistes, le leader de Birmingham se défend tout d'abord d'être un agitateur et essaie de rattacher le mouvement à la réforme de 1832. Il déclare que le Chartisme n'a pas son origine dans les agissements de factieux : ce mouvement a commencé en 1829 et sa première étape s'est achevée en 1832 ; mais le Reform Bill n'a pas réussi à améliorer la condition du peuple et a même eu pour eflfet des mesures qui lui ont été contraires. En 1837 ses compatriotes ont fait appel à lui pour présenter leurs doléances et revendiquer le droit pour le peuple de vivre de son travail. La pétition a été