‹ L'évolution du commerce dans les diverses races humainesChapitre 109 sur 145 · I. Athènes et Sparte · texte numérisé non relu

I. Athènes et Sparte

Dans ce chapitre, nous avons à étudier le commerce chez les Hellènes, c'est-à-dire chez la plus intelligente des

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races aryennes, chez une race, que tous les peuples civilisés de rOccident peuvent, même doivent revendiquer et révérer comme leur initiatrice intellectuelle. Sans doute les blancs do rinde et de la Perse sont aussi de souche aryenne ; niais ils n'ont guère, avec nous Européens, de consanguinité morale et même mentale, peut-être parce qu'ils nous ont de trop longue date devancés dans la civilisation et par suite n'ont pu nous servir d'instituteurs. En Grèce au contraire, et de quelque côté que nous envisagions ce pays d'élection, nous nous sentons presque chez nous.

Mais il y a pourtant Grèce et Grèce, ou plutôt il a existé en Grèce un Etat, dont la civilisation de genre plus archaïque a contrasté avec les autres cités helléniques et particulièrement avec la première de ces cités : avec Athènes. A vrai dire, en Grèce, Sparte représenta le passé; elle fut comme une survivance des clans primitifs, au moins de certaines de leurs mœurs. On y éprouvait si peu le besoin de rayonner à l'extérieur, que, pour en sortir et voyager à l'étranger, il fallait une permission spéciale des éphores (1). L'intégralité des droits civiques était le privilège exclusif des citoyens résidant à Sparte même (2). L encombrante monnaie de fer, legs des âges primitifs et très analogue à celles qui ont cours aujourd'hui encore dans certaines régions de l'Afrique centrale, contribuait à chasser de la cité tous les arts de luxe et surtout entravait le commerce avec les étrangers (3). Tout autre était l'esprit d'Alliènes. Ce futmêmeplutôtpar l'excès contraire, que pécha la cité deSolon et de Périclès : pour son temps, elle futpeuttHre Lrop ouverte et trop commerçante. Mais Sparte joue, en *irt'ce, le rôle d'une intruse et, quand on parle de la Grèce en général, c'est particulièrement au pays de Minerve qu'il

(1) Schœmann. Antiquités grecques. 316-

(2) Schœmann. Loc. cit., 256.

(4) Plularque. Lycurgus, XIV.

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faut penser ; car ce fut surtout à lui, que ressemblèrent plus ou moins les autres cités helléniques de l'Europe et de l'Asie, du continent et des îles.

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