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La tolérance hydrocarbonée est de 91.
Pendant toute l’année 1931, la malade ne consulte que deux fois. Légère glycosurie. Poids stationnaire. Elle se fait toujours 40 U. d’endopancrine.
Au début de 1932. Abcès de la fesse que l’on incise. On injecte momentanément 80 U. d’Insuline, puis on la laisse définitivement à 60 U.; la glycosurie persistant toujours.
Elle revient demander conseil le 19 novembre 1932. Poids stationnaire : 62 kilos. Toujours une légère glycosurie — sans acétonurie. Reçoit toujours 60 U. d’Insuline. Bon état général.
Le régime étant de 151 H. C. totaux, la tolérance hydrocarbonée est un peu inférieure à 76 (151 — 60 x 1,25 — 76), au lieu de 151, quatre ans et sept mois auparavant.
CoxcLusioNs : L'évolution de ce diabète avec dénutrition est typique.
En 4 ans 1/2, la tolérance aux hydrates de carbone totaux diminue de 50 %. Encore, une surveillance médicale minutieuse exercée par le Docteur Brrx semble retarder l’évolution et permet, fait digne de remarque, le maintien d’un équilibre parfait pendant toute la durée d’une grossesse. L’accouchement est le signal d’une grosse poussée évolutive qu’on parvient à enrayer mais qui fait franchir une nouvelle étape à la maladie.
Cependant l’augmentation progressive de la dose d'insuline de 20 à 60 U., associée à un régime réduit bien observé, permet le maintien d’un excellent état général, puisque le poids de la malade, égal à 57 kgs 4 en février 1928, est de 62 kgs en novembre 1932.
Diabète avec acidose. Cirrhose hypertrophique. M. Bon... Louis, 38 ans, chauffeur d'automobiles. Diabète découvert à l’âge de 34 ans en juillet 1928, du fait de troubles très accusés apparus assez brusquement. Polydipsie intense (boit 5 1. par jour) ; Sans polyphagie ; Polyurie ; Grande asthénie ; Amaigrissement en quelques mois de 67 kilos à 55 kilos, taille de 1 m. 64.
Le malade est traité par un médecin qui, constatant une importante glycosurie, lui fait quelques injections «’Insuline et lui conseille un régime réduit, mais riche en viande et en pommes de terre. La polydipsie et la polyurie diminuent mais l’asthénie persiste.
En septembre 1928, la glycosurie est de 200 à 250 gr. par 21 heures pour une diurèse de 3 à 4 1. et correspondant à un
gime de 260 gr. environ d’'H. C. préformés.
Bref, l’acétonurie apparaît, la fatigue s’accuse davantage, l’'amaigrissement s’accentue encore (poids : 54 kilos), et le ma'ade consulte à l’Institut Pasteur, qui l’adresse à ia Con- “ultation du Service de M. M. Labbé, le 20 octobre 1928.
Il est d’abord soumis à un régime surtout végétarien, qui fait tomber en quelques jours sa glycosurie à 0; l’acétonurie ne disparait qu'avec l’emploi de l’Insuline (20 Uniies).
Puis on lui donne un régime mixte de 190 H. C. totaux, avec une dose d'Endopancrine finalement portée à 40 U.
Les moyennes du mois de novembre 1928 s’établissent ainsi :
Glycosurie : 22 gr. par 24 heures.
Acétonurie réduite à 0.
Insuline injectée : 25 U. 8 par 24 heures.
Poids passant de 54 à 55 kilos.
Tolérance hydrocarbonée de :
190 — 22 gr: — (25,8X1,25—32,25) — 135,5.
Le malade quitte le service avec une glycosurie finalement réduite à 0 et une dose d’Insuline ramenée à 20 U. par 24 h.
Pendant son séjour, l'examen physique et linterrogatoire mettent en lumière certains points :
L'existence d’un gros foie, non douloureux
D'une grosse rate ;
D’une diminution des réflexes rotuliens ;
Très vraisemblablement d’un éthylisme discret.
Les autres organes, Cœur et poumons sont normaux.
L'étude des antécédents ne révèle pas de maladie antérieure; pas de syphilis.
Il est marié, père d’un enfant bien portant.
Le malade n’a jamais été gros mangeur, ni obèse.
Par contre sa mère était obèse, mais non diabétique, pesant environ 75 kilos pour une taille de 1 m. 68.
Il a plusieurs frères et sœurs bien portants ; un frère, mort en Amérique de congestion pulmonaire, aurait été diabétique.
Pendant l’année 1929, la giycosurie reparaît par intermittences, légère, ne dépassant pas 24 gr. par 24 heures.
L’acétonurie est nulle. L'état général est bon et ie poids augmente à 57 ou 58 kilos. Le malade s’injecte 30 U. d’Endopancrine par jour.
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Au début de 1930, il maigrit pesant 51 kilos, se sent fatigué, mais le diabète reste bien stabilisé, avec le même régime et a même dose d’Insuline (glycosurie de 14 gr. par 24 heures le 17 mars) sans acétonurie.
On l’hospitalise de nouveau pour explorer ses fonctions hépatiques.
A l'examen physique. — Le foie est très hypertrophié, ‘°scendant au niveau de l’ombilic. En haut, sa limite répondant au cinquième espace intercostal, la hauteur de l’organe st de 22 cm. A la palpation, il paraît dur, mais lisse et mobile.
— La rate elle-même est hypertrophiée.
— Les réflexes rotuliens paraïssent abolis; le réflexe achilléen droit est normal, le gauche semble aboli. Les réflexes pupillaires sont normaux.
L’exploration fonctionnelle du foie par les procédés de laboratoire indique un état hépatique très satisfaisant, ainsi qu’en témoigne le bilan suivant :
VOIRE TES AULINES RE ee cc 1590 DEN STEP RE ER RS No 1020 ATOUT CR ES ee le à 0 OBODLNT ER RE Re ee An tte 0 PSM es DATES SR eee ne is ae 0 S'AISRDIUT ES PRE RER ee Ur era 0 LE Re eo MR D A re 34,5 AZOCRULÉIUE nee an eee che EUR 16,128 A ZOTERTO IA IR ARE ne PRE ne pit 19,12 ATAMON IA QUE ER NC Rte rt na 0,911 AR N RES PR A A jan 0,75 ACITESEATINÉ SR M Core 0,179 AZ RE RS CR ee ts 0,147 AOC EL OO Ed a aa ln NS Dee ae K4,3 %o AO LA RP A nn ee
AM ANT à D ae ee RO CE TOR EE 5,8 % NAS. HOUR dd ds EC ON RE re EE NE ES
AV ON NE RE RE ON RCE 0,7 % EAP O DATES RE A na ER ME Te ste
L'examen des selles montre une évacuation un peu accélérée avec flore microbienne prédominante de putréfaction sans parasites, une bonne digestion des tissus conjonctif et musculaire, des graisses, mais une assez mauvaise digestion des hydrates de carbone.
Le malade sort de l’hôpital, son état s’améliore progressivement pendant tout le reste de l’année 1930 : le diabète reste stabilisé, la glycosurie est absente pendant d’assez iongues périodes ; lorsqu'elle reparaît par intervalles, elle est inodérée de 10, 15, 30 gr. par 24 heures; il n’y a jamais d’acétonurie.
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Cependant la dose d’Endopancrine a dû être portée à 40 U. par 24 heures au lieu de 30.
Le poids atteint 61 kilos en décembre 1930, en augmentation sensible.
En avril 1931, nouvelle hospitalisation pour un abcès de la fesse consécutif à une injection d’Insuline mal faite. Glycosurie légère, réactions de Gerhardt et Legal positives à l’entrée. Tratiement par deux injections de Propidon et incision de l’abcès, tout rentre dans l’ordre.
Pendant les trois semaines de séjour dans le service, les moyennes s’établissent ainsi :
Glycosurie : 13 gr. par 24 heures.
Acétonurie ne se réduisant à 0 qu’assez lentement accusant la poussée acidosique.
Endopancrine injectée : 40 U. par 24 heures.
Régime mixte comportant 153 H. C. totaux.
Tolérance hydrocarbonée de :
15313 — AONXL25—50) —"90" Contre 135,5 deux ans et demi auparavant.
Pendant le reste de l’année 1931 et l’année 1932, le bon équilibre se maintient, mais avec une dose d’Insuline encore plus forte, portée à 50 U. par 24 heures.
La glycosurie est intermittente et légère.
L’acétonurie ne reparaît pas.
Le poids se maintient entre 60 et 62 kilos.
Le régime mixte établi apporte 145 gr. d’H. C. totaux.
En février 1933, la tolérance hydrocarbonée est encore en baisse malgré l’état général satisfaisant du malade, atteignant au maximum :
145 — (50xX1,25—62,50) — 82,50 contre 90 vingt mois auparavant, et 135,5 il y a quatre ans.
Conczusions : Cette observation est encore un beau schéma de l’évolution du diabète avec dénutrition azotée, évolution masquée et retardée par l’insulinothérapie. En 4 ans la tolérance aux hydrates de carbone totaux enregistre une chute de 40 %.
Récemment, avec une dose d’insuline de 50 U.
contre 20 U. au début du diabète, l’état général du malade est excellent.
IT est, malgré l’insuline, des diabètes graves particulièrement évolutifs. L'observation suivante en donne un exemple :
PT. De
Diabète avec dénutrition.
Mme Ba..., 32 ans.
Diabète avec dénutrition découvert en octobre 1931, du fait de troubles importants apparus assez rapidement.
Polydipsie.
et polyurie intenses (5 1., 6 1., 7 1. par 24 heures)
sans polyphagie,
glycosurie de 133 gr. par 1. et de 550 à 650 gr. environ par 24 heures.
Acétonurie alors non recherchée.
Amaigrissement de 3 kilos en quatre mois (de 48 à 45 kil.).
La malade consulte un médecin, qui prescrit un régime réduit, mais restant large en hydrates de carbone, et sans insuline.
En novembre et décembre 1931, la polydipsie et la polyurie diminuent, la glycosurie descend à 50 gr. environ par 24 heures mais l’amaigrissement s’accentue, atteignant 10 à 12 kilos depuis 6 ou 7 mois : le poids est tombé à 36 kilos (pour une taille de 1 m. 50).
En janvier 1932 survient un coma diabétique : il s'annonce par des troubles digestifs avec vomissemeuts, une astñénie intense avec courbature généralisée, puis la respiration devient rapide et stertoreuse et la malade perd connaissance. Un mé- Gecin appelé d'urgence établit l’insulinothérapie active, qui sort la malade du coma. Il la fait hospitaliser à l’hôpital Bon- Secours. Elle y reste 10 jours : on continue à l’y traiter avec un régime mixte réduit et une dose d’Insuline de 20 U. par 24 H. : la glycosurie n’aurait pas disparu.
Bientôt le 12 mars 1932, elle est admise dans le service de M. M. Labbé, à la Salle Bouillaud.
À son entrée, la glycosurie est de 110 gr. par 24 heures avec fortes réactions d’acidose; le poids est de 38 kilos 150.
L'étude des antécédents apprend que la malade n’a jamais été obèse ni forte mangeuse; elle est mariée, mère de quatre enfants tous bien portants :
Une petite fille de 9 ans 1/2, une autre de 5 ans;
Deux jumeaux, fille et garçon, nés en juin 1931, trois mois avant l’apparition du diabète.
En 1922, elle a fait, lors d’un accouchement une fièvre puerpérale et une pleurésie purulente, dont elle s’est bien remise.
Son père est mort subitement vraisemblablement d’ictus apoplectique, à l’âge de 60 ans, étant obèse et pesant 75 kilos pour une taille de 1 m. 60.
Sa mère, âgée de 60 ans, est bien portante mais pesant 75 kilos pour une taille de 1 m. 70.
La malade a six frères et sœurs bien portants.
A son entrée, on soumet d’abord la malade à une cure de légumes verts, puis à un régime mixte réduit, associés à l’insu-
linothérapie.
Les douze premiers jours de son hospitalisation, les différentes moyennes s’établissent ainsi :
Moyenne hydrocarbonée du régime : 105 H. C. totaux.
Moyenne de glycosurie : 25 gr. par 24 heures.
Moyenne d’Endopancrine : 59 U. par 24 heures.
Pendant cette première période, le poids s'élève déjà de 38 à 39 kilos, l’acétonurie est réduite après quelques jours.
La tolérance hydrocarbonée est de
Les jours suivants l’Insuline est augmentée à une moyenne de 68 U. par 24 heures, le régime est porté à 147 H. C. totaux, la glycosurie disparaît, l'amélioration se précise.
La tolérance hydrocarbonée est en hausse notable, atteignant :
147 — (68xX1,25—85) = 62.
Enfin, dans une troisième période échelonnée sur 20 jours, le redressement est encore plus frappant; le régime est porté à 179 H. C. totaux; la glycosurie reste nulle ou réduite à des traces indosables; il n’y a pas d’acétonurie; surtout le poids est en hausse importante, chiffrent 44 kilos contre 38 à l’entrée.
Régime : 179 H. C. totaux.
Moyenne d’Endopancrine : 67 U. par 24 heures.
La tolérance hydrocarbonée atteint :
La malade quitte le service le 23 avril 1932, en bon état physique, équilibrée avec 70 U. d’'Endopancrine.
Si l’on calcule la moyenne de tolérance hydrocarbonée sur l'ensemble de ce premier séjour dans le service (12 mars-23 avril 1932) on la trouve égale à 54,5.
Les mois suivants, le bon équilibre se maintient; la malade suit bien son régime; elle s’injecte chaque jour une dose d’Insuline égale à 70 U; son poids s’élève progressivement jusqu’à 50 kilos, redevenant égal à ce qu’il était autrefois. Cependant, la glycosurie reparaît légère, mais persistante, et tous les mois, au moment des règles, elle constate la réapparition passagère de l’acétonurie.
En août 1932, devant une acidose assez marquée, on doit élever l’Endopancrine à 90 U. et réduire le régime à 161 H. C. totaux. La malade continue à se bien porter.
Elle est hospitalisée dans le service pour la deuxième fois le 23 novembre 1932, pour se faire déssucrer et faire tenter une diminution de la dose d’Insuline.
Les dix premiers jours, les différentes moyennes s’établissent ainsi :
Moyenne hydrocarbonée du régime : 123,5 H. C. totaux.
Moyenne de glycosurie : 35 gr. par 24 heures.
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Moyenne d’Insuline : 81 U.
L’acétonurie persiste, le poids se maintient aux environs de 50 kilos.
La tolérance hydrocarbonée est de :
PASSES 1,25 — 104525) —<35— 1275 (tolérance négative).
Les huit jours suivants, la situation s’améliore grandement.
Régime de : 150 H. C. totaux.
Moyenne de glycosurie : 19 gr. par 24 heures.
Insuline : 70 U. par 24 heures.
L’acétonurie n’est plus qu’inconstante, le poids se maintient.
La tolérance hydrocarbonée est en hausse notable, égale à :
150 — (70xX1,25—87,50) — 19 — 43,50.
Les huit derniers jours, l’acétonurie, bien que légère, est toujours persistante. Les moyennes indiquent une situation sensiblement analogue.
Moyenne hydrocarbonée du régime : 153 H. C. totaux.
Moyenne de glycosurie : 13 gr. par 24 heures.
Insuline constamment à 80 U.
Tolérance de : 153 —— (80x1,25—100) — 13 — 4©.
Le 14 décembre 1932, la malade est obligée de quitter le
service pour s'occuper de ses enfants; chez elle, elle continue à bien suivre son traitement, mais se surmène. Le 21 décembre, après déjeuner, elle est prise d’un vertige, avec grande lassitude, l’obligeant à se coucher; vers 17 heures, elie tombe dans le coma diabétique. Un médecin, appelé d’urgence, fait injecter 100 U. d’Insuline de 17 à 23 heures, puis le lendemain 180 U. de 1 heure du matin à 16 heures. La malade est alors transportée dans le service : le coma commence à se dissiper.
A son entrée, la respiration est encore tertoreuse, elle a de l’écume aux lèvres. La glycosurie est nulle, maïs il y a encore de fortes réactions d’acidose. L’insulinothérapie activement poussée, associée à l’emploi du sérum glucosé, a finalement raison du coma. La situation se rétablit.
Les moyennes établies sur une nouvelle période de 20 jours, du 8 au 28 janvier 1933, ne traduisent pas de changement appréciable.
Moyenne hydrocarbonée du régime : 146 H. C. totaux.
Moyenne de glycosurie : 29 gr. 4 par 24 heures.
Moyenne d'insuline : 65 U. par 24 heures.
L’acétonurie finit par se réduire à des traces.
Le poids reste toujours aux environs de 50 kilos.
La tolérance hydrocarbonée est de :
Si l’on calcule la moyenne de tolérance hydrocarbonée