EL TE
3° Enfin phase d’acidose grave, aboutissant au coma et à la mort.
Autrefois, l’enfant diabétique mouraïit, le plus souvent, en deux ans.
L'observation suivante, déjà publiée par M. Marcel LaBgé, exprime bien quelle était alors cette triste réalité :
Henriq.….
En 1907, à l’âge de 11 ans, à la suite d’une angine compliquée de bronchite et qualifiée de grippe, apparaît le diabète. L'enfant a un appétit féroce et mange beaucoup. Amaigrissement rapide. Très déprimé. Soif très vive.
Le 23 février 1908, on découvre le diabète. L’enfant rend 3 litres d’urines, avec 156 grammes de glycose. On le met au régime et trois jours plus tard la glycosurie tombe à 56 gr.
Le 13 mars, glycosurie de 63 gr. avec un régime qui fournit environ 170 gr. d’H.C. (préformés). L'enfant est très nerveux, très agité. Cependant il a repris du poids et pèse 32 kgs. Foie hypertrophié. Réflexes rotuliens normaux.
Il est alors mis à un régime plus sévère et la glycosurie cesse. Dix jours plus tard , on fait, durant trois jours la récolte des urines et des matières pour l’analyse chimique :
Urines (moyenne par 24 h.)
OUARTITO TT SR re Re 133080:
ACTRICES AE EE 3,26 EXTÉPAIRRIOLALEE RS SORTE 78,33 EXÉPAI CAIN ÉTAT RE 21,01 VV RIE MAN CURE CAPS SERPENT ARTE Le 21,06 LPO ARE OP RSS 38,43 ABOU ER SRE RERO APS 17,95 Puriness RE 0,13 Indose organique + dc. 8,38 Rapport azoturique ............ 85 % GIPCOSRRL NT RE ANNEE ne 0 Pisments biliaires #27 traces Acide diagétique ..........4... 0 Fèces
Quantité sr Rene 133 Extrait is PR RE rer 26,73 NECL "2 SRE ON ER ER Le TPE 2,5 GFAÏSSES ee RSS Re 6,5
À PT CP Oh mn 0 PR à à traces
on
Le bilan azoté des trois jours d’épreuve donne :
AZOLOINDÉTÉET AE ee Re a. à 68 gr.
Azote excrété : Urinatre nee 63,36 Fécaleserce mi 7,50 70,86 DÉC 0 12/86
“ qui correspond à une dénutrition azotée de 0 gr. 95 par our.
Le régime apportant alors 25 gr. d’H.C. préformés environ, le malade a certainement une tolérance pour les hydrates de carbone.
3 octobre 1908. — L'enfant ayant fait des écarts de régime et mangé des fruits et du pain, a eu, une glycosurie passagère. Bon état général.
Pendant les années 1909 et 1910, l’enfant se maintient sans glycosurie, grandit, prend du poids et des forces, pèse plus de 36 kgs.
A ia fin de 1910 se produit une aggravation : la glycosurie reparait et persiste malgré un régime hydrocarboné plus réduit et bien observé. Enfant de plus en plus nerveux, maigrit, a de la diarrhée.
Le 21 juin 1911, enfant affaibli et amaigri. Peau sèche. Foie normal. Réflexes rotuliens conservés. Avec un régime fournissant environ 30 gr. d’hydrates de carbone préformés, glycosurie de 30 gr., la tolérance hydrocarbonée a disparu.
Signes d’acidose :
diacéturie acétonurie aminoacidurie abondantes
Le traitement alcalin l’améliore.
En 1912, même état général. Malgré l’acidose persistante, l'enfant poursuit ses études avec succès. Deux cures de Guelpa font cesser passagèrement la glycosurie, mais ne donnent aucun résultat définitif.
En octobre 1912, mort dans le coma.
LE Ainsi, cet enfant diabétique a été soumis à une observation médicale régulière, à un régime toujours
bien adapté, à une bonne surveillance familiale. A force de soins, on parvient à retarder la mort, mais
on ne l’évite pas.
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Avant la découverte de l'insuline, les régimes les meilleurs, les diètes sévères utilisées depuis ALLEN, ne pouvaient que prolonger un peu l'existence de ces malheureux enfants.