III. — Autres dispensaires de cure
D’autres dispensaires de ce genre sont encore à étudier qui présentent quelques particularités qui vont nous acheminer vers un type proche du type définitif.
Ce besoin d’extension commence à se faire sentir au Dispensaire antituberculeux du XI° arrondissement de Paris. « Le dispensaire antituberculeux, nous écrit le docteur Petit, doit être un dispensaire de traitement auquel il faudrait adjoindre une colonie de vacances pour les enfants et un établissement de convalescence pour les adultes. »)
Au Dispensaire Omer-Talon (Paris), les malades jugés curables au sanatorium, ceux jugés aptes à bénéficier d’œuvres de bienfaisance privées recoivent les recommandations nécessaires. y
C’est là la première manifestation du besoin qu'ont les dispensaires de disposer de moyens plus étendus. Ce même besoin se traduira sous des formes plus nettes.
C’est ainsi qu’à Lyon, le Dispensaire général créa, en
1903, un service antituberculeux dont le double but est le
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traitement de la tuberculose pulmonaire et la prophylaxie. Dans ce service antituberculeux, on retrouve les principes fondamentaux du Dispensaire général, œuvre de bienfaisance. L'organisation intérieure ne présente pas de particularités; on y rencontre les mêmes idées directrices que dans les autres dispensaires. Maïs il convient de noter que selon l’avis du docteur Rome: « le dispensaire antituberculeux idéal doit, par lui-même ou d’aecord avec d’au- tres œuvres, assurer:
» L'assistance à l’hôpital pour les malades graves;
» La cure au sanatorium pour les malades curables ;
» Le placement des enfants à la montagne ou à la mer;
» L'assistance à la famille du tuberculeux mis au repos ;
» La lutte contre l’alcool. ».
Et, de fait, le service antituberculeux du Dispensaire général de Lyon, obtient la réalisation de ces divers desiderata par de fréquents rapports de bon voisinage avec l’administration des hospices civils de Lyon, avec le Sanatorium d’Hauteville, avec l’Hospice maritime de Gien, etc., etc. |
A Lyon encore, une autre organisation nous montre le dispensaire élargissant sa doctrine, augmentant ses moyens d’action: le Dispensaire antituberculeux de Lyon (Dispensaire J. Courmont, dépendance de l’Institut bactériologique), constitué et organisé selon le type Calmette, pratique, par un accord avec le bureau de bienfaisance, la thérapeutique du tuberculeux au dispensaire, et cela, sans grever aucunement son budget; les médicaments étant fournis aux frais du bureau de bienfaisance qui donne également les secours en charbon, pain, pommes de terre.
Nous venons de voir ces dispensaires s’efforcer d’augmenter leurs éléments de lutte: avec la cure du tubereuleux, ces dispensaires s’adjoignent directement ou indi-
SLT EUR rectement, qui le sanatorium, qui la galerie de repos, qui l’œuvre (Grancher. Tous ces divers éléments ont une grande valeur dans la lutte antituberculeuse, et nous allons voir une organisation nouvelle les grouper autour du dispensaire en un véritable syndicat de lutte antibacillaire.