‹ L'évolution du droitChapitre 14 sur 233 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

LA NOTION DE FINALITÉ CHEZ L'ANIMAL, COMME POINT DE DÉPART DU PROBLÈME DE LA FINALITE CHEZ L'HOMME.

14. Mécanisme du vouloir animal. — Nous avons abouti à cette conclusion qu'il n'y a point de vouloir sans but; mais nous ignorons encore ce que c'est que le but. Nous nous sommes contentés provisoirement de dire que c'est la conception d'un événement futur que la volonté tend à réaliser. Mais cette définition est incomplète. Elle en appelle une autre plus exacte.

Les termes dans lesquels nous poserons la question en simplifieront ou en compliqueront la solution. Nous pouvons aller à la recherche du but là où il s'épanouit en pleine floraison : au milieu du déploiement du grand drame de la vie, dans la cohue désordonnée des aspirations humaines : mais, insaisissable Prêtée, à la forme toujours changeante, il risque de nous y échapper. Il est une autre place où nous pouvons le trouver, et où la simplicité de son aspect nous le fera discerner sans crainte d'erreur : c'est lors de sa première apparition sur la scène de la création, dans la phase élémentaire de la vie animale. C'est donc là que nous allons essayer de le reconnaître.

Si nous demandons à l'animal ce que c'est que le but, il est un acte dans sa vie qui nous fournira la réponse : c'est le boire. Analysons les éléments de cet acte.

L'animal boit, l'animal respire : ce sont là des fonctions

Page 1