III
et commençant déjà à revêtir une forme caractéristique. Plaoé en dehors do péritoine il f eçoit èM taisseaair par sa lioe pestérieore»
Dans la seeciiide ^ il ti'à plyft de èonheiic^ns <tif*éTee le
conduit eicrélenr du canal du corps de Wollî, et plus spécialement avec un repli particulier, le ductus de Hun^ te# étendu de la partie supérieure de l'abdomen à là région inguinale « tout le long de la région Idftihaire et iliaque; e*ctot le long de ce repli que s*aocotDplît cette migration si reinai qual>le du testicule et que 1 on désigne SOUS le nom de descente du testicule.
La iroiaiéme époque omncide avec l'arrivée du testicirte dana le canal inguinal.
La quatrième enfin , esit caraotérisée par sa descente dans le scrotum où il doit conserver ane position permanente.
Nous avons à peu prés mentionné tout ce que le lesti^ cnfe préamte de remarquable à la première époque éë son développement; les particularités qurn'ont poifitété expliquées, trouveront pln^ natnrellenNint leur place dans la suite.
Deuxième époqpie. Descente.— A ce temps du développé^ ment, les conduitsséminifèrcSyàpelneperceptiMes lorsque, l'organe était encore en phee, deviennent trèMiuinilîBstes^ la tunique albuginée elle-niémè 9 déjà pris stfÈi caractère propre. Pour constater ce progrès il est nécessaire d'enlever le péritoine placé au devant. C'est sans* doute au manque de pr écautîous priées à cet égarée autàni qnfà la variabilité dans^ Tépoque é'apparitiebdeaconflnitw séÉHn^irea ckoL lev divers aniaMWi: » qu^ii fami aàribvert le défaut d'accord qui règne dans les li'a vaux des obsérvateurs qui les ont étudiés.
Yaéentio, Katbke, soutiennent avoir Vu les conduits sè-* miniftrasy le teaticulé n'ajiatti p6i«M èheéveoMnmèneé,
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ou ne faisant que commencer à descendre; Œsterrercher ne croit pas que leur constatation soit encore possible; Valeûtin les faisait naître de languettes étroites ; fiischoff peilse qu'ils ont nne origtoeabsolometit semblable à celle des tob^ Urioifêres. Noiui ne décrirons pas plus ati long cette période de la fomrâtion des canaux dù testicule, quelque intérêt histolopfique qu'elle présente. L'histoire de sa migration convient mieux à notre sujet; la direction quHl suit dans son déplacement ést déjà indiquéé plus bàiit» c'est la direction dn ductas. Qo'esl«ce que c'eët que ce duetus ? Du rein au canal inguinal existe un repli très-apparent du péritoine couché tout le long de la région lombaire et iliaque. Il est immédiatement en connexion avec le conduit du cor ()s de Wolff. Gomme éttm tout sortr trajet du rein ter» la région lÉfguinéley le lesiii^ cule se trouve toujours avec lui , qu'il l'efface Même à' mesure qu'il descend, on a supposé qu il existait une cx>nnexion toute directe entre eux. Hunter Ta même considéré comme ayant pour fonciîon de diriger le teslicute.-^Un grand nonbte d^opiniona OM été émises de* puis Hunter, sur sa îiâture ; dans toutes e* semble s'sntacher à lui donner la même desliiiation. Seulement les opinions sont fort partagées au sujet de sa constitution anatomique. — Les uns le veurlent plein, les autres' ereox (Weber); celui-ci le tiém pleur être* de nailttreeil- Inlense (Curling ?) *, éteflui^Ul le cttoil iitfsèuleuï (Hunier» Curling, Cooper, Brugnone, Seiler, etc.); un autre le suppose hbreoi (Raihke). Esl-ïï plein, c'est un iii conducteur; creux, c'est un conduit; museuleux, il en^' traîne pstr la contractidii diss lbiseetfux« Si: la nature de ce dbttue ne peut fournil' te raison de la mi^ttonr de IW gane, if la trouve alors en lui-même ; il descend entraîné^ par son propre poids.
Tel est Fexposé des diverses opiniosifr ém«9es au sujet
du gouvernail de Hunier. Tel est l'exposé de la marcbe que suit le lesticule avant d'arriver au eanal inguinal. Lorsqu^il arrive à rorificeinterne de ce canal, il pousse
devant lui le péritoine, s'en coiffe, pénètre dans la fosselte inguinale, et entraine avec lui quelques fibres éparses de l'oblique interne de l'alKloffien; ce sont ces libres qui donneront naissance au muscle cremaster. Lorsque le testicule est une fois engagé dans le canal inguinal, on ne peut plus apercevoir de vosiigc du gubernaculum. On dit (ju'il reste alors confondu avec les [uniques du cordon.
£nÛD il sort par roriiice extérieur du canal inguinal et arrive dans, ses enveloppes» Si on a bien compris la manière dont il se comporte vis-Â-vis du péritoine au ihomenl où il le pousse devant lui, on concevra très-bien le mode de formation de la séreuse vaginale, propre et commune.
JLa descente du testicule est entièrement opérée du septième au huitième mois.
Ovaire. — Si nous prenons l'histoire de Tovaire où nous l'avons interrompue, nous voyons qu après avoir eu le même développement primaire que le testicule, il descend un peu comme lui, mais beaucoup moins cèpendant. Déjà la distinction entre les testicules et les ovaires est devenue plus njanifestt^. Le testicule se reconnaît à ses canalîcules; l'ovaire est caractérisé par des lignes parallèles dans l'intervalle desquelles sont déposés de gros globules; j'évolution fàit quelques progrès encore» et. Ton constate alors dans la substance ovari que des productions de tissus organiques infiniment plus élevés.
On se rappelle qu'en décrivaiil 1 ovule, nous avons déjà dit qu'on avait observé des vésicules de De Graaf, chez les petites filles immédiatement après la naissance. Ajout tons les quelques détails suivants qui se rattachent plus spécialement à l'histoire de l'ovaire; ils serviront de
complément naturel aul premiers. Valenlin les avait trouvées sur deslblus de vache. Mais Barry nous a donné des observaLiuiiî, bien plus curieuses encore. D'après cet auteur, ce ne serait pas seulement des vésicules de De Graaf que l'on rencontre dans les ovaires des petites filles, ou chez les fœtus femelles, mais bfen des ovules mêmes. Ces ovules sont faciles à constater dans la vie embryonnaire, même pendant les premiers mois : ils paraissait également avoir été aperçus dans l'espèce humaine.
Biâchoff assure que pour son compte il a parfaitement vu une vésicule qu*H n'hésite pas à considérer comme la vésicule germi native.
Ces vésicules avaient déjà été annoncées depuis longtemps sur les enfants qui viennent de naitre; mais, ainsi qu'on le sent aisément, elles étaient loin d'avoir la même significaiion.
L'ovaire ne quilte point la cavité abdominale quand son développement est complet, il reste tixé sur les parties supérieures du sinus urogénital modifié, comme on le verra un peu plus loin.^
Les conduits annexés aux organes génitaux formateurs, oviductes, spermiductes, ou conduits déférents, ont une évolution en tout point parallèle à révolution des premiers. La même incertitude que nous avons rencontrée dans les auteurs pour les organes urinaires» et les organes génj taux formateurs, se retrouve aussi lorsqu il s agit de déterminer l'origine précise des conduits excréteurs. Quelques auteurs les ont fait venir des corps de Wollf, comme on en avait lait provenir les reins, les testicules; Ils étaient le conduit du (H)rps de Wolff transformé. Évidemment, il y a eu confusion. Les oviductes, aussi bien que les spermiductes, ne naissent point du corps de Wolif. Ils existent en même temps que le conduit excré-
leur <]e cel organe, à cote tiu([uel ils soiU places. C'esl iDème là probableineul ce qui a occa&ioooé l'erreur , car il est impassible de ne pas reconnaître aujourd'hui que ia trompe, ainsi que les canaux déférents, ne naissent pas d*un blaslème propre comme tous les autres organes. Je ne dirai rien de la production de leur cavité, pour ne pas répéter ce qui a déjà été mentionné .plusieurs fois à propos de formations analogues.
Un mot seulement sur la terminaison de ces organes. La terminaison du conduit séminal , celle de Toviducte se lont de la môme manière, vers la partie qui deviendra plus tard appareil génital de réception. Us s'abouchent sur cette partie que nous avons appris à connaître sous le nom de sinus urogénital, et dont la transformation derniére nous sera expli(juée dans un moment.
L'extrcinité supérieure, testiculaiie cliez Thomme., de l orilice iVangé de la trompe, chez la i'emme se compose d'une façon toute différente. GhexHiomme» le développement se fait simultanément dans toute la longueur du canal déférent , et la jonction s opère en même temps à rextrémilé testiculaire et à l'extrémité urogénitaie. t extrémilé testiculaire est d'abord droite, mais bientôt elle se contourne , les vaisseaux séminiféres se groupent en masse et s*inflécliissent> et on les voit prendre cette apparence que nous connaissons chez, l'adulte sous le nom d'épididyme.
L'orifice supérieur de la trom[)e ne se réunit point avec l'organe générateur femelle^ Son développement s*arréte en quelque ^rle : au quatrième mois, chez Fembryon humain , il est déjà dilaté en entonnoir , et olïre à peu près rasjiect qu'il conservera dans la suite.
Peut-être serait-il bon déterminer 1 histoire des ovaires en rappelant une disposition qui n'a été qu'indiquée lorsqu'il a été question du corps de WoUf. Je veux par-
1er de. Lorgane de RosennmUer. Il est assez curieux pour mériter ici une mention spéciale.
« Dans les embryons femelles , on trouve un organe qui jid quelque analogie avec i^épi lidyiae, mais qui dispa- > raît bientôt , et que nous appellerons ovaire accessoire, w 11 s'arrête de très-bonne heure à un degré Inférieur de » formation , car ses canaux ne se continuent jamais avec » les oviductcs. Wrisberg l'avait déjà observé dans le co- « clion , et décrit sous le nom de corps panipiniforme^ » RoseamùUer l'a découvert dans les embryons huma.ins. » G*est un corps conique .et aplati contenu dans un repli » du péritoine, et dont le sommet se dirige vers Textré- »mité supérieure de l'ovaire. Il consiste en conduits » très-déliés , qui marchent llexueusemenl à sa base, » mais se redressent vers l'ovaire ei y disparaissent. Mec- » kel n'a pu injecter ces conduits ni par l'ovaire , ni par »roviducte. » (Rathke, dans la Phyg, de Burdach ,
Développement de l utérus et des vésicules séîrnnales. — Au perfectioonemenl organique des trompes et des canaux déférents se lie naturellement le perfectionnement de Futérusy du vagin, et de ce que Ton a considéré chez rhomme comme leurs équivalents, la prostate et les vésicules séminales.
£n parlant de la formation de la vessie, nous avons appris déjà une grande partie de ce qui a rapport à la formation de ces appareils si essentiels à la fonction génitale. Ainsi , nous avons vu le procédé particulier suivi par la nature, dans la disposition qu'elle donne au réservoir temporaire , que nous avons nomme le conduit ou sinus urogénitaly sur lequel les uretères se greffaient. . Lorsque nous avons parlé, il y a un instant , des conduits excréteurs des ovules et de la liqueur spermatique, nous avons dit également que, par leur portion infé-
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rieure , ils venaient se fixer aussi sur ce conduit urogé» nital. Les conduits des corps de Wolff, eux-mômes , y aboutissaient, ainsi qu'on se le rappelle. Le s'iuus urugéniiat est donc un réservoir commun aux sécrétions fournies par les corps de Wolff, par les reins, et par les conduits excréteurs des organes générateurs.
Ce qu'il y a de plus singulier, c'est que lor$qu*il rero^ plil celte fonction commune, il n'a point encore à l'extérieur d'orilice spécial. Ce n'est qu'un peu plus tard que cet orifice va s'ouvrir au dehors : lorsque le travail d*iso^ lement des fonctions sera opéré ou sur le point de l'être
On se rappelle le moyen à Taide duquel la fonction urinaire s'isole déjà de la fonction génitale. Nous avons vu comment une partie du conduit urogénital s'était spécialisée pour constituer la vessie, et comment il restait encore entre elle et le rectum une portion du sinus urogénital en disponibilité. C'est cette partie disponible qui lion ne iiiiplaïUation aux oviductes et aux canaux déCérents, et qui, sitôt cette implantation opérée, revct une forme différente dans chaque sexe. Chez le mâle , elle se resserre en avant, se dilate en arrière, et prend Tapparence plus ou moins parfaite de celte poche que nous
connaissons sous le nom de vésicules spermaluiues. Chez la femelle, elle conserve sa dilatation originelle vers le haut, et loin de se rétrécir par en bas, elle semble bien plutôt chercher à s'élargir. Lorsque son extrémité antérieure se hera mise en communication avec le dehors, ceeonduit for-^ mera le vaym. Vuiérus n'en est que la portion supérieure, et à ce temps de révolution, il est impossible d'établir entre eux la moindre différence. Il n'y a réellement pas de ligne de démarcation entre Ton et l'autre ; ce n*ési que plus tard qu*elle se manifeste. Dans le haut du con* (luit vaginal, les parois sedensifient; des cellules de sécrétion secondaire s'y déposent j un pli se dessine et
donne naissance à la rainure uléro-vaginale et au museau
de tanche.
Comme l'organisation des coiiduiis excréteurs du sperme ou de l'œuf, e( celle du canal , ou sinus urogénital » marchent d*un pas à peu prés égal ; il en résulte que chacun de ces organes prend une part sensiblement semblable à la réunion qui s'opère si l'un ou Taulre faiblit dans son dévelop|Mj;iiient. La disposition organique propre à celui qui conlinue sa marche prédomine. En général, c'est le siitus urogénital qui s'arrèle ; aussi chez les animaux, les trompes viennent constituer pres((ueen entier les ovaires, qui sont bicornes; cette disposition se rencontre parfois chez h temiue exceptionnellement. A en croire certains observateurs, les petites hlles auraiçnt toujours un utérus bicorne pendant la durée de ta vie embryonnaire.
Organes gémtam externes. Enfin, le conduit urogénitnl s'ouvre à l' extérieur. Et voici alors la disposition que Ton constate : la distinction des deux sexes est d'abord fort diilicile. Chez tous les deux , en avant de roriûce anal, qui vient lui-même de se compléter, existe Touverture urogénitale. La cloison de séparalion destinée à isoler l'urètre n'est point encore fin niée, du moins complètement. Sur sou pourtour on remarque en haut , un petit corps arrondi et allongé , terminé en avant par une portion globuleuse, en arriére par une bifurcation, dont chacune des branches descend sur les parties latérales gauche et droite. La lace iid'éneure est creusée d'un léger sillon, c'est le clitoris ou la verge avec son gland , ses racines et sa rainure inl'é* rieure, ceci se passe veirs la dixième ou la douzième semaine. Les parties latérales de ce pourtour constitueront • plus tard les jurandes lèvres. Chez le mâle ces parties latérales se i^uuissent, et donnent naissance à un raplie
médian , le raphé des bourses. Bientôt un pli cutané pa«
raît au-dessus du clitoris , il se prolonge latéralement. Ce pli n'est aufre chose que le capuchon du clitoris chez Tembryon Temelie. Il devient le prépuce chez l'embryon mâle. On a déjà reconnu les petites lèvres dans le pli décurrent placé sur les parties latérales. A ce moment » la cloison de séparation de l'urètre est complète, et Ton disiiiigue très- neltcment le méat urinaire. La membrane hymen apparaît un peu plus tard chez les petites filles, elle résulte d'une plicature cutanée, comme Tes petites lèvres. La réunion médiane chez les mâles se prolonge jusque sous la face inférieure de la verge. Delà vient que le pli du prépuce n'est point ouvert par en bas comme le pli du clitoris. Ce mode de formatioo des organes génitaux extérieurs, est en général assez d'accord avec les observations des embryologîstes. C'est celui qui rend le mieux compte des anomalies de Torganisatton dans les divers cas si variés de monsii uusités, par défaut de développement des organes génitaux.
Il nous reste, pour terminer l'histoire des organes de la génération , à dire un mot des mamelles. Nous serons malheureusemènt très*brefs à leur égard. E^s renseignements concernant leur é vol m i ion inn m j ucii i ( ompléteînoiit . Meckel dit (Manuel d'amU) qu'elles sont déjà visibles au deuxième mois de la vie embryonnaire. Le mameloa représente une élévation à peine visible, et chose remar-' quable, à son sommet cependant, se trouve une ouverture assez large ; on en peut même exprimer par la pression un liquide lactescent. Elles ont donc une fonction pendant la vie intra-utérine. Le liquide quelles sécrètent est versé dans la cavité amniotique, comme le produit <les diverses sécrétions du fœtus. Seraient-elles donc un or^ gane de dépuration du sruig, un (ngaiie d'hémalose. On' serait tenté de le croire. Ne sait-on pas en eifet que des
inamelles trè$- grosses ont coiocidé queiquefois avec rîDflufiisanoe ou « la faiblesse de la respiration. »
(Husclike, EncycL anat. , p. 490.)
Des (rois période.^ .sucL essiues donl .se nnnposela vie intrautérincn Les diilérentes phases de révolulioD que nous venons de parcourir constituent dans leur ensemble la vie intra-utérine Elle se partage en trois temps pour Tordre d'appnritîon et de développement des org;mes.
On nomme germe les picmiers liiiéarnenls du nouvel être. On le voit apparaître ei se développer pendant les quarante premiers jours après la conception. L'eMBavoii se caractérise par la formation complète et progressive de tous les organes; il commence aussitôt que le germe est distinct et se termine au quatrième mois, époque de iâ viabilité. Enlîn, depuis le niomeut où le petit est viable jusqu'à In naissance, temps employé à la perfection de Forganisme, c'est le rcevus ou l'état fostal.
De l embryon dans son ensemble. L\'îl»ide de Tendipyon et (lu fœtus , sons le rapport des formes et de iVnseiiiMe <|u'il peut présenter à divers moments de son évolution , ne manque pas d'intérêt, M* OUivier, dans son article (Kuf du Dictionnaire en 30 voluraei», s*est occupé de ce sujet ; mais les détails dans lesquels il est entré , et d'ailleurs Tabsence de faits sur la l'oniration rudiuientairo du nouvel être, laissent beaucoup à désirer ; Burdach a admis sept périodes » mais les détails dans lesquels il est entré , si nous voulions les reproduire, nous exposeraient à des redites que nous voulons éviter, et nous éloigneraient de notre but qui est d'exposer d'une mainère smuniaire révolution du foetus. M. Cruveilhicr qui a expose l'évolution du fcBtus ayant les pièces de M. Coste sous les yeux, nous servira de guide.
(UffHfatwtalkon extérieure dm embryon de vingt ù mmjt-cmq jours. Suivant M. Cruveilhicr, l'embr^pon huiuaiu n'est
bien observable à l'œil nu , qu'à la fin de la Iroisiénie semaine ; au vingt-cinquième jour il a de quatre à six millimètres dans son plus grand diamètre, on distingue facilement Textrémilé céphalique de l'extrémité caudale , il a une grande lesseniblance avec le foetus du lapin de même longueur , fait qui est on faveur de l'analogie de composition. A Tépoque primitive des êtres , la tôte est aplatie latéralement , les yeux sont très-écartés et rejetés sur le côté, ils se reconnaissent à une petite tache noire ; la mâchoire supériènîr ( sl k [trésentée par deux tubercules écartés i un de i autre; les narines sont également écartées par un bourgeon incisif; quant à la lèvre supé rieure> elle n'est point encore développée, il y a fusion de la bouche et des narines , de sorte que ces deux cavités n'en forment qu une; la mâchoire inférieure ne présente qu'une pièce avec trace de la division primitive.»
Au-dessous de la mAcboire inférieure on trouve de chaque côté trois fentes branchiales^ analogues, dit M. Gri^veilhierà celles des poissons. On admet généralement que la fenle supérieure deviendra l'oreille externe. Les poumons à celte époque sont constitués pur cinq a six lobes auxquels se rendent les bronches. Le cœur est déjà trésdéveloppé. Le foie est distinct; l'intestin est droit, mais il présente un renflement stomacal ; la partie inférieure de rintesliu se termine avec la vessie en un cloaque. Les corps de Woif existent, il u y a encore nulle dislinciion eûtre les sexes : une seule ouverture existe pour les organes génitaux et l'anus. Les membres supérieurs et inférieurs sont représentés par un petit renflement ou bourgeon latéral. La colonne vertébrale présente sa division en anneaux; aucun point d'ossilication n'existe dans le squelette. La vésicule ombilicale et l'allantoîde , avec les vaisseaux qui les accompagnent , sont très*distincles, le cordon ombilical est trè^court, il n'y a pas encore de placenta.
Description d un fœtus de 50 a 55 jours. A celle époque la vésicule ombilicale et i ou raque ue peuvent plus être suivis dans le cardon, les villosités du chorion sont seulement développées du côté du placenta. Le cordon ombilical, déjà plus long, permet la disposition en spirale, la têle du fœtus est déjà très-dé veloppée.
Les yeux sont rapprochés, les deux narines réunies» les deux bourgeons qui formaient la mâchoire supérieure, réunis entre eux et avec le bourgeon incisif, la lèvre
supérieure indivise , les fosses nasales sépaices cl dislinctcs de la buuclie. Le conduit auditif externe est bien formé. Le cœur, le poumon et le foie sont arrivés à un grand développement, à Tceil nu il n'est point encore possible de distinguer les sexes, quoiqu'il existe des traces des organes génitaux externes. Les corps de WollTsonl atropliiés et les membres se sont nolabiement développés.
Description du fœtus à 3 mois. Au troisième mois le floetus a 12 à 45 centimètres, tous les organes sont appréciables. Le placenta est complètement formé, les vaisseaux omphalo-mésenleriques ont disparu, les sexes sont de venus distincts à parlir de cette époque; toutes les modifications que va subir le fœtus vont surtout consister dans le dé^ veloppement de tous les organes dont nous avons observé des traces.
Si nous cherchons à déterminer le poids et la longueur du fœtus à diverses époques» ndus dirons avec M. Gazcâux: à la troisième semaine il a de 4 à 7 millimètres et pèse 10
à 15 centigrammes.
De la cinquième à la sixième semaine il a 0,0i5 de longueur et pèse I gramme.
A 60 jours it a 0,03 à 0,04 de long, son poids est de i2 à 20 grammes.
A dix semaines, 4 à 6 centimètres, poids 32 à 48 gr.
A la Un du iroisrènic mois, poids 100 à 125 grammes, longueur» 13 à 15 cealimèlres.
A quatre mois, loDguetir 16 à 20 ceotîm. , poids 230 à 200 grammes.
A cinq mois, longueur, 20 à 27 centim., poids, 250 à 350 gramuies.
A six mois, loog., 28 à 32 cent!., poids un demi-kilog.
A sept mois, longueur, 32 à 36 centimètres.
A hait mois, 40 à 50 centim., 2 kil. à 2 kil. et demi.
A terme il a 50 à 60 centimètres, poids, 3 kil. à 3 kil. et demi.
Les variétés de poids et de volume (|ue ie fœtus peut présenter à cette époque sont très-variables; nous ne croyons pas devoir y insister.
Des théories phîlosopliiqties sur févoht^on* La reproduction étant un des pliénomènes les plus curieux de la nature, a dû fixer l'altention de tous les philosophes et de tous les savants. Aussi que d'hypothèses plus ou moins ingénieuses» plus ou moins vraisemblables, ont été imaginées non -seulement pour expliquer la cause première de rêlrc, mais encore pour nous apprendre dans quel ordre s'achève l'évolution successive des organes! Voilà sans doute deux questions distinctes en ellesmêmes, mais l'active curiosité de Thomme ne les sépare point. Que dis-je? Une théorie de la génération soulève toujours une théorie du développement organique dont elle porte pour ainsi dire le germe avec elle. Il ne nous est pas permis de préseuler ici l'histoire npproibndic de ces hypothèses plus ou moins hardies. Toutefois, il est indispensable de rappeler sommairement les doctrines dans lesquelles la loi du développement des organes a été successivement formule* .
Les recherches nond)reuses qui ont éié laites dans ces derniers temps sur le développement de l'œuf et du fœtus
ont (ait justice de bien des erreurs en nous initiant dans une infinité de faits inconnus. L'étude de Tovule, sa tranaforniatîonr en vésicule blaslodermique» formée etiémême de trois membranes dont chacune donnerait nais^ sanceà une série d'organes, laisse sans intérêt cette assertion de Galien, qui prétendait que c'était le loie que Ton voyait apparaître le premier; nous en dirons autant de celle de Fabrice d' Aquapendente , suivant lequel le système osseux de Tembryon est ce que l'on voit tout d'abord. Ce l:iit physiologique émis par Harvey et ensuite par Huiler, que l'eiubryon n'existe, en quelque sorte, que par le cœur; que c'est par l'apparition de cet ^ organe et par sa mise en jeu que l'embryon doit se développer, et cette opinion de Malpighi , que de toutes les parties tle Torganisatiuri c'est le système nerveux qui les précède tous, perdent un peu de leur valeur, puisque l'on sait maintenant que le développement des organes qui proviennent de portions distinctes de la vésicule blastodermique peuten quel que sorte être simultané. Est-ce à dire qu'aucun organe ou appareil n a la prééminence sur les autres dans son apparition. Ce n'est ji oiiii là notre pensée, mais nous voulons exprimer ce fait, que cette question a perdu de son importance» et qu'il serait superflu de s'y trop attacher au point de vue physiologique. Bien entendu que ce que nous venons de dire ne peut s'appliquer qu'aux premiers moments delà tbrmation du fœtus; plus tard, lorsque les organes sont formés, il n'en est plus ainsi.
Un exemple fera mieux comprendre notre pensée. Ainsi 9 bien que le cœur soit Forgane qui manifeste d'abord son existence, ce qui a de tout temps frappé les observateurs, les recherches microscopiques ont démontré que ce sont les premiers rudiments du système nerveux, qui se montrent d'abord, comme nous Tavons dit en parlant de la ligne primitive. — Dans les premiers instants
très-courte qui s*écou1eDt pendant la première période
de l'évolution , ce système ne peut exercer une action semblable à celle que traduit la conti iicuou du punctum saliens, et quoique un peu antérieur dans sa lormatîon» il semble par cela même être plus tardif. Ce n'est que consécutivement qu'il acquiert de la prépondérance sur l'appareil vasculaire.
L'être humain, en se développanl , parcourt une série de modifications qui ont Ix-aucoup fixé Taueution des analomîstes modernes. Meckel et Geoffroy Saint-Hilaire, qui ont tant insisté sur ce sujet, ont prétendu que le fœtus» en se développant, passe successÎTement par des états qui rappellent la constitution des différents êtres formant les classes des animaux ; c'est-à-dire qu'à une certaine époque de sa vie, l'embryon représentera un infosoîre, puis un mollusque, puis un poisson, et enfin un reptile, non pas au point de vue physiologique, mais sous le rapport ana* toniique, ou en d autres termes, relativement à la forme de certains organes. M. Serres, dans son ^naiamie £ran*cendante, s'est déclaré partisan de cette doctrine. « Ainsi dit ce savant, les monades parmi les animaux inférieurs seront représentés, en embryogénie, par la vésicule proligcre découverte par Purkinje. Les gônes, les volvoces, trouveront leur représentation dans l'état embryonnaire primitif (iénal. tramcend., p. 130). » Ainsi, pour l'anatomiste que nous venons de citer, ce ne serait pas seulement au fœtus que cette loi s'appliquerait, mais Tœuf lui-uK nie se trouverait représenté par les êtres occupant le premier degré de l'animalité.
Meckel trouvait les éléments de la théorie que nous venons de signaler, i* dans le cœur; suivant cet anatomiste, cet organe, ou mieux l'appareil circulatoire, représente successivement celui des méduses, des vers, des arachnides, des crustacés branchiopodes, enfin des poissons^ des reptiles et des mammifères.
2* Le sysiéme nerveax» par son mode de développement et par ses formes temporaires, représenterait encore quelque chose de permanent dans l c( belle animale, ce que Tiedeiuann a surtout cherché à fl( iixuitrer.
3" Eniin si, à 1 exemple de Meckei, nous examitiious successivement le tube digestif, les parties sexuelles, le système urinaire, le thymus et le système osseux, nous trouverions de nombreux points de ressemblance à signaler. Il n'est pas jusqu'à la forme de l'embryon qui ne puisse être invoquée et qui ne l'ait été à 1 appui de cette doctrine; mais, comme le fait remarquer M. Bres* chet, tous ces points de comparaison n'établissent pas qu*à un certain moment de son développement Thomme soit un iiiollusque, un poisson ou un reptile; ils démontrent qu'à un moment transitoire de son développement, on trouve en lui quelque chose qui le rapproche des ani* maux que nous avons cités plus haut. La même doctrine est très-bien exposée par M. Mûller. Malgré ces analogies, comme le signale Meckel lui-môme (Manuel (TAnat., 1. 1, p. 58), la forme de l'organisme humain, quoiqu'elle ne soit pas la même à toutes les époques de la vici offre certaines particularités qui la distinguent de toutes les autres et qui font de notre espèce un groupe spécial.
M. Serres, qui s'est lu aucoup occupé d'anaLoinic de développement, a fait connaiii e une série de lois qui régi* raient , suivant lui , l'évolution de tous les organes.
L'étendue considérable de notre travail ne nous permet pas d'entrer dans la discussion qui devrait accompagner l'exposé complet des vues de ce savaiU professeur j nous nous bornerons donc à nous en faire rhistorien.
Tous les organes, selon cette manière de voir^ seraient divisés; ils ne formeraient que plus tard un tout cohé* rent. « La formation centripète, dit M. Serres, a démontré en premier lieu que dans leur état primitif les or-
ganismes sont fractionnés et composés d'éléiueiUs qui, parleur associaliou et leur pénétrât ion, changent à chaque inslant la forme des organes» depuis leur ébauche primi* tive jusqu'à leur développement complet. » (Anat, trms,, p. 212.) IndépeiKlaiiiniciu de ce fait ciipilal du fraclioniiement des organismes, il admet encore que le développement se fait de la périphérie vers le centre. C'est ainsi, d'ailleurs» quil exprime cette seconde loi. « Derapparition périphérique des organes résulte leur duplicité primitive j la moitié des éléments qui doivcni les constituer sont à droite de la ligne médiane de l'embryon, la seconde moitié est à gauche (p. 215)« • A l'appui de cette loi , cet anatomiste cherche à démontrer un autre fait conûrmatif du précédent, savoir que le premier acte de la fécondatioii consiste à séparer en deux parties égales le disque proligère, à le diviser en deux sacs, l'un à droite et l'autre à gauche, à syméti iser en lin les réceptacles des organismes (p, 220). 11 résulte de là que la. ligne primitive^ si diversement interprétée par MM. Prévost et Dumas, Wagner et Baër, est tout simplement un espace vide entre les deux sacs gerrainatcurs.
Parmi les lois émises par ce même professeur» il en est une qui frappe parmi celles dont nous ne pouvons donner une analyse qui nous entraînerait trop loin : nous voulons parler de la loi de symétrie ou de dualité des organismes. Suivant ce professeur, tout organe serait double et viendrait se réunir» suivant la loi de conjugaison , sur la ligne médiane ; mais laissons l'auteur formuler celte double loi.
« Or le fait primitif de tous les organismes est leur dua-
litc; tous sans exception sont doubles à leur apparition, tous sont pairs; on trouve à droite du jeune embryon la répétition exacte de ce qui est à gauche. Les organismes impairs qui viennent plus tard sur la ligne médiane for-
mer des arcs-boutants de clefs de voûte , ou les ares-bou-
lanls sur lesquels s'appuient les précédents, ne deviennent tels que par la fusion de la dualité primitive qui les constituait dès leur début ; Tembryon résulte de la réunion de deux moitiés d'embryon. »
. Mais celte grande loi de formation et de jonction s*appHque-t-elle également aux organes intérieurs ou de la vie organi(jue? À cet égard, il n'y a nul doute pour M. Serres. « Ainsi , dit-il, les deux lames intestinales pro^ duiront un intestin unique^ les deux vaisseaux cardiaques se réuniront en un seul» de même que tes deux diaphragmes, les deux foies, les deux pancréas, les deux allanloïdes, les deux lames urétrales (p. 25i). »
En vertu des lois que nous venons de rapporter, nous avons vu l'embryon se développer, et de double qu'il était ne former plus qu'un seul être, il importe de signaler comment, à Ta îde de certaines ouvertures, il pourra se mettre en rappori avec le moule intérieur et commeul certains organes pourront communiquer entre eux. Occupons-nous, pour terminer ce qui est relatif aux lois émises par M. Serres, de la formation des ouvertures, des cavités et des canaux des organismes.
D'après cette manière de voir, toute ouverture est formée par la conjugaison de deux ou de plusieurs parties, ayant la forme de demi-anneaux. On peut en dire autant des cavités et des canaux que l'on rencontre dans l'organisation : tous se forment par la juxtaposition de diverses parties. Dans la théorie de l'épigénèse, toutes les cavités doivent être Ibrniées par l'adjonclion et 1 engrenurc de plusieurs parties dont la réunion constitue leurs parois.
Anomalies du fœtus. Jusqu'à présent nous avons vu Tovule apparaître et le fœtus se développer normalement, et arriver à uu état eoniplel, mais bien souvent des causes imprévues, inconnues même dans leur nature, viennent
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agir sur le fœtus an milieu do soià (ic\elôp|)ement , et produisent des anomalies nombreuses , des monstres mêmes. L'étude, de ces jeux de la oature a toujours fixé rattenlion des philosophes et des anatomîstes, et nous y insistons à dessein , car notre travail eût été incompicl, si nous n'avions signalé rapidement les faits principaux et accidentels que le fœtus peut prcsenter pendant son évolution ; de même que l'on est incomplet dans la description d'un organe, lorsqu'on omet de signaler toutes les modifications qu'une cause quelconque lui a fait éprouver. Que d'idées bizarres n'ont point été émises sur la nature de ces êtres difformes, et sur les causes occultes qui pouvaient les produire. Mais depuis un siècle environ y ces phénomènes qui avaient tant excité la curiosité entrèrent enfin dans le domaine de la science, et nous voyons Lemery, Winslow et Haller, traiter des monstruosités avec cette supériorité d'esprit qui les caractérisait. De nos jours, enlin, grâces aux travaux de Meckel, de MM. Geoiïroy Saint-Hilaire père et filsy fireschet,' Serres» Thistoire des monstres a été créée; une science distincte est' née, en quelque ^orte, de leurs travaux. Et riin de ces auteurs, M. Isid. GeoflVoy , a présenté d'une manière brillante tout ce que la science possédait sur cette matière dans son traité de tératologie.
La tératologie s*occupe donc des anomalies et des monstres. Mais , qu'entend-on par ces mots anomalies, vices de conformation et monstruosités? Pour M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire on doit entendre par être anomal, tout être qui s'éloigne de la grande majorité des individus de son espèce , et par anomalie une variété d'organisation qui n'exerce aucune influence - sur les fonctions de lorgone qui en est le siège, et qui ne inodilie en aucune manière la forme extérieure du corps ÇVraité deMratoloyie^ t. i, p. 36 et 39). .
Le vkft de oonformalioii au oonlraîre est \isibie il l'ex»térieor 9 et gÔDe plus ou moins TsctioD de Torgane (88» même ouvrage). '
Mais si les modiiicaiioiis soni plus profondes, si elles sont plus apparentes, si elles gênent i'accompiissemeni des fonetioiBS de l'être qui en est affecté , si en un okot elles rendent Texistenoe impossible, elles constituent la monstruosité (40, même ouvrage).
Touios les II indifi cations que les organes peuvent éprouver a ont pas la même importance, elles peuvent frapper des oi^anes dont la fonction physiologique est peu importante y ou bien des nrganes dont la fonction au moment de la naissance est nulle ; d'autres au contraire sont ca|)iiales, en ce sens qu'elles affoctent les organes dont la mise en jeu est liée inévitablement à la manilestation de la vie extra-utérine.
Parmi les auteurs qui se sont occupés de tératoloigie, plusieurs ont proposé des classifications qui ont eu cours dans la science.
Mais la méthode zoolugiquc leur est-elle applicable, peut-on les diviser en classes, genres, espèces? M. Charvet, et après lui M. Oliivier, se sont opposés à cette manière de considérer les faits (178, t. xx, Dief. en 30 vol.). Les classifications les plus impor laïUcs , et quà sont adoptées, sont celles de Meckel, Malacarne, modifiées et acceptées par M. iireschet ; eniin celle de M. Charvet. Ge serait nous écarter de notre sujet que d'expoNcr toutes ces classifications, aussi ne nous arrèteronsouoos qu'à celle qui a élé proposée par M. Isidore Geoffroy- Saint-Hilâire. Ce prolebseur vinsse de la façon suivante tous les éléments du sujet qui nous occupe.
La première classe est relatif e aux hémkérieif qui com* prennent comme division principa-le les héiértHoKlm^ c'est-à-dire, tout ce qui est relatif au volume, è la ferme, h
— lea —
la&truetareyà la disposition, au nombre et à T existence des organes, ainsi qu'à leur déplacement pariiel ou général.
La seeonde coniprend les hermapkrmi^mes ^ qui ne sont que des déviations du type spécifique, complexes ^ presque loujoins apparentes à rexlérieur, congéniales, et consistant dans la présence simultanée des deux séries ou de quelques-uns de leurs caractères. Les hermapbrodismes peuvent encore se diviser en ceux qui existent 4* sans excès dans le nombre des parties } 2* en ceux avec excès dans le nombre des parties.
La troisième, enfin, comprend les monsires , les uns miiaireSf les autres doublet. Les premiers forment trois ordres : les autamie»^ les maphaioêUn et les paromÊsê. 11 n*y a que deux ordres parmi les seconds : les cmtmunres et les parasitaires. Plus de détails nous entraîneraient trop loin , aussi voulons-nous rester au point de vue général de la question.
Les anomalies, en prenant ce mot dans toute son extension, sont fréquentes. Suivant M. Isidore Geoffroy- Saint-Hilaire, k Paris, il y aurait un monstre sur 3,000 tjaissatiees. Plusieurs espèces animales sont soumises, comme l'homme, à différents vices de conformation; nous citerons particulièrement le ctiien, le chat, le lapin , le cochon, le cheval , la chèvre , le mouton , le ' bœuf, le pigeon , la poule, Toîe.
Y a-t-il des signes qui puissent faire reconnaître, peadaut rétat de grossesse, Texistence d'un monstre? Quelques circonstances peuvent le faire craindre, mais il n'y a rien de bien positif à cet ^ard.
Il est de ces êtres imparfaits qui peuvent vivre et se reproduire; mais un grand nombre, s'ils vivent, ne peuvent avoir qu'une existence malheureuse; d'autres eniin, sont voués à une mort certaine, par le iait seul de leur organisation anormale.
Les orgaaès multiples de ceux qui ont le plus d'homologues, sont ceux qui présentent le plus d'anomalies, et celles qui sont les moins graves. Un autre fait également capital, signalé par MM. Isidore Geoffroy-Sain t-Uilaire et Ândral , c'est que les organes sont d'autant moins anor* maux» qu'ils se développent les premiers.
Suivant la loi du développement centripète, formulée par M. Serres, et admise en leraLologie par l'auteur que nous venons de citer, les vices de conformation seraient moins nombreux sur les parties latérales que sur les régions médianes.
Ëolin nous devons encore signaler comme fait général la modification que la région éprouve ainsi que les parties voisines quand un organe vient à manquer. Toutefois il est rare qu'un organe manque complètement If. Geo0roy*Saint-Hilaire a démontré que toujours, dans ce cas ^ on trouvait quelques-uns des éléments de Torganc absent. La prééminence du sexe féminin dans les anomalies est un l'ait qui a frappé tous les lératologistes. Je signalerai encore la symétrie ou au.moins les dispositions binaires dans toute la série des monstruosités. . M. Serres a beaucoup insisté sur la concordance des anomalies du système vasculaire avec les anomalies des autres systèmes, mais celte loi tëratologique est loin d être admise par tous ceux qui se sont occupés du même sujet. »
Les anomalies peuvent porter sur plusieurs organes à la fois; mais un fait curieux signalé par M. GeofTroy-Saint- Hîlaire est que les êtres anormaux se réunissent par des parties analogues j cette loi , toute générale qu elle est , subit cependant quelques exceptions signalées par M. Ollivier dans Tarticle que nous avons cité.
Dans l'exposition rapide que nous allons faire des anomalies, nous ne parlerons pas de toutes celles imagi-
nées par les anciens et qui n'ont point do faits précis pour les étayer. Winslow admet avec Régis que les monstres seraient issus de germes originairement monstrueux.
C^tte doctrine, combaAtoe par Lémerj, fut cependant à peo près celle de Halter.
M. Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire a divisé les causes des anomalies en prochaines et en efficientes. Les premières comprennent les maladies du fœtus admises par ChauBsier, Morgagni, Béclard et Dugés, mode de développement admis par Meckel, Serres, Breschet et Blandin, et rejtié par MM. Cruveilhier et Velpeau.
LesadlicK iiccs anormales du fœtus admises par M. Geoffroy-Saint-Uilaire sont également comprises dans les classes des causer prochaines. Nous en dirons autant de la loi de M. Serres sur le rapport ded vaisseaux et des or« ganes auxquels ils se rendent. Ces faits que nous venons de mentionner s'appliquent suj tout aux monstres simples. Mais pour expliquer les monstres multiples, on a émis d'autres opinions , telles que la fusion des germes primitivement séparés, une inflammation adhèsive, Texistence de courants électriques , etc. Les causes eflScientes sont , suivant M. Isidore Geoffroy-Saint-Flilaire , les chutes et les coups sur la région épigastrique qui amèneraient à une certaine époque de la grossesse une monstruosité déterminée; enfin rimagination deia mère et l'hérédité. Cette dernière cause, en eflet, est telle , qu'elle peut se manifester sur plusieurs générations successives, comme le fait remarquer M. Demarquay dans un travail sur le bec-de-iièvre.
PARIS.— IMPRIMERIE \W. FA!N K'I TUUNOT, Rue R^îoe, 38, pré» «to TOdiNia.
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