‹ L'évolution du foetusChapitre 3 sur 4 · IM · texte numérisé non relu

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cberten 1837, que le. développement de la face est en

bai [Motite avec celui du reste du squelette. Mous ajouloaîi i^i quelques détails à ce que nous avons dit page 60.

Suivant Rathke, lorsque la partie supérieure de l'eiitrèquité céphalique d*on embryon vertébré $e sépare du blastoderme par la clôture des lames viscérales, on voit de chaque cùle du cou plusieurs fentes transversales, situées les unes au-dessus des autres, qu'il appelle fenies brandmles ou vUcémUi^ et séparées par de petites lan-' guettes qu'il nomme oroi^ancikiaitt?.

Relativement au nombre des arcs branchiaux, Baêr et Rathke prétendent qu'il y en a cinq cbez les oiseaux et quatre chez les mammifères, tandis que Reicliert n'en admet que trois, Bischoif explique cette dissidence par le développement successif et non simultané 4^ arcs bran* chiauxy développement qui se fait d'avant en arrière^ de manière que les postérieurs apparaissent seulement quand Jes antérieurs ont déjà subi une mélamoi phuse.

A la face externe d un prolougemeuL du premier arc viscéral qui s'observe le long de la base du cerveau, on voit se disposer un blastème lequel se transforme d*abord en cartilage et qui, plus tard, donne naissance à CosmaxH- Imre supérieur cL a i'os de la pommette. L'ossiUcaliuii du maxillaire supérieur de I homme commence vers le deuxième, et elle est d^jà fort avancée à la fin du troisième.

C'est le proiougemenl lui-même, sur la face externe duquer s'est déposé le blasttoedu maxillaire supérieur, qui constitue les un palaims et les apophyses pttnjgoides. Le développement des os maxillaires et palatins se faisant des côtés vers la ligne médiane, il en résulte que le palais offre d'abord une fente qui disparaît à mesure que ces os se développent ; c'est encore à la face externe du premier arc branchial et par son développement , qu'on voit se disposer le blastème qui engendre io$ maxUiaire

inférieur. Suivant Bédard, cet os s'ossiHe vers Id fin du premier mois, non-seuIemei>l par les deux points ijui ont été admis par tous les anatomistes, mais eo* core par deux autres qn*îl a trouvés dans Tapophyse coroiioîde. Spix est allé plus loin , et il a indiqué deux noyaux pour les apophyses articulaires et les angles du maxillaire inférieur ; il soutient que le développement du corps n'a lieu que {-ar deux lamelles distinctes, dont Texterne apparaît la première, opinion qui d*ailleurs a été admise par Reichert.

Dévebppemmî des côieg et du sterman. Nous avons déjà parlé des prolongements latéraux de la corde dorsale qui viennent constituer les apophyses transverses. 11 nous reste à dire qu'a la région tboracique, les prolongements se divisent et deviennent ainsi côtes et apophyses transverses. Ceux qui deviennent des côtes s'ac^ croissent considérablement en pénétrant dans les lames viscérales, et ils convergent jusqu'à leur réunion sur la ligne médiane.

Lorsqu'un prolongement se sépare des autres pour devenir une côte, sa masse devient membraneuse à Tendroit où aura lieu la scission.

Les côtes, par leur réunion, donnent naissance au sternum qui , d'après cela , résulte de deux moitiés latérales. Chez riiomme, on les voit dès la sixième, semaine. Kerkingios prétend que les côles moyennes s^ossifient dès le deuxième mois.

Développement des extrémités ^ Afin de ne pas faire . un chapitre particulier pour les membranes, je dirai ici quelques mots de leur développement, indépendaïn^ ment de celui des os qui- les constituent quand les syfr* tèmes vertébral et intestinal ont commencé à se développer, on peut distinguer le rudiment dos extrémités ayant la forme de languettes minces, qui apparaissent

des deux côtés de IVmbryon. Lear mîlîett reste station-

nairc ; mais Icuis exlréniités conliriucnt à croître, et vers la fin du premier mois, on peut y distinguer une partie inférieure aplatie et élargie , qui est le rudiment de la main et du pied , et un pédicule arrondi qui Tunit au corps t et qui est le bras et Favant^bras, ou la cuisse, et la jambe à Tétat rudimentaîre.

Vers la sixième semaine environ , la partie aplatie 5 est développée, et ou y voit quatre échancrures qui indiquent la séparation des doigts ou des orteils. A celte^ époque les extrémités supérieures sont un peu plus développées que tes inférieures; mais elles différent encore trèspeu les unes des autres. Les cxirémiiés sont d'abord uniquement constituées par un amas de cellules à noyau, qui se développent d'une manière variable, suivant les parties auquelles elles doivent donner naissance.

La dameule parait être Fos qui s'ossifie le plus promptement après le maxillaire inférieur. Elle se développe par un point d ossification , qui apparaît au milieu de l'os. Ce développement est si rapide, que d après Meckel, la longueur de la clavicule est, vers le deuxième mois^ double de celle du fémur.

C'est vers le milieu du second mois que le premier point d'ossification de Vomoplaie apparaît au niveau de la fosse sous-épineuse. 11 y en a cinq autres qui sont épipbysairês , et qui se développent après la naissance ; ce sont un pour Tapophyse coracoîde , deux pour Tacromion, un pour le bord postérieur, et un pour Fangle inférieur de l'os; il n'y en a pas comme on le voit pour l'épine de l'omoplate qui, comme le dit M. Gruveilhier » naît de la face postérieure de Fos, à la manière d'une . végétation.

Vfmmérm se développe par sept points d'ossification. Mais il n'y a que celui du corps qui se montre pendant

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la vie inira-ulérine; il apparaît sous ta forme d'un petit cylindre qui 8*étend progressivement vers les .ex* trémit^

Les 08 de C avant-bras , dit Bischoff, ne forment peutêtre, d abord, qu une seule masse cartilagineuse^ qui plus tard se divise. D'après Meckel, leur ossification est simultanée , et elle se montre dés le second mois dans le milieu de ces deîix os.

Une seule masse cartilagineuse paraît également constituer , dans les premiers temps, la région du carpe qui, vers le troisième mois^ se divise en autant de cartilages distincts qu'il y aura d'os* Meckel dit avoir vu des points osseux dans le grand os, et dans Tos crochu; mais le plus grand nombre des anatoMilstes pensaient que Tossificatiou ne commence qu'après la naissance.

Les 0$ du métacarpe s*ossi fient au troisième mois de. la vie intra*utérine. Cette ossification commence par ceux de rindicateur et du médius. Les noyaux qui en sont le début, s(' monii cnt au milieu de ces os. Les extrémités ne s'ossi^aiit qu après la naissance , je n'ai rien à en dire. Je veux seulement rappeler qu'il y en a une qui s'ossifie par le développement progressif du noyau du corps, conformément à la loi établie par M. A. Bérard , suivant laquelle l'extrémité qui s'ossifie avec le corps de Tos, est celle vers laquelle se dir ige le conduit nourricier.

Les trois parties osseuses qui doivent se réunir plus lard , pour constituer iet as peUnens , se développeni à Taide d'un cartilage qui leur est commun.

Du deuxième au quatrième mois , il se développe un point d'ossification au milieu de l'ilion qui, vers le cinquième mois, a déjà la forme que nous lui connaissons. . L'ischion ne commence guère à s'ossifier que vers le cinquième mois par un -noyau qu'on voit dans sa branche ascendante dont la plus grande partie est encore cartila-

gineusé à la naissance. Le pabîs s'ossifie entre le sixième

et le septième mois par un noyau qui existe dans le point où sera plus tard Téminence ifio-pectinc.

Le /émur commence à s ossiiier vers la fin du deuxième mois de la vie intra«utérine. Le point de départ de celte ossification a lieu au milieu de Tos. Le corps est en partie ossifié au troisième mois, mais, comme pour la plupart des os longs , les extrémités ne se déveioppent qu'après la naissance. Mùiier prétend que l'os est droit peudant la vie intra-utérine.

La rotule apparaît dès le troisième mois^ mais elle ne s'ossifie que longtemps après la naissance.

Le tibia et le péroné se développent à peu près comme le radius et le cubitus. Cependant fiischoff ne dit pas qn^ils se développent comme eux par un seul cartilage. Leur ossification commence par le milieu de leur corps, à peu près au commencement du troisième mois ; mais un peu plus tôt pour le tibia que pour le péroné; à la naissance y. les extrémités de ces os sont encore cartilagineuses.

Les 09 éu tarse sont déjà cartilagineux au troisième mois ; mais il n'y a guère que le calcanénm et Fastragale qui présentent des rudiments d'ossification tant que le fœtus est encore dans le sein de sa uière.

Les os du métatarse se développent également assez tard, d'ailleurs, par le même mé^aErnisme que les. métatarsiens. Le premier noyau osseux se forme , dans c*es os, d'apf èi> M. Blandin, vers le cinquantième jour de la vie intra-utérine.

Les phalanges de la màbi es dai pied se développent par dein: points d'ossification, un pour le corps et Texlrémité inférièore ou pour - l'extrémité supérieure (Gruveilhier); ce sont les secondes qui s'ossifient les dernières j mais les anatomistes ne s'entendent pas sur la question

- lit —

lie savoir si c'est dans les premières ou les troisièmes

que se voit le premier point d'ossification qui apparaît à peu près à la même époque que celui des métacarpiens. Le point éf^iphysajre ne se développe guère que de trois à sept ans.

Si maintenant nous résumons ie développement du système osseux, nous vuncius que la corde dorsale, rudiment de la colonne vertébrale, s'entoure d'un blastème générateur des prolongements qui constituent la partie osseuse de la tète et du thorax, et que les membres » confondus d'abord dans une espèce de gangue cartilagineuse, se segmentent bientôt longitudinalement et en travers, de manière à constituer des cartilages distiiicis pour chacun des os qui doivent composer le squelette des membres. Nous avons nolé^le nombre , le lieu et l'époque d'apparition des points d'ossilication; mais il nous, reste à dire quelques mots du développement histologique du cartilage et des modifications qui surviennent chez ceux qui s'ossiûent. D'abord les points où doivent se développer les cartilages sont comme muqueux (Haller)^ et ils sont d'autant plus mous , que l'embryon est plus voisin de l'instant de son origine. Ce n'est que vers la quatrième semaine qu ils acquièrent une consistance plus grande que celle des autres tissus , et qu ils preu* nent l'aspect des cartilages.

Les nombreuses intéressantes expériences de M. le professeur Flourens , entreprises dans le but d'éclairer la

question si obscure jusiju'alors du rùle que le périoste joue dans cette transformation , lui ont fourni de curieux résultats, les uns nouveaux, les autres confirmatiis de ceux, qu'avait soutenus Duhamel, si fortement combattus par Haller. Malheureusement le temps et l'espace nous manquent pour faire connaître les résultats succ^ssiis des expérimentations nombreuses et iogénieusemeni

variées auxquelles il s*esl livré pour arriver à analyser les feîts complexes qui résultent de la destruction soit du

périoste, soit de la membrane médullaire. Ses conclusions sont les suivantes : — Le périoste est Torgane de formation de Tos , et pour le constituer, il ne se transforme pas immédiatement en tissu osseux , comme on a supposé à tort que Dubamel l'avait dit. M. Flourens a constaté que le périoste, de membraneux il est primitivement , passe d'abord à l'état fibro-gélatineux , puis à l'état de cartilage, et enfin d os. — La membrane médullaire, qui remplit d'ordinaire les fonctions d'organe de résorption , peut suppléer dans les siennes le périoste , lorsque ce^ lui~ci a été détruit. Un cumprond toute 1 iiiiporiancc de ces résultats pour le traitement des aflections chirurgicales du système osseux.

Lés cellules qui sont l'origine des cartilages offi'ant ' ' des particularité qui n'ont pas pu être développées dans rexposition générale <lc la lliéorie cellulaire, nousc royoïis devoir entrer à ce sujet dans quelques détails histologiques.

Henle dit que sur une trancbe mince d'un cartilage en voie de développement , on distingue des fossettes de formes et de grandeur diverses , qui sont remplies d'une masse claire et de globules qui sont, les uns des cellules, les autres des cystoblastes. Des cavités plus petites ne contiennent qu'un seul corpuscule, qui, quelquefois, est entouré d'une substance grenue, que Schwann re^* garde comme le commencement d'une vésicule secondaire enveloppant un noyau.

Quand ces cavités renferment plusieurs noyaux , il peut arriver qu'il y ait une vésicule particulière pour l'un 4'eux seulement , ou bien une pour tous les deux. Ûenle dit encore que la plus grande variété règne dans les formes des noyaux et des cellules. Suivant ce micrographe , les

noyaux sont ronds, ovales, anguleux, lisses, ou lout à fait irréguliers. Les vésicules enveloppant les noyaux ont une forme irrégulièrement triangulaire, conique, carrée , ou en demi-cercle.

Lorsque deux cellules carliLagineuses se trouvent dans une même cavilé , elles ressemblent à des segments de cercle dont les cordes se regardent (Henle); dans les

autres cas, la pression leur donne une forme irrégulièrement arrondie, lienle adrnet encore que ces cavités contenant les cellules, et qu'il notume cavUéê du cartilage^ sont tapissées par une membrane mince qui les sépare de leur contenu. Le nombre des cellules va en augmentant à mesure que se fait le développement de ce tissu. Elles sont séparées par une substance inlercellulaire, qui suit un développement inverse et qu'on regarde comme le. reste du cystoblastème qui les a engendrées.

Relativement à la transformation tlu cartilage en os, Meckel se propose les deux questions suivantes : i** pourquoi survient-il une époque à laquelle le cartilage se transforme en os? 2* comment s*opère cette transformation? Laissons-le répondre : « Il est plus que douteux qu'on parvienne jamais à résoudre la première question, de manière à ne point laisser prise au doute.

1» Quant à la seconde, la seule chose qu*il soit permis

d'assurer, c'est que toutes les théories de Tossilication qu'on a imaginées sont ou vagues ou fausses, et que, dans ce dernier cas, elles s'éloignent d'autant plus de la vérité qu'elles sont plus mécaniques. L'essence de l'ossification, ajoute-t-il un peu plus loin, consiste dans la formalion d'un organe nouveau dillérent du cartilage. La soustraction de la matière li(|uide a lieu \A\ïs iajHdement dans quelques endroits que dans d'autres; do là la formation d'un canal médullaire et du tissu celluleux, spon-

gieux, à la place de la substance cariilagineuse, solide et homogèfie. A

Je ne combattrai pas ropinion contraire d'Ackermann, suivant laqaelle les sinus seraient le résultat de Fintroduction de Taîr ; car pour qu'on pût soutenir une pareille manière de vuii , il iaudrait queces cavités osseuses n'existassent pas avant la naissance.

Aujourd'hui, il est permis d'ajouter quelque chose à ce passage de Meckel.

Valentin, Miescher, etc. , ont, en effet, démontré que rossification commence par la loi iiiaiioii de cavités sphériques et isolées, qui ne sont autre cliose que des cellules apparaissant au milieu de la masse cartilagineuse, puis s*allongeant en forme de canal d'abord fermé à ses deux extrémités et s'abouchant plus tard avec d'autres canaux semblables qui lui font suite.

Pendant que s'opère cetle modification des cavités, les cellules endogènes et les noyaux de cellules qu'elles renferment disparaissent par résorption ; en méitie temps , il se produit des conduits transversaux que Yalentin regarde comme des prolongements latéraux des canalicules longitudinaux. De l'anastomose de ces conduits entre eux résulte la substance spongieuse des cartilages ; ces canalicules provenant de l'allongement des cavités de ce tissu, sont remplis d'une substance transparente, visqueuse et le plus souvent incolore que parcourent des vaisseaux sanguins de nouvelle l'urinalion.

Les corpuscules osseux vides et les canalicules calcaires sont visibles dans la substance intermédiaire, dès avant que la chaux commence à se déposer (Henle). D'après* Schwann , qui a étudié l'ossification sur le pelotâtes nijus^ la chaux apparaît dans la substance cartilagineuse sous forme de grains obscurs, très-petits, isolés ou réunis. C'est un peu plus tard que les canalicules se rem-

plissent de chaux. Les corpuscules osseux que nous venons de mentionner sont généralement regardés comme élaatdes celluies ou des prolongements de cellules.

Une des oooditioiis fondamentales de la vitalité dû cartilage et de sa transformation en os » est sa vascularisa^ tion. Des vaisseaux sanguins, en effet, y pénètrent à travers l'enveloppe périostique et se ramiûeut dans son intérieur. La couleur et la texture du tissu cartilagineux changent le long de ces ramifications. Sa flexibilité cesses sa surface devient inégale et striée; il se manifeste des âbres qui s'anastomosent ensemble sous des angles aigus, ou suivent pendant quelque teaips une marche parallèle, puis s unisseul par des libres transversales et ne tardent pas à produire de cetle manière un tissu aréolaire. En définitive, la condition générale de rossiûcation, ainsi >que le dit Burdach, est l'afflux du sang rouge; et l'idée la plus simple qu'on puisse s'en faire est que le cartilage, attirant la substance terreuse de ce sang, subit aussi une métamorphose dans sa composition , se condense d'une manière inégale et cristallise en forme de réseau.

DévehppemefU deê denf». Gesorganes, qui sont une dépendance du feuillet muqueux de la vésicule blastodermique , présentent quelques caractères particuliers qui les distinguent des os; ils offrent cependant avec ces derniers , des analogies qui justiiient Tordre que nous adoptons en plaçant Thistoire de leur évolution pendantla vie fœtale à la suite de celle du système osseux (i).

Nous emprunterons au beau travail de M. le professeur

(t) hèê expériences faites par M le proresseur Flourens sur l'action de la garance , dans le bat de déterminer le mode de développement des os et de» dents , loi ont révélé l*identité parfaite de Yc$ proprement dit et de la portion osseose de la dent. Voici ce qu'il dit à cet égard ( Rteksrehu mrlttoieî la dtnti , ehap. vm, g 4) : Les dents croissent comme les os, par couches distinctes et jnxtepoiées; dans leur dévelojppement > il j a

Blandin sur les dénis , la plupart des détails qBe nous alloDS indiquer. Dès leb piemiers temps de la vie intraatérine (Êlém. (TAnat, descripL, 1838, C. ii, p. ii2), au second mois , si l'on examine avec soin les arcades alvéolaires, on y trouve déjà un grand nombre de foUiculesdeniaircs. Ils sont irès-petits, placés dans la gouttière qui représente les alvéoles à cet âge, et recouverts par la lame, la plus profonde du tissu gengival. M. Serres, qui s'est beaucoup occupé de ce sujet d'embr^fogénie , a vu qu'à partir du quatrième mois, il se forme dans le tissu lâche des mâchoires, des cloisons ^Cbrcuses qui • s'ossifient peu à peu en alvéoles. Ces lollicules, qui ont des connexions avec les vaisseaux et les nerfs des gouttières, ont leur fond occupé par une grosse papille , dans laquelle pénètrent des rameaux sanguins et nerveux. L'extrémité opposée est conlinue avec la gencive, avec un prolorifTcment qui est le goulot du follicule dentaire; on nomme ce prolongement iler ou gubernaculum denth ^ sur la structure duquel lés anatomistes ne sont pas d'accord. Cette sorte de gouvernail, dit M. Blandin (p. 413), est contracté sur lui-même au point de ne présenter qu u lie cavité possible dans les premiers temps, cavité qui doit se dilater par la suite pour laisser passer la dent. Ce follicule sur la structure duquel ont été émises des opinions diver-ses,*a ses parois formées au moyen d'une double membrane unie à la gencive , et qui doit plus

tout à la fois «araddition de lames par un côté , et résorption de lamet par l*aalre. Cette soraddllion et cette rèsorptioii se font dans la dent en sens inverse de ce qui a lieu dans Tos, la première qui est externe dans Vos étant interne dans la dent , et la résorption qui est interne dans Tos étant eiterne dans la dent, 11 admet enfin , en se fondant snr des expériences et sur des observations trés-exactes , que la substance osseuse de la dent ressemble aux os par son tissu, par sa manière de se déposer, par sa maniére de crottre.

lard, au moyen de sa portion interne, jouer un rôle important pour rossifîcation de la dent. Entre le germe et le follicule est placé , selon Purkinje» rorganederémail, noyau d*abord presqae sphérîque composé de substance grenue; à rinléncui du follicule on rencoiUre un liquide contenant^ entre aulres éléments, du phosphate calcaire dont la proportion va en augmentant toujours i à mesure que le liquide diminue.

Peu de temps après Tapparition du follicule, la portion osseuse de la dent commence à s'y développer, c'està-dire , pour les dents les plus précoces , vers le troisième mois de la vie intra-utérine , c'est la couronne de la dent qui parait la première par autant de points d'ossification qu'il y aura d*éminences cuspidées. Suivant Purkinje» simultanément avec Tossification commence la production de l'émail, au moven de la membrane émaillanie. .A mesure que le développement de la dent avance, elle tend à sortir du follicule.

Mais nous n'avons plus dès lors à nous en occuper, car, en général , c'est après l'époque de la naissance que commence leur éruption, qui ne la précède que dans des cas fort rares.

M. le docteur £mm. Rousseau, dans son intéressante anatomie comparée du système dentaire, cite un fait trèscurieux qui doit être rapporté dans cette dissertation , car il a Irait à une anomalie remarquable de la vie inirautérine. Pour découvrir la première dentition du cochon d'Inde, il faut, dit-ii, la chercher pendant que l'animal est encore renfermé dans le sein de sa mère. Il s'est en eflët aperçu que Tanimal ne changeait que la première mo* laire qn il appelle utérine, parce qu'elle est absorbée dans r utérus quatre ou cinq jours avant la naissance (p. 163).

Développement des muscles. Le système musculaire de la vie animaie se développe dans le feuillet séreux.,.

comme la peau au-dessous de laquelle il est placé , et «▼ec laquelle il esl confondu pendant quelque temps. Valentin prétend que , dès la huitième semaine, on découvre

chez l'embryon humain, des deux côtés de la colonne vertébrale rudimentaire , une masse musculaire longitudinale de laquelle naissent les couches profondes des muscles du dos. Burdach dit également que les muscles 4 sont visibles à la fin du second mois chez Tembryon hur main, où ils sont alors gélatineux, mous, pâles, jaunâtres, transparents et minces. Contrairement ;\ 1 opinion généralement reçue suivant laquelle les mu scies se déve- Joppent dans les lames dorsales et- ventrales, Halhke a oherché à démontrer que ces dernières parties sont seulement provisoires, et que les muscles, comme les os d'ailleurs, se forment dans une masse de nouvelle formation émanant des deux côtés de la corde dorsale.

Les muscles ne se développent pas tous en même temps. D'après Valentin, voici Tordre dans lequel les principaux muscles apparaissent : l*les deux couches profondes des muscles du dos, 2* le long du cou, lesdroitsantérieursde la tête, 3° le droit et le transverse du ventre, 4* les muscles des extrémités, les deux couches supérieures de ceux du dos, les obliques, 5* les muscles de la face. Burdach ajoute qu'ils paraissent plus tôt au bras et à la cuisse , qu'à Tavant'^bras et à la jambe, et que dans tous les cas un muscle est, dans toute sa longueur, comme un mo^en d'union entre deux cartilages.

Au A' et au mois , les muscles gélatineux de la huitième semaine sont devenus plus fibreux , plus épais et d'une couleur rouge.

Les libres niusculaires de ia vie organique se développent sous le feuillet muqueux. Schwann peuvse qu'elles diiîèrent des fibres musculaires de la vie animale, parce que le nombre des cellules qui constituent une fibre ,

est moitts <x»otidérable que celui des dernîèros» d'oili résultent des fibres plus courtes , plus grêles et aplaties.

Nous coiiiprenons que Valentiii n'ait pas pu déterminer avec certitude l'époque de leur formation , à cause du grand nombre des cellules au milieu desquelles se déve^ loppent eelles qui doivent constitiier les fibres musculaires de la vie organique.

Une particularité qu'il est hou de noter ici , c'est que le développement des fibres musculaires du cœur res-' semble à celui des fibres musculaires de la vie animale ^ sauf dans quelques points oiOi il y a une forme transitoire entre les deux systèmes.

D'après Valentin , la libre tendineuse se dévefopjm avant la fibre musculaire. Schwann prétend qu'eile provient des cellules; mais Henle dit que ces fibres proviennent du cystoblaste» et qu'elles sont enveloppées par des fibres de noyaux en spirale.

Développement de la peau. La peau et ses annexes (couche graisseuse sous-jacente , glandes sudorifères et sébacées, poils et ongles) proviennent du i'euiliet séreux de la vésicule blastodermique. Quelques anatomisles, et en particulier Bùrdach, pensent que ce feuillet lui-même pourrait être regardé comme la peau primordiale.

Dès le deuxième mois, on distingue la peau qui est simplement constituée par du tissu cellulaire*, les papilles se voient deux mois plus tard ; on voit^peu de temps après que le derme s*est formé, une membrane s'en détaelier : c'est Tépiderme qui. a une épaisseur assez considérable.

Les follicules sébacés paraissent au troisième mois. A la même époque, on distingue déjà les ongles qui ne se durcissent qu'au neuvième mois.

La multiplicité des détails dans lesquels nous sommes obligé d'entrer pour tracer un tableau complet de l'évo-

lulioQ du fœtus, nous force à passer trés*rapideaient sur ceux que comporlerait Thistoire du développement de

l'épiderme et des productions épidermiques. Ainsi, nous auriuiis voulu présenter une analyse des recherches faites par M. le professeur Fiourens, sur les rapports de l'épiderme avec les poils et avec les ongles chez le fœtus. Il est en effet arrivé à cette conclusion qu'il y a trois états successifs par lesquels passe répiderme^ considéré dans ses rapports avec les poils. Dans un premier état, il est lisse, continu, sans gaines particulières^ dans un second, il a des gaines complètes; et dans un troisième, ces gatnes, toujours percées à leur bout interne qui reçoit le poil , le sont aussi à leur bout externe par où le poil sort {Anal, yénér, de lapeau et des memb. mnq.y chap. v, § 4).

M. Flourens a, eu outre, constaté que dans les fœtus des quadrupèdes , et particulièrement des quadrupèdes . herbivores, Tépiderme passe par -dessus Tongle; et, en l'enveloppant de toutes parts , il lui forme une gatne complète (7rf., ch. vi, § 3).

Le poil naît d'un follicule; de son fond il s'élève une petite papille conique, la pulpe du poil sur laquelle ap<* paraît bientôt tout à coup le jeune poil consistant en un sommet et une racine, qui est abondamment pourvue de cellules pigmeniaires, si le poil est de couleur foncée, mais qui en manque dans le cas contraire, et que, pour cette raison ^ on a de la peine alors à reconnaître. Au sixième mois poussent les sourcils, les cils et les cheveux qui remplacent le duvet lanugineux.

Le panicule adipeux a clé vu par Valenlin chez un embryon de la quatorzième semaine. A partir de cette époque, il continue à s'accroître en épaisseur d'une manière assez remarquable.

Les glandes sébacées naissent vers le milieu ou la fin du quatrième mois : elles sont extrênieaient nombreuses ci

aoni destinées à sécréter ce vernis caséeux qui. recouvre le fc&lus avsiDt sa naissance.

Les glandes sudorifères qui se développeraient pendant

Ja dui ée de la vie ultia-utéi iiie, sont encore tres-potites chez le nouveau-né.

Bévehppement des ar^ùnes génito-urmaires.

Organes urinaires. 11 en est îles organes urioaires comme de ceux qui sont destinés à la respiration dans la série des développements ; et de même qu'il existe, pour la vie fœtale, des appareils respiratoires temporaires, qui font place bientôt à un appareil permanent, de même, révolution primitive du Ibetus nous présente un système urinai re temporaire » derrière lequel on voit naître et se développer les reins et les uretères vrais qui persisteront après la naissance.

L'appareil urinai re temporaire ne consiilue pas lorgane que 1 on connaît plus particulièrement sous le nom de corps de Wolif.

Des corps de Wolff{i), On nomme ainsi du nom de Tanatomiste qui, le premier, a su les apprécier, deux organes que l'on rencontre seulement cliez les fœtus très-jeunes. Us ont une forme assez généralement fixe, une position toujours identique sur les parties latérales de la colonne vertébrale. Arrivés à leur complet développement ils âont en rapport ; V avec les reins en arrière, avec les testicules en avant et en dedans, ainsi qu'avec leur propre conduit excréteur, 2° en haut avec les capsules surrénales, et les premiers rudiments des organes respira-

(1) Voir dans \alenlin l'indu ahoii chroiioiugique et rapprèciation des travaux sur les corps de Wolil^ y/7sf. du développ., p. 352). L'histoire des corps de WolfT n'a guère été faite que sur des animaux. Il arrive tro|» rarement d*a?oir k oiMenrer des germes humains assez jeunes.

loires permanente. — Leur position, leur structure et leurs fonctions leur donnant avec les reins une analogie frappante» on les trouve parfois désignés sous le nom de faux

reins, de reins primordiaux. On les connaît encore sons le nom de corps d'Oken, d après Fembryologiste qui a cherciié surtout à préciser leur signilication anatomique et physiologique.

Bans ces derniers temps un grand nombre de travaux ont été entrepris dans le but d'élucider leur histoire; les plus remarquables sont ceux de Jacobson, Kathke, Baêr, Muiler^ Valentin, Coste, etc. Le dernier mot n'a pas été dit cependant sur ce sujet, car, ainsi que nous le verrons, bien des détails n*ont point été suffisamment éclaircis.

La question de leur mode d'origine a été fort contestée. Et d'abord, sont-ils primitivement pairs? Halhke (Eàsû^* sur Vimu du monde anîmJ) prétend que non : Il affirme même avoir parfaitement vu la division se faire sur des embryons d*oiseaux« Mais ses observations sont contredites par celles de J. Millier (Hht, du développent, des erg. gémi.), Baeret Valenlin.Sur des embryons de lapin et de rat, Bischolï a vu le développement bilatéral se faire de trèfr-bonne heure.

Lorsqu'il s'agit de déterminer le feuillet blastodermique qui les produit, la divergence dans les opinions est encore plus grande (1). Baër les lail provenir du feuillet

(1) Dtns la grande physiologie de Burdach , hi addiiioos coDeerouit

les corps de Wolff ont été faites par Kathke même , et Ton D*y trouve point d^aflirnuitioD précise au sujet du feuillet originel du corps de Wolff.

« Le système urogénital , esl-il dit , nait de la masse organique primor- V diaîement déposée fn/r? le feuillet séreux et le feuillet muqueux. En )> se développant , il contracte des connexions tant avec les productions » de ces feuillets qu avcc le feuillet vasculaire( T. iii, p. 565 ).» Burdach semblerait donc bien plutôt de l'opinion émise par Valentin , qu'ils dotent origine aussi bien au feuillet vasculairc qu'au feuillet séreux , uoiqiqa'dle en dfffïre encore beaucoup » ainsi qu'on le voit.

vaseulaire de la vésicule blastodermique, et (ea conaidére comme une aggrégation de vaisseaux modifiés. Cette opinion semble partagée par Ralhke et par Burdach, dit Biscboff. Mais cette assertion de BischofT, au sujet de Burdaob^et de Rathke , ne noua semble pas fondée.

Saps admettre de lame produotrioe spéciale , Bischoff les voit se développer d'un blastème amorphe placé sur les côtés de la colonne vertébrale. De ce blastème se forment des cellules : ces cellules en s'aggioniérant constituent des vésicules pédiculées qui bientôt se disposent en série linéaire transversale! et finalement viennent se greffer sur le conduit excréteur placé en dedans, dont le développement suit une marche simultanée. Les pédicules en s'allongeant forint nt des canaux flexueux susceptibles d'injection. Cette manière de voir n'est que la répétition d'une opinion déjà émise par Mûller, à laquelle Rathke se rallie du reste* Si Ton en croit ses observations, ces vésicules oifriraient des formes diverses chez les divers animaux. M. Goste nous paraît être l'auteur qui a le mieux apprécié la disposition des canalicules, lorsque le faux rein est à son développement complet. La comparaison suivante donne une idée assez exacte de ce que l'on voit alors : « On peut se foire une représentation assez fidèle de l'état des choses, en se représentant le corps de Wolil, comme une plume dont la tige» creuse dans toute sa longueur» n^aurait de barbes que d*un aeul côtéy mais des barbes creuses aussi» et qui seraient assez longues pour que, après s*étre infléchies sur une de leurs faces, elles pussent encore à leur extrémité libre, s'enrouler ou se boucler de manière à ce que 1 agglomération de ces boucles formât, tout le long de la tige» une masse considérable (ThèufÊC. desBdénea^ 1840). »

Le corps de WollT reçoit des vai^ùeaux en fort grand nombre; ils sont du reste en proportion avec le dévelop-

pemeni de l'organe. C'est à ces vaisseaux que tiennent les petites glandes sanguines, ou glomérules dont il sera question plus bas. Les artères sont des branches de Faorle : elles j)énèlrent Forgane par son bord interne, comme ii arrive plus tard pour Tarière émulgente. On a cru qu'ils recevaient aussi des branches des artères spinales postérieures. Le fait n'est pas certain : Biscfaoff^ qui a étudié la question, n'ose pas décidersi tes artères vertébrales postérieures n'y aboulisscnl pas. Les vaîsseaui chargés d'exporter le sang qui est venu de Taorte présentent une disposition qui varie aux divers degrés de développement. Dans le principe, ce sont les deux gros troncs veineux que Ton a désignés sous le nom déveines

cardiiiales (jui ioal cet ortice ; niais Imsquo la veine cave inférieure s'est formée, c'est eile qui s en trouve chargée.

L'étude des corps de WolfT a donné à Rathke l'occasion d'observer un fait du plus haut intérêt. 11 -a découvert que, chez les couleuvres, les artères du corps de Wolff se divisaient pour former un lacis ou plexus , qui avait avec les glomérules ou glandes sanguines des reins la plus grande analogie. Celte disposition se trouve irès-bien représentée dans la pl. m, aux figures 15 et i6 (HUt* du dévehppem. de ta couleuvre). L'existence de ces glomérules a élû également conslalée par lui sur les autres animaux.

Ëlles sont plus ou moins manifestes suivant les espèces. Les ophidiens peuvent en quelque sorte servir de type. Chez eux, la disposition des glomérules el léur groupement en petites grappes se voieni avec la plus grande facilité. Il fiiul plus d aiLention pour saisir leur arrangement chez les oiseaux et les mammifères. Les vaisseaux dont chacune de ces petites grappes se trouve pourvue, sont diversement configurés, droits, flexueux, en vrilles même. Leur nombre est considérable chez les ophidiens.

Les glomérules des mammifères en offrent moins que ceux de tous les autres animaux.

Cette disposition e&iste-t-elle chez l'homme ? C'est ce qu'on n!a pais encore constaté.

Nous avons vu de quelle manière les corps de Wolff sortaient de leur blastème, comment les cellules se disposaient en séries linéaires el transversales. Quelles sont maintenant leurs transformations successives? • Après avoir passé par ces deux degrés simples de composition, le corps de Wolff présente bientôt la forme d^une lame uniformément épaisse, large , fusiforme, qui s*étend dans toute la longueur de l'abdomen et parfois môme de la poitrine, puis bientôt il se ramasse sur lui-même, se condense de manière à prendre la forme d'un haricot, la portion convexe tournée en dehors , la portion concave ou le hile en dedans ; le conduit excréteur est couché tout le long du bord interne. Chez quelques animaux, ils prennent une forme pyramidale , la base est tournée en bas.

11. Coste commence par distinguer trois portions : 4*^ Un filament externe ; 2* Une bande fusiforme placée au

côté interne ; 3° Une masse intermédiaire au filament externe et à la bande fusiforme, c'est-à-dire le corps deWolff lui-même. La bande fusiforme deviendra le testicule ou r ovaire. Le iiiament externe est destiné à devenir le canal excréteur des parties génitales {spermiduete , ûvkhune). L'autre portion est le corps de WolflT même.

Bientôt on les vt i ra se condenser de plus en plus, se flétrir et disparaître, li en sera question à propos de la durée de leur existence. Gomme le conduit excréteur joue un certain rôle, surtout dans ces modifications dernières de Torgane, il est nécessaire de le faire connaître.

L'histoire du conduit excréteur du corps de Woliï n'est point encore entièrement faite , et les recherches des di-

van auteurs laitsent beavcoiip à désirer sur ce sujet.

Od n'y trouve en effet rien de bien précis, ou, pour mieux dire , il n'y a aucun accord sur son mode de communication avec l'appareil glandulaire, pas plus que sur a» termioaisofi du côté de l'allautoide.

Placé sur le edté interne du eerps de Wolff dans la direction de la colonne vertébrale, il se porle conimo l'uretère, qui prendra sa place plus tard, vers l'extrémité inférieure de l'intestin, ou plutôt vers la dilatation que Ton considère comme la vessie temporaire ^ rallantoîde, dont on serait tenté de le considérer comme un prolongement, une sorte d'exicnsion , ainsi qu'il arrive fréquemmenl dans la série des développements organiques; mais la pluralité des auteurs pensent qu*îl n en est point ainsi. M. Reiohert va même plus loin, en affirmant que Tallantolde n'est qu'une efflorescence du corps de Wolff. Ce serait la marche inverse, comme on le voit; niais les observations de M. Bischoff* montrent positivement lé* contraire. L'allantoïde lui a toujours semblé entièrement développée lorsque le corps de Wolff apparaît : pour lui, il y a indépendance parfiùte entre ces deux organes; chacun a son biastème propre. Le blastème du conduit do corps de Wolff, selon lui, « s'élève de l'angle compi is entre » l'intestin et l'allantoïde vers les deux cdtés de la colonne » vertébrale. C'est là, dit-il, que les canalicules et leur M conduit excréteur se développent et qu'en même temps » celui-ci entre en connexion avec l'-allantolde ; de la * même façon que le conduit d'autres glandes sécrétoires » avec le canal intestinal, sans qu'il y ait primitivement

> communication entre l'un et l'autre. La seule et unique

> différence /ni semble tenir à ce que le blastème du con- » duit excréteur des glandes part réellement du tube » intestinal et de ses parois; tandis que dans les corps de » Wolff, il naît indépendant le long de la colonne verté-

» brale et contracte seillemeBt uoion par le bas avec l'ai- » lanloklc. Leur oriiice dans l'allantoïde, quoi(|ue très- * rapproché, serait cependant isolé : une lame étroite de » tinuy fiomnnt cloison» less^re. » Celte opinion parait généralement admise. Il y aurait donc erreur de la part de Burdaeh à dire que les conduits excréteurs des corps de Wolfî viennent s'aboucher dans le rectum (Burdaeh , Piiyml., U m, p. 567, £ 2'.)

Les auteurs ne sont pas davantage d*accord sur la manière dont les canalicules se comportent vis-è*vi8 du con^ duit excréteur. Les uns veulent (1) que le conduit excréteur règne sur toute la longueur de l'organe, et reçoive les canalicules chacun à sa hauteur et transversalement^ les autres pensent au contraire que le conduit ne monte pas plus haut que Texirémité inférieure du corps de WolfT, vers laquelle les canaHcules se sont infléchis» Cette dernière opinion est soutenue par J. MûUer, seulement en ce qui concerne les mammifères. La majorité des ovologistes admettent la première disposition chez tous les animaux sans exception. .

Mûller explique son dissentiment en disant que ce que Oken,^fc.,considerenicommeleprolongement du conduit, n'est autre chose que le conduit défèrent ou la trompe. Cette opinion n'est pas soutenahie. Quand le oorps de WolfT s*ahaisse» on voit distinctement la trompe ou le conduit déférent. D*ailleurs, les injections, le déplacement facile du liquide contenu, l'examen microscopique, donnent toute laveur à l'opinion d'ûken.

La dmrée des corps de Woliî est variable chez les divers animaux. Gbea les mammifères ils acquièrent leurs plus

(1) CMMerf allons de I. Honer sur les oiseaux et les ophidiens ; de Valentin, sur les oiseaux; de Wolkmnn et Rathke , sor les coalciivres ; d'Okea et Himly , de Râthke et iUwboff , sur lesnaaiinilères.

fortes dimensions longtemps avant le milieu de la vieem^

bryonnaire-, chez les oiseaux , vers le milieu de cette vie; chez les reptiles supérieurs , longtemps après qu'elle est parvenue à la moitié de sa durée. Ensuite, comme le corps entier grossit, ces corps augmentent également de volume absolu, mais ils diminuent relativement à la masse totale du corps. Ils diminuent encore d'une manière absolue et finissent par disparaître; mais plus ils ont mis de rapidité à croître, en proportion de toute la durée du développement» plus aussi ils s'effacent de bonne heure : ce qui a lieu un peu plus tôt chez le sexe féminin que chez Taulre. Les niammifcrcs n'en offrent plus u acc a la naissance. Une couleuvre en présentait encore des débris considérables un an et un jour après la naissance. • Chez les oiseaux y la résorption du feux rein droit commence avant que celui du côté gauche ait acquis son plus grand développement, et par une analogie curieuse qu'il n'est peut-être pas sans intérêt de rappeler ici, l'ovaire droit des oiseaux s'atrophie pendant l'incubation et disparaît dés les premiers mois qui suivent l'éclosion. Ce serait le contraire chez les couleuvres. Chez les mammifères les corps de WolIT augmentent et diminuent en même temps de chaque côté.

On admet généralement que ces organes n'existent pas chez les poissons. Rathke et Baér soutiennent l'opinion inverse; bien mieux, ils pensent que chez ces ani- 'maux les corps de Wolflf , au lieu d'avoir, comme dans les trois autres classes de vertébrés, une existence transitoire, continuent à vivre de leur vie primitive , et s'élèvent à la condition dVgane permanent ( Baêr , dévelopipmmî des peinons f p. 35). Rien de pareil ne semble avoir lieu pour les reptiles et les oiseaux.

Chez les mammifères et chez l'homme, les corps de Woill proprement dits disparaissent de bonne heure »

nuds il semblerait ne pas en élre de même des conduits

excréteurs. C'est ainsi qu'on a cru en retrmiirep des vasliges ( liez les embryons femelles de l'espèce humaine, dans l'organe qui a élc décrit par Rosenmùller ( deOvariu eminyamm )• Chez ies vaches el chez les truies ils seraient représentés, au sentiment de Jacobson (Jacobson, dlet corps (fOkmou Rdm primûrémtx, 4830, Copenhague) , par ces canaux pai liculiers, décrits d'abord par Malpighi , puis ensuite par Gaertner, et que 1 on rencontre dans Tépaisseur ou dans les plis des ligaments larges de ces animaux. Les recherches de Rathke ( Meckel, Jaumai ttano' tamie et de physiologie, t. vi , p. 379 ) semblent confirmer cette manière de voir. Valeniin , sans admettre précisément riiypolhèse , la jdge cependant fort raisonnable.

M. de Blainville, dans son petit travail ( Bulletin de h êoàélé plùhmaihique^ 48tî6) sur les conduits de Gaertner, ne ae prononce point à cet égard.

Selon M. Coste , ce savant académicien en avait déjà depuis longtemps le pressentiment lorsqu li rengagea (Coste, Recherches sur les corps de fVolff, Thèse de /a. fuBs^ des êdenees^ 20 mai 1840) à faire des recherches sur ce sujet. Dans sa thèse, ce dernier proGesaeur alfirme que les conduits de Gaertner doivent être consi**' dérés comme des débris du corps de WoKf.

Ces derniers sont évidemment de nature glandu" leustf et constituent un véritable appareil de sécrétion. JLa communication établie entre eux et la vésicule allan* toïde conduit naturellement à cette supposition que le liquide sécrété par les corps de Wolll et le liquide allantoidien peuvent et doivent peut-être se trouver ideutiques. Ce qui porte ie plus sans doute à le croire, c'est la grande* analogie que la structure de cet organe. présente avec la structure du rein et la présence' de Turée dans le liquide allanloidien.

Les eorpf da Wolff , quoi qo'oA en ait dit , ont «no

existence propre; Ils eonstituent «n organe parfaitement distinct et n'odrent aucun rapport avec les reins qu*on voit maoiletleinent se développer isolément derrière eux , avec las oaptyles aarrénalas qui croîsseni indépcodsatesMiiémoremenl , pas plos qa'àyee les organes génénitears qui om aussi leur blastéme propre et leur évolntion parfeite» ment séparée. Meckel les comparait aux épidiilvmes.

Rathkeen fait aussi provenir les épididynies cliez les mâles» ii pense qu'ils disparaissent chez les femelles {Àr* éèmr HUt. de h Jmmaim deêorg. fMr., Duaseldorff, 1880). Ils se flétrissent et disparaissent lorsqoe oe» divers orgnnes au contraire grandissent et s'étalent.

Eu égard son analogie de position de sécrétion , ie corps de Wotff parait véritablement un rein transitoire.

De$ eapHÊiêê murrénalêê* Arnold les faisait provenir, comme tes reins, du corps de "Wolff lui-^nèaae. Cette opinion n'est pas plus soutenable pour les capsules surrénales que pour les reins; c'est du moins ropinion de Va- Imûm {HàÊelopj^. de ilmme^ p. il^)» et les observaiCeurs plua récents semblent h partager enlièrenent, sr ce n'est capeadanl HMchka (ilnal. éeearg, , Encychp. onaL , p. 3^7), qui parait donner ce sentiment plutôt comme sooviâmr d'études que comme le résultat d'une conviction bien assise.», et éclairée surtout.

. h meamrerque Le corps de YMS se fiélritr <m noii las capanlea sur rénales* aa maolrer davantage et paendia^ pllua de nalaoïe. On peni dire qu'en général plus^lâs fœtas.

sont jeunes y plus les capsules surrénales sont volumineuees chez les mammitères et chez Tkamme partieiiliè* reasent : à la imissaBce même elks aoasarient encora fiDe' oartaioa imporlanae«

B'apièst Bieckel (inaf., t. itt» p. 69fl] , ellea sont avec les reins dans la proportion de 2 : ô dans le sixième mois.

k k naissance elles sont dans celui de 1 : 28. D'â^rds Httschàe {lac, , p. 336} , elles seraieiit eliez tes fcèim : éi 8'itiois , 1:2 — 3; lidiivestd-iié, 1 : 3 — 4 ;

ui) iiioià après la naissance, i 6; adulte, 1 : 14 — 2B

Meckel parait être celui qui les a observées de meilleure heure, t Od les voyait déjà oiaiiifesteitteitt, dil-il v sur on ftetuâ de deux moh t {jinat. , t lîi, p. $92).

Mous ne parlerons point ici de la structuré die èeÉ glandes; elle n'a été envisagée encore par personne , au point de vue de révolution particulière de l'organe. Nous ineDlîoiinel*oast cependant une dissertAlfon sur les glande^ 8SiÛ6> coiidiïii excréteuif', t>tlbliéé dàné lës Âi^ehlvès de ffSlIér pottr 4840, dans laquelle se trouvedi deft observations intéressantes pour nous. Les capsules surrénales d'un foetus de veau et d'un enfant nouveau-né ont été éxtkiftinées. Les deux stibstances composantes è]^istaléni bien distinctes. Dans là substance corticale se Irouvadent des granulatiotfs noires, nombreuses-, réttniéir pifr Hhé substance gélatineuse * n i^Ioluiles ii réguliers. Les mêmes globules existaient dans la substance médullaire , maii* elAf môme temps il existait des cellules à noyaux très-dé- Kcàitès ; une co^ipe de la glafkle laissaii; apereeVèîr dahs ëèH milieu tine veine béante , purs un oerèîe traÀSparent> puis des cercles composés de granulations blanchâtres, entourés des nœuds de vaisseaux , et dégénérant en un cercle jaunâtre sans structuré ( UuscMe, /oc. eiL^ p«333).

Ghez lè fcétos la cavité intéi^ieure n*eiis(e pas* Quoi cf<i*6i^ étt ait dit, on ft'â point pu constater encore de

conduit excréteur aux glandes surrénales , même chez les lîdetus qui les présentent au plus haut degré de développement.

X/és «liâlainorphoses ^u^etleé subissent zpfèA. la nais-

tance ne sont poiiil essentielles; elles diminuent de to^ lume et de poids seulement. Peut-être y a-l-il des rnodiêcations plus profondes, mais elles n'ont point été ai>(irécîées jusqu'ici* La plupart des ovolc^îstes semblent même avoir à dessein négligé Tétude do développement des capsules sun énalesj aussi leur histoire pendant la vie embryonnaire est tout à fait incoinpleie.

Mùiier f dans son Traité des yimdes , ne les a étudiées que chez Tadulte (fiestrucL gUmdul.)'j^ Bischoff et fiur- ^ach n'en parlent point; Arnold en dit seulement un mot en passant, et Vatentin, dans son Traité du dévebppementf ne leur a consacré que deux païa^i i[)!ies assez courts.

Des organes urinaires permanents ^Meim» Chez l'homme •adulte, chez Tenfant d'un an même,' les reins constituent un organe pair placé sur les parties latérales de la colonne vertébrale dans la région lombaire (tapparenee miforme, c'est-à-dire de cette forme qu'on a comparée à celle du haricot, lisses à leur surface 'extérieure, ou n'offrant que quelques traces rares de scissures légères. ^ Il n*en est point.de même chez Tembryon : lorsqu'on "étudie Torgane dans la série dés développements , on le voit passer par une suite de permutations extrêmement remarquables^ toutes ces permutations n'ont pas éléobser^ées chez l'homme : les djernières formes que le rein afiecte chez les divers animaui ont été seules bien constatées chez loi ; mais il y a tout lieu de croire que les faits se passent dans l'espèce humaine comme dans les espèces animales les plus élevées.

11 n'y a points que je sache, d'observations qui constatent positivement chez Thomme l'époque à laquelle les reins apparaissent. La présence des corps de Wolff faisant fonc^ tion d'appareil urinaire, fait supposer que leur évolution doit être assez tardive.

. Bien qu'analogiquement moins tardive que dans toute

sitttre espèce, tq le degré d'élévation de rânioialUé» on prétend les avoir oonsiatés vers la sepliéme semainev

LesieinsDaissenid'an blastème propre :ils nerésultent en aucune façon de In métamorphose du corps de Wolffj ainsi qu'on l'a à tort prétendu (Arnold). Chez les ani*^ màiix, on les voit en effet parfoitement distincts de ces corps à toutes les époques de leur évolution : ih sont placés en arrière et en dedans d'eux, et suivent dëns leur accroissement une marche précisément inverse : à peine perceptibles lorsque le corps de Wollf est à son maxir mum de croissance, augmentant progressivement de vo«lume sitôt que ce dernier commence à s'atrophier; volumineux déjà quand le feux rein est flétri, toujours dis» iincls et faciles à iso|^.

La surface des reins d'abord iisse, puis fortement chagrinée suivant Yalentin, se crôuse bienl4>t de sillons» et Tof^ gane se trouve divisé en lobules plus ou moins nombreux^

Cette disposition lobulée des reins laisse encore chet l'homme adulle des iraces de son existence, et elle sert à nous expliquer le mode de formation de l'organe. ' .Chose singulière» le rein nous offre un développement dont l'analogie avec le développement du corps de Wolff est pres(]ue parfeiie : sitoé dans la région quececérps bocupaiicuinme lui, il soi t d ud l)laslèmepropre,commeluiil nait de cellules qui, en s aggioméraiu, lo rm en t des vésicules; comme les véhicules du corps de Wolff, les vésicules des reins s'allongent en petits tubes ou eanalicules, mais ici commence ladifférence. Les canalicules du rein, au lieu de rester disposés parallèlement les uns aii\ aulrcs, et de s'implanter transversalement sur le conduit d'excrétion, se ramassent par groopest se massent en lobules, con^^ densés vers ' la portion centlrale de l'organe , sépai^ aà contraire vers la portion périphérique; ce qui donne déjà 4 ces groupes ou lobules l'apparence d'une pyramide.

Ipi pn me passecette comparaison. Celle p^ramiilc priqi^^^ semble 66 trouver représente é^t^ Tadulo p^r. U pyra^

mMb ïïmein. Le déveiioppeieeiit wv)^^.» |^ <^ies- ^enM ileslobule»8'opère,de||| ou plusieurs lobul^ se ré*

ili^issent : ypiJà l ungine des pyramides de Malpjgjii, l'origine des mamelons de h subsUince inbuleuse euxjfi^^, JLes pyramides de Idialpighi, qu ppur mieu^ dji^/^ tj^mMw^ de mbatanoe lubulense qn^alle^ fffff^ Jt^^nlt l'étui <}pi^!e dai%^ Tâge adul|e ooipiiie, tép|ioîr gp^^e de la disposition particulière des cpuduits li^iniféres dans rélat fœtal >

Il ex^f^ité péripbéri(|iie 4^ çanaliiu^es esi, eaç/ocç 4rpi^; e^ B'çttt que p^r la siiile des développeimeDts qu'elle s'infléebit, s'incurve, et cojptiioe çes içéaodrtt» sî Jrelllarq^able$ qui, sous le nom de tubes de Ferfeio, forjneront plus lard la substance corùcale.Cliez l'adulte, ces tubes tlexueux n'existent que dar^s ia port^uu cHMrtieale de ('organe, mais cb^z leiœtq^ ils à ia^ secoode période 4)e la %B)alioii v^oalQ loraque les caoalicule^ ont çqm^ inencé à se féunir en lobules, la partie importante et presque essentieilo du rein. Leur extrémiu- [icriphérique représente un cul-de-s^çplqspu moins rei)tlé,suivaptrâge; l'autre se i^oit b^nte sur 1^ sommet de la pjraipidei pp di| ko^và^ #nt nous avons parlé, prête i irei^P le pr^W>^ dp la sécrétion , lorsqve Tappareil sera arrivé au terme de sa maturité, dans les calices et le bassinet, dont la formation est siippltanee cpiApie celle du canal excréteur ^uim^m, l'urétère, dot|i( nova ^tvdieroi)i§ d%p4 m mv^^^P

liH pcMdé déi!el0PP0i9(Hit*

• Conoment se forment pes canaux ? il y a deux enpVuOir lions principales : dans la première, les canaux se trouvent formés par juxtaposition de^ cpllule^ disppSiéps de ^ cfHlistituef !d'e«^t)Aôi^ m «Q^^vi^ (li^^f ^IK9l* V >i* P« dan» 19 «jtt^«d0, on <admi qy^ Je»

«elliiles dulitastèiiie se ooodeoseDi en fibres pMttee deM te contre se trcmve résorbé. Ce serait même deê matérieux

provenant de ceito partie centrale que naîtraiont les tubes de formalion évitlemment postérieure qui s embranchent sur les premiers, remplissent les lacunes laissées par eux» et servent de ciment pour lier entre eux les lobiilee aux divers temps ( Rathke, dans BurdM^; Biadioff, FhftipL onaLy p. 355 ; Valentin, Développement de l'homme , à CORK parer avec les opinions de Prévost et de Gajla sur la structure des reins, It'urs vaisseaux de second et troieîènie ordte. Dans la première hjpotbése, ks caonlicnles secondaires sont considérés comme produits par une iih^ sertion des premiers, ou par un blastérae propre dont la i<>rce organique est srstée inactive).

iies vaisseaux des reins viennent de la même source 4|ue ceux du corps de WolIT} quelque^ns mémo de ceux qui ont appartenu à ces derniera laissent mux reine des ramilications vaaoulatres qui sont devenue» tnoiîles (Eathke). « C'est ce qui a lieu en particulier pour les f brauchesy au moyen desquelles les reins communiquent f plus tard immédiatement avec l'aorte et avec la veine » cave » (Burdach, L u^> p. 575). G*est ce qui arrivées particulier pour les veines cardinales qui d*abord sé portaient sur les ( 01 ps de Wolff, et qui ont eûsuite reçu latéralement les veines rénales.

lies petites glandes sanguines décrites par ftJalpighi, se trouvent sur les vaisseaux du rein ckes le fcntus bien plus^ abondamment encore que sur les corpa de WoUfr Toute Tépaisseur de l'organe en est pénétrée; ces glandules bâiiguines, qui ressemblent à de petits paquets vasculaijres; se montrent de très^bonne heure. Les redii^bes modernes établissent d'une manière positive que cea* glaaiAules, ou glomérulest ne sont autre chose que le rénuliat d'une disposition plexilbrme des vaisseaux, oon-

tradictuirement aui opinions de Malpigiài, qui les r^gar** <latt comme le»' aeini chargés de séeréler rurtiiey de Scbûmlansky, de J.-F. Meckd, de Bowman lui-même, dont les résultats (PAi&w. tmu. dans les Ammiei des «r.

nat.^ 1844, irad. par M. Mi lue- Edwards) ont été taxés d'invraisemblance par Muschke, dans la dernière édition ëé son TraUé de splancknoiogie {Ene^clop. anai., p. 300). Ce -qu'il y a de parfoiiement certain, c'est que, en répétant les expériences de fiowroan , on n'arrive pas toujours aai mêmes conclusions.

Calices, bassinet, uretère. « Ciiez IVmbryon, dit • Yalentin (Dévehp. de C homme, p. ce qui arrive aux » canaux uriniféres arrive également aux* uretères ; leur » forme extérieure et leur délimitation se dessinent déjà » dans la masse originelle. Dans la suite, rinlérieur se » liquéiie |)endanl que les parois acquièrent une densilé »'plus grande. » Ce mode de formation n'entre point dans les idées de HenlCy pas plus pour Turetère que pour les conduits ou canalioules rénaux. Nous connaissons son explication. BischofTIa rejette, quoique ingénieuse, parce qu'elle ne rend pas aussi bien compte des faits que la première. On conçoii que sur une question pareille il soit bien diificile de se prononcer.

'Quelque contradictoire que se trouve le résultat de leurs observations sur le mode particulier de formation du canal excréteur, on remarque cependant qu'elles ont un point de départ, une origine commune, à savoir, que Turetére se développe sur place^ qu'il n'est une dépendance ni des conduits uriniféres du rein, ni de la vessie dans laquelle II vient s'aboucher en dernier lieu ; qu'il a, en un mot, son blaslèrae propre. Il en serait, à ce (]n il parait, de même du bassinet, dont la Ibrme se trouve indiquée déjà lorsque les premiers linéaments du rein se fnamfiMtent, à celte différence prés cependant, que le tra-

vail trorganisaiioii fsl plus précoce daus le bassinet que dans 1 uretère. Cette précocité semble aussi appartenir à la partie supérieure de Turetère, et c'est un fait bien remarquable que la concordance, la simultanéité qui existent dans le développement du rein d'abord et de la portion supérieure de son conduit excréteur : d*où sans doute la connexion constante et le défaut absolu d'anomalie entre eux; tandis qu'au contraire les anomalies dans les connexions de l'extrémité inférieure du conduit nié sont point chose rare, peut-être parce que son perfectionnement est plus tardif. Les canaux spermaliques, les trompes, les ovaires, dont le développement est pareil, présentent les mèmes' particularités, et peuvent donner liç^ aux mêmes considérations.Ainsi se trouvent véritiées les vues si remarquables émises par SI. Isid. Geoifroj (Tbèse 1829. Tératologie, t. i*% p. 496), dans sa thèse inaugurale, et reproduites plus tard dans son |[^rand ouvrage de tératologie, sur les anomalies d'insertion des «ftnàux splanchniques. L'extrémité inférieure de l'uretère vient s'aboucher dans la vessie quand déjà les reins et le bassinet paraissent entièrement constitués. ' Je n'ai point encore parlé des calices j un mot seulement à leur sujet.

Dans les premiers temps, ils n'existent point* Le&bassiiiets sont simples et très^mples; les calices ne se forment que plus tard, chez Thomme comme chez les mammifères. « Les calices de Burdach se produisent par l'al- » longement de plusieurs points du bassinet, ce qui le V fait paraître pour ainsi dire branchu • (P%sio/., U ui, p. 576, trad. Jourdan). .

Verne urmaSre, L'histoire de révolution de la vessie se rattache presque entièrement à celle de l'allantoîde, dont elle n'est, à proprement parler, qu une modiiiëatibn , une dépendance. £n déerivant le perfectîonne-

nient de la vésicule allanloïdienne, nous avons vu déjà tout ce qui se rapporte au dévei()[)[jeni('iiL du réservoir uri- ^airej quelques mois seulement sutliront maintenaat pour exposer les dernières modifidUions qu'elle éprouve.

De rinleslin, comme nous l'avons failvoîrf naît un pro-; longement, une sorte de diverticulum qui gagne ToriGce ombilical et se renfle en vésicule : c'est Tallantoïde. La portion y reuipUe d'abord d'un liquide particulier, fM^mmunique librement, dans les premiers temp9 de sa formation , avec Textrémité de Tiotestin qui lui a donné naissance. Bientôt après elle commence à subir des modilications importantes. La partie extérieure au corps 4^ l'eiubr^oo s'allonp;e eu cordon pour servir de support aMXvai^auxquî» un moment plus tard» constitueront la Pliasse essentielle du cordon ombilical; à ce*temps du développement, il n'y a plus de perméabilité dans cette partie extérieure. Nous connaissons d'autre pan les rapports ultérieurs avec le cborion. La, partie uili^iiyeurey pédicu- Vi|ir6 contraire, conserve encore sa perméabilité , et c'est à elle seulç qu*est dévolue toute la foniçtiao pirimi* live de la vésicule originelle. €*e8t pour cela que sa ca«> pacilé, loin de diminuer j augmente; sou rôle d'organe permanent commence alors. Déjà les uretères sont venus s'implapter à la partie postérieure, déjà le oonduit ur^gé^ mftU est sorti de sa masse primordiale; et «Kunrne les produits de sécrétion trouvent au travers de sa cavité une issue facile, on cuni menée à voir £>e l'ermer rouveiiure de communication entre Textrémité du tube intestinal

le rendement allanto'tdien intérieur, que nous désignerons désormais par le nom de vessie urinaire»

Là nese bornent pas cependant tous les cbangemonts par Icbqueliï elle passe. Il scraiL en elTet difficile de reconnaître à cette description le réservoir urinaire tel que Aous 1^ voypQs à i'étjtt adqltc. 11 manque bien peu de

çhp^^ çiûp^4f^f^( poi^r qqe rii|4age soit apiQpl4fc^ : qu ^n 9^jtre^f|cpr6 un momeni laiD^rxîha deTorg^isfitiQ^» #1 l'f^fgan^ afiparaltradans sa perfeetioii nori^^le. A ce moment , en effet , la partie supérieure s'amineit,

s'alfaisse , et ^e dessine bientôt sous la forme d'un cordon qui iaiss^ ^ncorQ^^^traçies parfaineipent évi4ent£8» bien lpil9gie^ps mêfpe pendant |a vîe : c*e§t Vouraque. Des Q|)flliit9 cl|^ left%Meb rprgavîsalljon de «es. ^rlsea s'était arrêtée Tont parfois pré$eA(^ perpiéable k la BaiasaBoe (Geoffroy Saint-Hilaire).

Suivons un ini>tant, piaintenant, le travail organique «ffts 1^ partie iiiférieure. Ua «Agamuniicatipn inférieure fiv^ le reçtMoi est pbUtépéfi i nouveau moyen d'eit^ e^4fioD s'est formé : le sinus ou conduit urogénital, ainsi nommé par MuIUt el Valeiuin , parce qu'il est le fond commua duquel on voit croître et se développer, j^f^içppd^i^ i^rinaire ou urètre c^ez I homo^^çU^ hff^W^Qf 0f let cp^^uit géqit^l pu ^9^9 9 f^hesi U tmm- : procédé s;uivi par la natqre pour séparer, poMff i«di^ ifidualiser, si je puis dire, chacun de ce» conduits, est très-simple. Dans la partie supérieure du sinus urogéni-

on vpif sa foriji^/er deux plis, un de chaque côté ; ils llfv^dissenty fpf^arcbei^^ 4 lii rfpcoptre T^n 4e Taiitr^, ^ se inultipfi(Çiit sur le pla^o^ médian d« condiiilt i!éali>sant ains^ la cloison qu| sert à îsoler le canal de Tiiiretère

vagin.

Telle est l'opinion i^éncraîement admise aujourd'hui i^t; les ftulours le^, plus estim^ (Yalentin et J^îschpif la DÎ^nt pit^si^v^ent , mais il faut avouer que l'explicatiQS qti'ils donnent à la place est difBciîement compr^bea^ sible, laisse des doutes, et remet la question en litige» L'opinion que rejettent ces anatomisies est celle qui a f^urtout pfçVf^lji «ip France). L'observatign directe Ta jjps<* liii^ d^os ces cas, Les éludes tératoiogi(|uea Imî dpRPfiit

une auiorité imposante. L'étude comparative du développemeot et de TorganisalioD des divers animaux lui'semble assurer le plus haul degré de certitude auquel une

opinion scientifique puisse aLteindre.

Développement des organes génitaux. L'évolution fœtale des organes génitaux présente un caractère tout spécial. Ëlle est d'autant plus digne d'attention qu'elle offre avec les perfections ultérieures de l'âge adulte une analogie bien manifeste; lorsque l'enfant vient an monde, l'appa* reil généra leur est tout Ibr mé. Toutes les particularités de structure qui appartiennent à Tépoque virile peuvent être parfaitement constatées» Il est en un mot aussi fini qu*il le sera jamais. Cependant son rôle physiologique est loin de commencer encore. Il y a pour lui un état d'iner» lio,de*o//îmd^ui contraste avec l'activité des autresappareiis organiques. Toutes les autres fonctions dominent la sienne, il semble n*étre modifié par aucune» il n'en modifie aucune Itti^mème : on dirait qu'il a une existence indépendante, une vie propre, parfeitement distincte au milieu de la vie génurale. Ce ii est que vers la i5* à la 20* année qu'on le voit protester contre le long repos dans lequel il a langui, il prend part alors au mouvement général,ilseméleaugouvernementdelamachinehumaine, rinfluence toujours, le domine même. Le moment de sa puissance réelle se montre quanti l'aiiitiial commence à vivre pour l'espèce et cesse de vivre comme individu seu" ' lement.

L'état dés organes génitaux chex le fœtus concorde par* feitement avec la ioi qui les régit après la naissance. On

dirait qu il e xiste dans leur fonnatioa une inertie, un sommeil, pareUs au sommeil et à l'inertie de ces fonctions spéciales.

Les testicules et les ovaires en effet ne commencent à paraître qu'après que tous les autres organes essentiels

à l'entretien de la vie ont achevé leur développement.

On les voit naître au bord interne du corps de WoMf sous la forme d'abord de deux filaments blancs cachés sous un repli du péritoine, qui monte au-devant d'eux jusque vers la base de la poitrine. — Cette connexion des organes générateurs avait fait croire à quelques anatomistes qu'ils n'étaient autre chose qu'une émanation deS reins .temporaires. Cette manière de voir a même prévalu quelque temps, jusqu'-au moment oà des observations plus attentives sont venues en fl( montrer Terreur, et il parait aujourd'hui parfaitement constaté que ces organes naissent d'un blastème propre » de formation secondaire.

Dans les premiers temps de la production des organe» générateurs, il n*y a point encore pôssibilité de" distin» guer ceux qui appartiendront à un sexe ou à l'auire, ce qui a fait dire avec quelque apparence de raison que les embryons très-jeunes n'avaient point de sexe. Us ne tardent pas au reste à prendre des caractères de sexualité non équivoques.

La bandelette blanclie doni nous avons parlé se ra-» masse, s'arrondit et s'abaisse en suivant la direction d'un repli particulier du péritoine dont il sera question dans un moment ^ ou bien, elle reste obloogue, s'aplatit et prend, relativementau conduit du corpe de l^olff^ une position oblique ou transversale; on en reconnaît alors aisément les premières ébauches . dans le premier cas du testicule, dansle deuxième de l'ovaire futur.

A dater de ce temps l'individualisation des organes sexuels est achevée , chacun de son cété complète alors' son évolution suivant les besoins de sa destination spéciale.

Testicule, L'histoire de l'évolution testiculaîre pourrait se diviser en quatre périodes pariaitement distinctes et naturelles $ à la première, on le voit en connexion avec les corps de Wollf sortant de la masse primordiale,:

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