‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 102 sur 406 · I. R. Smith. Kinahip, olr., j». IMT · texte numérisé non relu

I. R. Smith. Kinahip, olr., j». IMT

riages moCa n'avaient rien de déshonorant et n*emp(^chaienl nullement les femmes, redevenues libres a l'expiration du bail, de trouver des épouseurs *.

La coutume du mariage f^ioCa fut longtemps en usage en Arabie. Ammien en parle -, dit que la femme recevait un prix, une indemnité, de son mari temporaire et que, s'il arrivait aux contractants de vouloir continuer a vivre ensemble, à l'expiration du temps fixé, on inaugurait une union plus durable par une cérémonie symbolique, durant laquelle la femme offrait à son mari un javelot et une tente.

Le prophète lui-même se décida à grand'peine à condamner le mariage mot'a. Une tradition lui fait dire que c si un homme et un femme se conviennent, leur union doit durer d'abord trois nuits, après quoi ils se séparent ou demeurent ensemble, à leur gré' >.

En fait, le mariage moCa ne fut aboli qu'au temps d'Omar et il importe de remarquer à son sujet que ce mode de mariage, si singulier qu'il puisse nous paraître, étjtit, pour la femme, fort supérieur h la servitude du harem musulman. C'était un contrat personnel, dans lequel ses parents n'intervenaient point, et qui ne la ravalait pas du rang de personne indépendante à l'humiliation de n'être plus qu'une chose possédée. Le mariage mot'a indique d'ailleurs des mœurs fort libres, qu'attestent aussi quantité de faits et traditions, particulièrement certains rites religieux des Chananéens, des Araméens, des Hébreux païens et aussi les pratiques licencieuses des femmes et des filles dans le temple de Baalbek.

Peu à peu le mariage mofa céda la place au mariage

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