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I)K LA POLYANDHIK. H»5
en Arabie : \o passafçe do Strahon, quo j'ai pi'érédemmonl eilé à propos de la promiscuité, sufiirail à rélablii*; mais des écrivains arabes Tattestcnt expressément, notamment Bokhâri (VI-i27), suivant lequel le nombre des maris polyandres ne devait pas dépasser dix; en outre, diverses coutumes, plus modernes, par exemple, la transmission de la veuve, par héritage, aux parents du mari, semblent bien en provenir. De plus, aujourd'hui encore, en Arabie, le père ne peut donner sa fille h un autre, si le fils de son frère la demande, et ce dernier a le droit de l'obtenir à meilleur marché* : c'est le droit de préemption appliqué à la femme.
I! semble bien que ce soient là des vestiges d'une antique polyandrie fraternelle et c'est en effet d'une polyandrie fraternelle, thibétaine, que nous parle Strabon. Cette polyandrie fraternelle, patriarcale, a-t-elle été précédée d'une polyandrie matriarcale, à la mode des Naïrs, d'une polyandrie qui ne faisait pas de la femme la propriété des maris? Sans en pouvoir donner la preuve directe, on peut cependant considérer le fait comme très vraisemblable. Aujourd'hui encore, les mariages partiels, par lesquels les femmes des Arabes llassinyeh s'engagent pour quelques jours de la semaine seulement, ressemblent fort à la polyandrie matriarcale des Naïrs et le mariage temporaire, le mariage moCa des anciens Arabes s'en rapproche aussi beaucoup.
C'est vraisemblablement ce mariage que désigne le prophète, quand il tonne contre la « fornication >.
Par le mariage mol'a la femme ne quitte pas sa demeure; s:i tribu conserve les droits qu'elle a sur elle, et ses enfants n'appartiennent pas au mari. Enfin l'union conjugale est contractée seulement pour un tem|>s déh»rminr. C(*s ma-