I.ETOI-RIIEAU. — 1/Évululioii dit M;«ria;ç
114 I/ÉVOLlilON I)K MAniAGK ET DK LA FAMILLE.
chose. Ainsi les Ilottentots Damaras volent souvent d»'S iemmes aux Hottenlots Naniaquois *. Chez les Mandinjjut^s, les Tinianis, il n'y a j»as de niariajçe par capture, à proprement parler; on achète déjà la fille aux parents, bien entendu sans la consulter ; puis racqu(»reur, aidé de ses amis, enlèvo brutah^ment son acquisition, qu'elle le veuille ou non. C'est une simple affaire commerciah» ; la fille (»st une valeur d'échange, représentant un cej'lain nombre de jarres de viu de palme, des étoffes, etc.
Chez les indigènes d'Amérique, h» rapt brutiil était ou osl encore fort conmiun. A la Terre-de-Feu, les jeunes Fuégicns enlèvent une femme dès qu'ils ont pu construire ou se procurer un canot*. De tribu à tribu, les Patii{j:ons en gaieriv exterminent les hommes et emmèntmt l(»s femmes. Les Palagons Oens font, chaque année, au temps (< de la feuille rouge », des excursions chez les Fuégiens pour leur enlever leurs femmes, hnirs chiens et leurs armes '. Les Indiens riverains de l'Amazone et d(» l'Orénoque se ravissent continuellement des femmes, aussi chaque tribu timtôt en manqms tantôt en n^gorge K L(»s Caraïbes se procuraient si générahv ment des épouses de cette manière que leurs femmes ne j)arlaient pas d'ordinaire la langue des hommes^. Dans la tribu peau-roug(». des Mandans, le rapt des jeunes femmes était une l'ause perpétuelle de Iroubh», de désordres, de vengeances proportionnées au j)Ouvoir et à la colère des parents d(», la femme ravie °.
Vn peu par toute la terre, chez tous les peuples sauvages