m(. succès, des fe.mmex
t. Arislute, Politiquet i. U, p. 8.
i\. Lpjçuiivj^, Hitt. mor. des femmes^ p. 80.
i. Piaule, Slichus, — Labouluye, ùroit romain.
le mariage dotal : et il en résulta d'autres inconvénionl>, sur lesquels les écrivains latins nous ont largement renseignés, et qu'aujourd'hui encore nous pouvons aisémciil «Hudier sur le vif. Mais je n'ai pas à m'en occuper pour !•' présent. 11 me suffit d'avoir établi que, par toute la tiMn-. dans tous les temps et chez toutes les races, le maria'^i' \m achat a été extrêmement répandu.
Or, la coutume du mariage par achat a une signiiicati^m très nette et fort importante au point de vue moral et social. Elle implique un profond dédain de la femme, hui assimilation complète aux objets mobiliers, au bétail, aux choses en général. Sur ce point, le droit romain ne lais>o place à aucune ambiguité, puisqu'il ne fait pas de différemY essentielle entre le droit marital et le droit de propriéli'. Pour la femme comme pour les choses, la i)ossession on Tusage, continué pendant un an, fait accpiérir le droit de propriété. Api)liquée aux choses, cette possession continue s'appelle usucapion; appliquée a la femme, elle s'apiH'lle nsM6*. A peine y a-t-il une légères dissemblance dans les mots; il n'y en a i)oint dans les faits. C'est qu'en réalité, li« femme et l'enfant, surtout l'enfant de sexe féminin, onl »He les premières propriétés de l'homme, ce qui même a implanté dans la mentalité du sauvage le goût do posséder el la prétention d'user et d'abuser des êtres et des choses laissées complètement à sa merci; cela (hwint à Rome, dans le droit quiritaire, pour la femme, la manus du mari, pour la propriété, le jus utendiet abutendi du propriétaire. Mais al abus et cet usage, presque toujours également abusifs, n ofll pas peu contribué à dépraver l'homme et à le rendre, depiiii^ l'origine des sociétés jusqu'à nos jours, réfractaire aux idées d'équité et de justice, surtout en ce qui regarde le sort fait a la femme.