‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 140 sur 406 · Rambaud> llisU civil française, p · texte numérisé non relu

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lo morgengabey ce qui lui constituait un douaire. En revanche, la veuve germaine, comme la veuve afghane, était la propriété des parents de son mari et ne pouvait se remarier sans leur autorisation*.

Dans la Grèce primitive, on achetait la (ille par des présents au père ou des services rendus'. Le père pouvait même marier sa fille comme il l'entendait, et, à défaut de fils, la léguer par testament à un étranger en même temps que riiéritage avec lequel elle faisait corps ^.

A Rome aussi, la fille était la propriété de son père et, jusqu'à Anlonin, celui-ci eut le droit de la remarier, quand le mari était absent depuis trois ans ^ Le mariage par achat avait sûrement été la forme primitive du contrat conjugal. En effet, la confarreatio, union solennelle, religieuse, en présence de dix témoins, était un mariage patricien. Vusiis ou la consécration d'une union libre, après une année de cohabitation, ressemble fort au mariage polynésien. Mais la forme conjugahî la plus commune, celle qui succéda à Vusns et précéda sûrement la conlarreatio, était le mariage par achat, la coemplto.

Li coemption finit avec le temps par d(»venir purement symbolique; on remettait la femme au mari, qui, pour la forme, lui donnait quelques pièces d'argent; mais la cérémonie n'en est pas moins éloquente et elle prouve clairement que, dans le principe, la femme avait été, a Rome comme ailleurs, assimilée par les parents à une chose, à une propriété vénale. — Quand, h Alhènos (4 à Rome, on voulut donner à la femme mariée une situation moins abaissée, on se borna simplement à opposer l'argent A l'argent, on imagina

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