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être pourtant universelle : car chacun de ces petits peuples a évolué, comme il a pu, et plus ou moins rapidement. 11 est^ parmi eux, des polyandres et même des monogames ; assez souvent la polyandrie coexiste avec la polygamie, Tune paraissant tout aussi morale que l'autre.
Chez ces aborigènes, le mariage, ou ce qu'il nous platt d'appeler ainsi, se conclut d'ordinaire par achat, et le prix de la femme oscille naturellement suivant la loi de l'oiTre et de la demande. 11 est le plus souvent représente par des volailles, des porcs, des bœufs, des vaches, donnés aux parents. De cette manière de se procurer des femmes il résulte que, là aussi, la polygamie est le luxe des riches ou des chefs. Chez les Mishmis, ces privilégiés en possèdent parfois une soixantaine. Par une exception assez rare, les maris Mishmis se soucient médiocrement de la fidélité de leurs femmes ; ils les considèrent comme des esclaves, des servantes et, pourvu qu'ils continuent à bénélicier de leur travail, ils ferment volontiers les yeux sur leurs liaisons ^ Parmi ces tribus polygames, qu'il serait trop long d'énu* mérer, on compte les Miris, les Dophlas, les Juangs, les Khamtis, les Singphos, etc.
Notons encore, dans certaines tribus, par exemple, chez les Khamtis, la prééminence monogamique de la première femme '. C'est là une de ces analogies sociologiques dont j'ai parlé tout à l'heure, et il importe de la relever.
I^ polygamie règne encore chez les montagnards du Bhoutan, concurremment avec la polyandrie. Elle y est souvent incestueuse : on épouse volontiers deux sœurs, l'une mûre, l'autre plus jeune. Au reste, la loi du pays ne