‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 154 sur 406 · DaUon, Descriptive Ethnology of Bengal, p · texte numérisé non relu

DaUon, Descriptive Ethnology of Bengal, p

reconnaît et ne punit d'autre inceste que celui commis entre un fils et une mère*.

PJus au nord, chez les Ostiaks, on ne répugne pas non plus à épouser plusieurs sœurs ' et en général la polygamie est fort répandue chez les Mongols nomades. Un Yakoute, par exemple, astreint à de fréquents voyages, a soin d'avoir une femme dans tous les endroits où il séjourne '.

Le régime polygamique est aussi fort en honneur dans les archipels mongoloïdes de l'Asie, aux îles Palaos, aux îles Carolines, etc. Chez les Battas de Sumatra, il commence évidemment à répugner aux femmes, puisque le mari polygame est obligé d'assigner à chacune de ses épouses un foyer spécial, des ustensiles de cuisine qui lui soient propres et avec lesquels elle prépare ses aliments, à part ou en même temps que ceux de son mari, quand elle est de service*, requise par le maître.

Dans ce chapitre, je ne veux parler que de la polygamie primitive, de celle des sauvages ou des barbares les plus grossiers; mais il y a des barbares de toute race et de toute couleur, et les racines de toutes les civilisations supérieures plongent nécessairement dans la primitive sauvagerie. Or, nous venons de le voir, le régime polygamique est, par toute la terre, en vigueur chez les peuples peu cultivés; on en peut donc induire que les nations les plus civilisées ont dû débuter par la polygamie et, en effet, il en a été ainsi partout et toujours. Dans les diverses sociétés civilisées, vivantes ou mortes, le mariage a commencé par être polygamique. C'est une loi qui souflVe peu d'exceptions.

Dans l'ancien Pérou, les Incas durent décréter la mono-

1. Voy. au Blioulaii par un auteur hindou, iu Revue Drilanniquey I8!î7.

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