Ibid.y XI, V
:î. Ihid., VII, v.eiî», :2:il .1 ^'1\.
l. Wukc, Evolution of Movahhj, \. H, y. 211.
lolygamie des princes et des riches brahmanes fut même le iremier obstacle, contre lequel se heurta, au xvii- siècle, la prédication des jésuites dans ^Inde^
Aujourd'hui il en est encore de même pour les grands îl la coutume tolère une seconde femme, même au commun des maris, en cas de stérilité de la première». J'aurai à reparler de ces mœurs en traitant du concubinat.
Si maintenant nous résumons le sens général des faits nombreux que je viens de passer en revue, nous voyons que, dans le genre humain presque tout entier, c'est la polygamie qui a succédé à l'anarchie sexuelle et conjugale des premiers âges. Gomme toutes les institutions, la polygamie primitive s'est graduellement régularisée, mais toujours en maintenant la femme dans une situation fort humiliée. — Un fait d'une haute importance et qui peu à peu a fini par ruiner le régime de la pluralité des femmes, même alors que les mœurs, les lois, la religion l'autorisaient, c'est que la polygamie devint un luxe à la portée des seuls dirigeants, aussitôt qu'un état social tolérable restreignit la trop rapide consommation des existences masculines. En »ffel, à partir de ce moment, l'équilibre sexuel des naissances contraignit forcément le grand nombre à la monogamie praique et, dès lors, comme le remarque justement H. Spencer, il dut se former une opinion publique favorable à la monogamie. Souvent alors la polygamie constitua un privilège légal; elle se limita expressément aux rois, aux grands, aux prêtres.
En outre, on établit une hiérarchie entre les épouses multiples et l'une d'elles prima ses compagnes.
Finalement on décréta la monogamie légale, mais cette
1. LeUrea édif,, l. VI, p. 46; t. XV, p. 280; t. XII, p. 4iG. ±. Wako, \oc. cit., t. II, p. ^30.
lyO L'ÉVOLUTION DU MARIAGE ET DE LA FAMILLE
monogamie ne fui qu'apparente. Dans la pratique, on eu adoucit la gêne par des tempéraments, notamment par la prostitution, qui fut au moins tolérée, et par le concubinage qui reçut même la consécration des lois.