Id., Ibid., p
)aples. Dans leurs circonscriptions respectives, les cliefs de istrict, quelque chose comme nos préfets, remplissaient la (lème l'onction pour les personnes de leur rang ou d'un rang nférieur. On nous dit bien que le consentement des parents îtait nécessaire, mais il n'était pas question de celui des paries intéressées *. En outre, il était sévèrement interdit de se narier en dehors du groupe administratif dont on faisait partie. Les mariages devaient donc se contracter souvent ntre parents plus ou moins proches. On était d'ailleurs peu îvère pour l'inceste, puisque Tlnca devait légalement pouser une de ses sœurs, avec cette réserve cependant u'elle ne fût pas une sœur utérine', et ta même faculté nit par être laissée aux grands de l'empire.
En sanctionnant le mariage administratif du pays, le fonconnaire public, le curaca, faisait prêter aux époux le servent de fidélité conjugale, qui, selon P. Pizarre, était -néralemeht tenu ; peut-être parce que, comme nous le -rrons plus tard, la loi péruvienne n'était pas tendre pour s adultères.
Il ne semble pas qu'il y eût, au Pérou, la moindre cérémonie nuptiale. Au contraire, au Mexique, le mariage se Hébrait avec beaucoup d'appareil et il était religieux. La a^ncée était conduite en grande pompe à la maison du iiancé, i*i venait à sa rencontre avec sa famille. Les deux cortèges ► parfumaient mutuellement avec des cassolettes où brûlent de l'encens. Ensuite les futurs époux allaient s'asseoir ir une même natte et lin prêtre les y mariait en nouant un t>ut de la robe de la liancée au manteau du iiancé. Auparafcnt, on. avait eu la prévoyance de consulter des devins et es augures. Suivaient des fêtes nuptiales, auxquelles les
1. W. Prcscotl, ilist. de la Conq. du PéroUy t. I*"', p. 121. — Garciiaso de la ^ga, Com. de lot IncaSy p. 25, !218, 113.