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I. — LA MONOGAMIE DES RACES DITES SUPÉRIEURES

Après un long voyage d'exploration à travers les formes iférieiires de l'union sexuelle dans l'humanité, nous avons, ans le précédent chapitre, commencé l'étude de la mono-

23i DÉVOLUTION DU MARIAGE ET DE LA FAMILLE.

{jamie, que toutes les races supérieures ont plus ou moins adoptée dans leur législation.

Que la monogamie idéale soit théoriquement plus noble que les autres formes matrimoniales, cela est incontestable. Rien de plus digne que l'union d<» deux êtres intelligent^ et délicats, associant librement, après mûre réflexion, leurs existences « pour la bonne et pour la mauvaise forlune >, comme le dit la formule matrimoniale usitée en Angleterre. Mais la réalité est le plus souvent fort différente de cet idéal poétique. Même chez les peuples les plus civilisés, cette union spontanée, désintéressée, dévouée, basée sur des sympathies morales et intellectuelles, est fort rare; elle n'existe pas au sein des civilisations encore en partie barbares, dont la monogamie s'accommode très bien de la sujétion des femmes, fiit-elle extrême. Nous Talions voir, en étudiant ce type matrimonial, chez les Hébreux d'abord, chez les races aryennes ensuite, c'est-à-dire chez les types humains réputés supérieurs par excellence.

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