‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 224 sur 406 · Bonwick, Daily Life, aie, p · texte numérisé non relu

Bonwick, Daily Life, aie, p

laines tribus australiennes, organisées en classes, les femmes étaient réputées communes à tous les individus de la même classe, mais toute relation intime avec un homme d'un autre groupe était un adultère des plus graves pour les deux coupables, un adultère social*.

Dans la plupart des tribus néo-calédoniennes, la punition de l'adultère est laissée aux soins du mari lésé, qui tue le larron, s'il le peut, souvent se contente de donner à la femme une forte correction et parfois lui inflige une sorte de scalp. A Kanala pourtant, l'adultère est déjà devenu un crime social. L'homme qui le commet, l'amant, est conduit devant le chef, jugé par le conseil des vieillards, que (x dernier préside et exécuté sur-le-champ*. Mais, de manière ou d'autre, qu'il encoure la vindicte sociale ou celle de l'ollensé, du volé plutôt, et de ses parents, le Néo-Galédonien, qui commet un adultère, joue sa vie. Parfois cependant il en est quitte pour une amende; on compose déjà à la mode germanique. Souvent aussi, en cas d'adultère, commis par un homme marié, les Néo-Calédoniens pratiquent un singulier talion; les hommes adultes du village violent tout simplement la femme du délinquant^. Les femmes des chefs étant naturellement bien plus sacrées que les autres, la plus légère atteinte aux droits de leurs propriétaires risque d'être cruellement punie. M. Moncelon a vu condamner à mort un homme coupable seulement d'avoir regardé la femme du chef, pendant qu'elle se baissait pour ramasser des coquillages* : crime de lèse-majesté. — Cette férocité dans la répression de l'adultère n'est nullement spéciale à la Mé lanésie. Avec quelques variantes, on la retrouve à peu près

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