‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 226 sur 406 · III. — DE l'adultère dans l'afrique noire · texte numérisé non relu

III. — DE l'adultère dans l'afrique noire

Précédemment nous avons vu que, chez les populations noires de l'Afrique, le mariage est un simple marché et que de plus les négresses sont très médiocrement chastes. Or l'achat des femmes et leur lasciveté sont des facteurs éminemment propres à produire l'adultère; aussi est-il fort commun en Afrique, tout en y étant néanmoins très sévèrement puni, uniquement bien entendu à titre de très grave attentat à la propriété. Chez les llottentots, l'époux, qui naturellement a sur sa ou ses femmes droit de vie et de mort*, quisles peut tuer pour une simple offense, jouit à plus forte raison de morne droit, quand elles se permettent une infidélité non autorisée ; car il peut, si bon lui semble, les prêter ou les louer aux étrangers*.

Dans les tribus où la polygamie incline déjà à la monogamie, 011 il existe une femme-chef, dominant et gouvernant les autres, la gravité du délit ou du crime d'adultère est en rapport avec la situation occupée par la femme. Ainsi, nous dit du Chaillu, au Gabon, où les femmes sont extrêmement dissolues, on distingue entre leurs infidélités. C'est surtout celle de la femme principale, qui est un crime énorme. L'homme, qui s'en est rendu complice, est à tout le moins vendu comme esclave; mais l'adultère commis avec des femmes moins qualifiées peut se racheter par une forte

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